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Ferdinand Brunot

URI: https://gams.uni-graz.at/o:hsa.persons#P.1218
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Zitiervorschlag: Swiggers, Pierre (2014): Ferdinand Brunot. In Bernhard Hurch (Hrsg.): Hugo Schuchardt Archiv. Online unter https://gams.uni-graz.at/o:hsa.person.1218, abgerufen am 28. 11. 2022. Handle: hdl.handle.net/11471/518.10.2.1218.


Einleitung

Die Korrespondenz zwischen Ferdinand Brunot und Hugo Schuchardt wurde von Pierre Swiggers bearbeitet, kommentiert und eingeleitet.

Bedeutung

La linguistique romane du début de ce siècle a été dominé par quelques grandes figures et quelques réalisations fondamentales: en grammaire comparée, il y a Wilhelm Meyer-Lübke (1861-1936), en géographie linguistique il y a l’œuvre de Jules Gilliéron (1854-1926), de Louis Gauchat (1866-1942), de Karl Jaberg (1877-1958) et de Jakob Jud (1882-1952), en stylistique celle de Leo Spitzer (1887-1960), par exemple. Dans le domaine du gallo-roman, ou plus particulièrement du français, les œuvres de Walther von Wartburg (1888-1971), élaborant son Französisches Etymologisches Wörterbuch à partir des années 1910, et de Ferdinand Brunot (1860-1938), combinant grammaire historique, réflexion grammaticale et histoire de la langue (cf. Brunot 1887, 1905-1943, 1922), sont les travaux les plus marquants. Pour la plupart de ces auteurs, un des maîtres à penser était Hugo Schuchardt (1842-1927)1, linguiste universel, romaniste et philologue accompli. Il n’est donc guère étonnant que c’est autour du maître de Graz que s’est tissé un noyau de correspondants, avec qui il échangeait des publications, discutait les problèmes théoriques, et à qui il s’adressait parfois pour obtenir des informations, linguistiques, historiques ou autres. Ces correspondances jettent souvent une lumière intéressante sur l’histoire de la linguistique romane du début de ce siècle2.

Il faut aussi, de l’autre côté, s’étonner de — et s’interroger sur — certaines “zones d’ombre” dans cette correspondance, comme par exemple l’absence totale de Ferdinand de Saussure (1857-1913) et de Kristian Sandfeld (1873-1942), ou — parmi les romanistes — d’Auguste Scheler (1819-1890), de Jean Haust (1868-1946), Joseph Anglade (1868-1930), Oscar Bloch (1877-1937), ou Alfred Jeanroy (1869-1953). L’absence de certains d’entre eux dans la correspondance envoyée à Schuchardt et conservée au Schuchardt-Nachlaß à l’Université de Graz s’explique sans doute par leur isolement scientifique, par leur participation réduite à la linguistique romane ou générale, et peut-être aussi par des considérations personnelles, dépendant de l’époque, à l’égard de savants d’expression allemande.

À cet égard il est également curieux de constater qu’il n’y a aucune lettre conservée de Ferdinand Brunot3. Que cette absence ne doive pas s’expliquer par des sentiments personnels d’antagonisme ou par simple ignorance, est prouvé par une carte postale envoyée à Schuchardt par Ferdinand Brunot. La carte4, représentant la place Maubert vers 1780 (avec à droite, un chanteur populaire de cantiques) a été envoyée de Paris, et a été signée par Ferdinand Brunot, Madame Brunot, Kristoffer Nyrop (1858-1931), Léopold (- Maurice - Pierre) Sudre, et une cinquième personne, dont je n’ai pu déchiffrer la signature. La carte a été écrite par Brunot lui-même, qui a inscrit au-dessus des signatures, la dédicace: “Salut respectueux d’un dîner de philologues”. Le cachet postal étant (devenu) illisible, il est impossible de dater la missive; la mention de “Autriche[-]Hongrie” nous oblige à dater la carte d’avant 1918, et il est possible qu’elle date des années 1909-1911, période où Nyrop a visité, chaque année pendant l’été, la France et a séjourné à Paris.

Il m’a été impossible de déterminer si le “dîner” dont il est question a eu lieu en rapport avec des activités scientifiques. Quant aux signataires de la carte, il n’y a que Kristoffer Nyrop (1858-1931) qui ait eu une correspondance, d’ailleurs très étendue, avec Schuchardt: au Schuchardt-Nachlaß sont conservées quelque 130 lettres de Kristoffer Nyrop à Schuchardt5, plus de 280 lettres de Madame Margaretha Nyrop6, trois lettres de chacune de leurs deux filles, Gerda et Hanka7, et une lettre de leur fils Louis8.

Cette carte postale est donc un témoignage précieux sur les rapports entre Ferdinand Brunot et Hugo Schuchardt, deux savants qui ont laissé leur empreinte sur la linguistique française et romane, et qui ont dû s’estimer mutuellement.

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Herkunft der Digitalisate

Für die von Hugo Schuchardt an Ferdinand Brunot verschickten Briefe gilt:

Universitätsbibliothek Graz Abteilung für Sondersammlungen

Die von Ferdinand Brunot an Hugo Schuchardt verschickten Briefe befinden sich in:

Universitätsbibliothek Graz Abteilung für Sondersammlungen