Georges Lacombe an Hugo Schuchardt (453-06087)
von Georges Lacombe
an Hugo Schuchardt
12. 02. 1923
Französisch
Schlagwörter: Charencey, Hyacinthe de Saroïhandy, Jean-Joseph Azkue y Aberasturi, Resurrección María de Larramendi, Manuel de Urtel, Hermann Graz Schuchardt, Hugo (1923)
Zitiervorschlag: Georges Lacombe an Hugo Schuchardt (453-06087). Paris, 12. 02. 1923. Hrsg. von Katrin Purgay (2017). In: Bernhard Hurch (Hrsg.): Hugo Schuchardt Archiv. Online unter https://gams.uni-graz.at/o:hsa.letter.6145, abgerufen am 19. 04. 2026. Handle: hdl.handle.net/11471/518.10.1.6145.
Paris, le 12 février 1923
Mon cher Maître,
En effet, Charencey a parlé pour la première fois de luki en 1869: je viens de lire le passage que vous me signalez au tome I des Actes de la Société philologique.
Je crois que Saroïhandy s’est avisé de huetza = agotza lors des conversations que nous avons eu, à ce sujet, lors du congrès de Guernica, à la suite de la communication que vous m’aviez faite. Il me |2| paraît tout-à-fait évident que votre interprétation est la bonne, et que par conséquent hiretza «fougère» n’a rien à voir ici, d’autant que Azkue donne autz(a) comme roncalais et que je lis dans le supplément d’Araquistain au dictionnaire de Larramendi, supplément qui date de 1746 et qui a été publié par Fita dans la Revista de Ciencias históricas, que je lis ce qui suit (T. II p. 425): «Paja la más menuda que por |3| la mayor parte se compone de las camisitas de la espija, aoza, g. y de aqui aozteguia, por el pajar, g.» (g = guipuzc.)
Permettez-moi encore, mon cher Maître, de vous reparler des Primitiae. Lors de mon inoubliable séjour à Graz en 1913, vous m’avez montré les 70 premières pages de ce travail, en ajoutant qu’elles constituaient environ les 2/3 du mémoire complet. Urtel, à Guernica, m’a dit avoir vu aussi ces pages. C’est ce qui me fait espérer que malgré tout vous viendrez |4| à bout de cette tâche. Certes, après l’immense labeur que vous fournissez depuis plus de 60 ans, c’est être bien exigeant que de vous demander encore quelque chose, car plus que quiconque vous avez droit au repos ; mais les grammaires basques sont si pauvres au point de vue scientifique, si peu méthodiques et souvent même si puériles, que votre ouvrage, même incomplet, rendrait, j’en suis certain, d’immenses services.
Veuillez excuser, cher et vénéré maître, mon insistance et veuillez me croire votre respectueusement dévoué
G. Lacombe
