Georges Lacombe an Hugo Schuchardt (339-06039)

von Georges Lacombe

an Hugo Schuchardt

Paris

27. 02. 1914

language Französisch

Schlagwörter: Scientia Bibliothèque Nationale de France Azkue y Aberasturi, Resurrección María de Saroïhandy, Jean-Joseph Urquijo Ybarra, Julio de Winkler, Heinrich Eys, Willem Jan van Uhlenbeck, Christian Cornelius Meillet, Antoine Leiden Azkue Aberastur, Resurrección María de (1905–1906)

Zitiervorschlag: Georges Lacombe an Hugo Schuchardt (339-06039). Paris, 27. 02. 1914. Hrsg. von Katrin Purgay (2017). In: Bernhard Hurch (Hrsg.): Hugo Schuchardt Archiv. Online unter https://gams.uni-graz.at/o:hsa.letter.6017, abgerufen am 03. 02. 2023. Handle: hdl.handle.net/ 11471/518.10.1.6017.


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Paris, 27 février 1914

Mon cher Maître,

Excusez-moi de ne pas avoir répondu plus tôt à votre si aimable et si intéressante lettre, mais je suis maintenant tout à fait absorbé par la préparation matérielle de mes thèses et par le retournement (si j’ose m’exprimer ainsi) du dictionnaire d’Azkue. – Puisque vous voulez bien me demander quelques détails supplémentaires sur mes futures thèses, voici leur titre:

Thèse complémentaire. – Apecendaco dotrina christiana uscaraz, texte haut-nav. mérid. publié d’après l’Unicum de 1735 et accompagné d’une introduction, d’un commentaire philologique et d’un lexique

|2| Thèse principale. – Le parler basque des Aldudes, étude comparative (Etude compar. est destiné uniquement à leur faire digérer le mot basque du titre)

Pour la petite thèse, si je puis trouver le texte espagnol je le donnerai.

Voici le passage de Saroïhandy auquel je faisais allusion (Annuaire 1901 de l’Ecole pque des Hautes Etudes) (page 118): «.... Il semble bien que le mot espagnol chaza, terme de jeu de paume, doive se rattacher à chacer*) (iacere). C’est, en effet, le lieu où la balle se trouve (jacet) après avoir été lancée. On a parfois considéré ce mot comme un emprunt au français. Je le croirais plutôt originaire non précisement de la |3| région que nous étudions**), mais de la Navarre, dont la langue a été longtemps la même que celle de l’Aragon et où le jeu de paume a toujours été très en honneur. »

Je ne sais dans quel noUrquijo compte faire passer l’article de M. Winkler, mais il est assez probable que ce sera dans le 2.

Il m’a été malheureusement impossible de visiter Leyde en détail, n’y étant resté que quelques heures. Mais la prochaine fois je compte bien voir tout ce qu’il y a d’intéressant dans cette ville, et notamment la bibliothèque. A ce propos, vous ai-je dit que M. Van Eys lui lègue tous ses livres basques? Ce sera pour elle une |4| fort belle acquisition. – J’ai trouvé M. Uhlenbeck de fort bonne humeur, mais il m’a déclaré que les médecins lui avaient encore interdit tout travail prolongé. Il m’a déclaré aussi avoir gardé fort bon souvenir de votre séjour à Leyde: d’ailleurs vous étiez présent à notre entretien (votre photographie et vos principales œvres basquologiques se trouvaient en effet à portée de nos mains). M. Uhl. compte toujours étudier sur place un parler biscayen. Agian bai!

Pas de nouvelles de l’article de M. Meillet. Tout ce que je sais, c’est qu’il a été envoyé il y a quelque temps déjà à Scientia.

Il y aura, naturellement, un tirage à part.

Osagarri hun, lan hun eta gora heskuara!

Votre très respectueusement dévoué

G. Lacombe

|1|Dans la collection d’Abbadie, à la Bibliothèque nationale, j’ai trouvé environ 120 lettres de Bonaparte: mais je crois qu’il ne faudra en publier que quelques extraits

|2|*) S. dit plus haut que cette forme est employée à Benasque.

|3|**) les dialectes des montagnes de l’Aragon

Faksimiles: Universitätsbibliothek Graz Abteilung für Sondersammlungen, Creative commons CC BY-NC https://creativecommons.org/licenses/by-nc/4.0/ (Sig. 06039)