Georges Lacombe an Hugo Schuchardt (226-05977)

von Georges Lacombe

an Hugo Schuchardt

Paris

23. 03. 1912

language Französisch

Schlagwörter: Tobler, Adolf Gerland, Georg Larrieu, Jean-Félix Gröber, Gustav (Hrsg.) (1897) Schuchardt, Hugo (1911) Schuchardt, Hugo (1912) Schuchardt, Hugo (1912)

Zitiervorschlag: Georges Lacombe an Hugo Schuchardt (226-05977). Paris, 23. 03. 1912. Hrsg. von Katrin Purgay (2017). In: Bernhard Hurch (Hrsg.): Hugo Schuchardt Archiv. Online unter https://gams.uni-graz.at/o:hsa.letter.5392, abgerufen am 03. 02. 2023. Handle: hdl.handle.net/ 11471/518.10.1.5392.


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Paris, le 23 mars 1912

onsieur et cher Maître,

Je viens de recevoir votre aimable carte et vous en remercie vivement. J’ai tout lieu de croire que mon post-scriptum va s’allonger encore, car j’ai eu l’idée d’écrire à M. Primoréna, instituteur à Aïcirits et originaire d’Ostabat, donc dialectalement tout-à-fait mixain (il fait sa classe en mixain!!) pour lui demander une longue liste d’impératifs. Je comparerai ensuite avec ce que donnent Etchepare et Broussain; peut-être y aura-t-il à tirer de là quelque enseignement. Mais je compte bien ne pas m’emballer et hypotheses non fingo:1 plus tard, nous verrons.

Justement, l’ami Etchepare m’écrit ce matin. Il croit que ebak et jalgik sont des lapsus linguae, mais |2| je n’en suis peut-être pas tout-à-fait aussi convaincu que lui. Il n’a pas bien vu (c’est sans doute ma faute) ce que je lui demandais au sujet de erra intçac, car il me parle de erranzak: «J’ai entendu quelques rares fois l’erranzak de Liçarrague, mais presque partout il a cédé le pas à errak, qui est plus facile à prononcer et sonne plus agréablement. L’emainzquiçue du même auteur s’est mué, sans doute pour les mêmes raisons, en emazkitzue

J’ai fait venir par Geuthner le Grundriss2 de Gröber2: je suis enchanté de la lecture que j’ai commencée de l’article de Tobler, qui, sans vous, m’aurait échappé, enfoui qu’il est dansl̃cet énorme volume, dont je ne possédais en 1re édition que l’article de Gerland. J’ai pu constater |3| (avec plaisir) que dans la 2 e ce dernier auteur avait fait des retouches importantes: votre compte-rendu de 1888 n’y est sans doute pas étranger.

Si cela ne vous gêne pas et quand vous aurez un moment (rien ne presse) je vous serais reconnaissant de vouloir bien m’adresser le tirage à part du Leiz. I3 et aussi, s’il vous en reste, celui des Brief. des Pr. Bon. an Hug. Schuchardt4, car je compte, après que Erraintçac et tšingurri auront paru, faire relier en bloc tous les Separatab. que j’ai de vous: cela sera ainsi plus présentable et me dispensera de dépareiller des nos de la Revue. Mais encore une fois il n’y a pas du tout urgence.

Je dîne ce soir avec Larrieu: j’en profiterai pour pousser à ce Souletin quelques «colles» comme on dit à St Cyr, sur les impératifs transitifs |4| que l’on peut entendre dans la bouche des Souletins, que nous appelons, par dérision imméritée, des Kükül̃ero(s), synonyme de «faux, roublard, vantard etc. etc.»

Votre très respectueusement dévoué

G. Lacombe


1 Lat. "Ich stelle keine Hypothesen auf"; auf Newton zurückgehendes geflügeltes Sprichwort.

2 Gustav Gröber: Grundriss der romanischen Philologie II.

3 Leizarragana 1911.

4 Briefe des L.-L. Bonaparte an H. Schuchardt, 1909.

Faksimiles: Universitätsbibliothek Graz Abteilung für Sondersammlungen, Creative commons CC BY-NC https://creativecommons.org/licenses/by-nc/4.0/ (Sig. 05977)