Henri Gaidoz an Hugo Schuchardt (110-03291)

von Henri Gaidoz

an Hugo Schuchardt

Paris

30. 03. 1899

language Französisch

Schlagwörter: Politik- und Zeitgeschichte Photographieversand Wolf, Michaela (1993) Schuchardt, Hugo (1876) Schuchardt, Hugo (1878)

Zitiervorschlag: Henri Gaidoz an Hugo Schuchardt (110-03291). Paris, 30. 03. 1899. Hrsg. von Magdalena Rattey (2017). In: Bernhard Hurch (Hrsg.): Hugo Schuchardt Archiv. Online unter https://gams.uni-graz.at/o:hsa.letter.5270, abgerufen am 14. 04. 2024. Handle: hdl.handle.net/11471/518.10.1.5270.


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Paris 30 Mars 99.

Cher Monsieur,

Ma première parole doit être pour présenter mes hommages respectueux à Madame votre Mère1 qui m’a si aimablement accueilli à Gotha.

Si je vous ai adressé le Siècle2 (républicain) et le Soleil3 (monarchiste) – qui a du vous atteindre depuis, c’est parce que vous paraissez vous imaginer que tous les Français sont aux genoux du Tsar Blanc. – L’article4 du Soleil est d’autant plus remarquable que ce journal publie régulièrement des lettres de Russie, d’un Russe et d’un russe tsariste enragé.

Pour vous faire une anthologie, je vais voir si on trouve encore au bureau de l’Univers, un no d’il y a 2 mois contenant une bien touchante lettre de Pologne.5 – L’Univers est peut-être le seul journal français qui publie encore des lettres de Pologne, probablement par suite de vieilles relations religieuses et personnelles. L’Univers est le journal catholique par excellence,  par conséquent de peu d’influence chez nous!

Quand je me ferai ma leçon sur la Pologne Russe, dans 6 semaines ou 2 mois, je la terminerai par la lecture de la 1ere colonne de cette lettre. - Actuellement je suis dans |2| la Pologne Prussienne. Naturellement, je ne dis pas de bien des Allemands, et je n’en dirai pas davantage quand je passerai au Slesvig.

Vous me parlez dans votre carte du n° 12 de la Pensée Slave.6 Mais n’avez-vous pas reçu le n° 11 qui me concernait?7 Je n’aurais peut-être pas du répondre, car les polémiques sont un engrenage où l’on peut passer tout entier, et j’ai de plus en plus besoin de repos. Mais je me suis laissé aller à répondre par une longue lettre: j’en ai reçu l’épreuve hier soir, et je l’ai renvoyée aussitôt. Mais j’en resterai probablement là. Je suis trop souffrant – avec de la migraine oculaire en plus, maintenant – pour m’occuper beaucoup.

Je crois que vous ferez bien d’envoyer votre brochure à Trieste 1° pour qu’ils connaissent vos idées et votre discussion 2° parce que ce sera courtois après l’envoi des nos de la Pensée Slave 3° parce que je pourrai demander qu’on vous envoie aussi le n° qui contiendra ma lettre. – Il me semble difficile que ce soit le n° du 1 er Avril, surtout si, comme il est certain, on répond à ma lettre: mais alors certainement le n° du 8 Avril.8|3|

Dans ma lettre à la Pensée Slave, je traite surtout la question générale et philosophique:9 il me semble que sur cette question nous sommes à peu près d’accord, ce qui allégera notre correspondance.

Je vous répondrai une autre fois pour Gobineau. Pardonnez-moi d’en rester ici pour aujourd’hui. Je suis très fatigué et vais me promener.

Bien à vous

HGaidoz

Une idée me vient à l’esprit: c’est que je n’ai pas votre portrait. Nous avons, certes, bien changé depuis que nous nous sommes vus à Paris il y a une vingtaines d’années 10 – et moi j’ai bien blanchi depuis que j’ai été à Gotha.


1 Schuchardt besuchte seine Mutter im März und April 1899 in Gotha (vgl. Wolf 1993: 632). Am 15. Juni 1899 starb Malvine Schuchardt.

2 Le Siècle (Journal politique, littéraire et d'économie sociale), französische Tageszeitung, die von 1836-1932 erschien. Zuvor noch ein für die konstitutionelle Monarchie plädierendes Medium, war die Ausrichtung des Siècle ab 1848 republikanisch.

3 Le Soleil , französische und monarchistisch gesinnte Tageszeitung, wurde von 1873-1922 herausgegeben.

4 Leider konnte aufgrund des hier nicht angegebenen Erscheinungsdatums des Soleil nicht eruiert werden, um welchen Artikel es sich handelt. Weiters befindet sich im Nachlass Schuchardts kein Artikel des Soleil.

5 In der Tat enthält die Univers -Ausgabe vom 22. Jänner 1899 die Lettres de Pologne (S. 1, Sp. 6; S. 2, Sp.). Der Autor „K.“ schreibt über die traurige Atmosphäre, die, resultierend aus der Abhängigkeit Polens von Russland, bei der Errichtung der Statue des polnischen Nationaldichters Adam Mickiewicz in Warschau (24. Dez. 1898) zu spüren war (vgl. in Gallica). Der Univers war eine katholisch ausgerichtete französische Tageszeitung (1833-1860; 1867-1919).

6 Siehe vorhergehender Brief vom 28. März 1899 ( 109-SG29), Schuchardt an Gaidoz.

7 Im Brief vom 22. März 1899 (107-03290) schreibt Gaidoz, dass er die Redaktion der Pensée Slave bitten werde, Schuchardt ein Exemplar der Nummer vom 18. März (Nr. 11) zukommen zu lassen.

8 Die Lettre au directeur de „La Pensée Slave“ mit dem Titel " Quelques mots sur la question des langues nationales " wurde in der Pensée Slave vom 1. April 1899 veröffentlicht, wobei unten angemerkt ist: „Nous publions cette lettre, bien entendu avec les réserves dues, laissant à M. Dinko Politeo pleine liberté d'y répondre (...).“

9 Diese lettre wurde unter dem Titel "Langues d’État et langues nationales" in den Annales des Sciences Politiques 1899 (S. 478-486, [ Gaidoz 1899b]) nochmals abgedruckt, jedoch in bearbeiteter Form. Gaidoz führt im Brief vom 3. April 1899 (112-03292) lexikalische Fehler an, deren Korrektur durch ihn nicht mehr stattfinden konnte, da die Redaktion auf seine „épreuve“ nicht gewartet hatte.

10 Schuchardt hielt sich in den Monaten März und April 1874 in Paris auf (vgl. Wolf 1993: 631). Bei dieser Gelegenheit hat er wahrscheinlich Gaidoz‘ Bekanntschaft gemacht. 1875 (August-Oktober) unternahm Schuchardt eine Reise nach Wales; er musste Gaidoz davor kennengelernt haben, da letzterer ihm im ersten Brief der Korrespondenz (24. Juli 1875, 001-03212) den Ort Bala in Wales empfiehlt und Namen von gelehrten Bekannten nennt, die Schuchardt besuchen könnte. In den Keltischen Briefen (vgl. [Archiv-/Breviernummer: 080; 108]) berichtet Schuchardt über diese Reisen. Da Schuchardt im Juli 1875 ( 002-SG1) schreibt: "als ich in Wales war", ist davon auszugehen, dass er bereits vor August desselben Jahres eine Reise dorthin angetreten hatte.

Faksimiles: Universitätsbibliothek Graz Abteilung für Sondersammlungen, Creative commons CC BY-NC https://creativecommons.org/licenses/by-nc/4.0/ (Sig. 03291)