Henri Gaidoz an Hugo Schuchardt (039-03211)

von Henri Gaidoz

an Hugo Schuchardt

Paris

18. 03. 1884

language Französisch

Schlagwörter: Märchen Mélusine. Recueil de mythologie, littérature populaire, traditions et usages. Gaidoz, Henri/Sébillot, Paul (1884)

Zitiervorschlag: Henri Gaidoz an Hugo Schuchardt (039-03211). Paris, 18. 03. 1884. Hrsg. von Magdalena Rattey (2017). In: Bernhard Hurch (Hrsg.): Hugo Schuchardt Archiv. Online unter https://gams.uni-graz.at/o:hsa.letter.5192, abgerufen am 14. 04. 2024. Handle: hdl.handle.net/11471/518.10.1.5192.


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[1884]1
Mardi

Cher Monsieur

Est-ce clair? me disiez-vous à la fin de votre lettre du 14.2 – Après ma réponse d’hier, j’ai le droit de vous en dire autant. Vivent les gens d’esprit auxquels il est inutile d’écrire de longues phrases! Ah! Compère Bouki3, vous êtes bien malin! Je ne connais que Compère Renard qui soit plus malin que vous.

Nous allons avoir dans quelques |2| jours un nouveau prospectus de Mélusine. Je vous en envoie une épreuve par cette poste (Ne tenez pas compte des fautes d’impression). C’est pour vous montrer que nous admettons des annonces de Personalia comme en dit en Allemagne.

Voulez-vous en faire une pour dire que vous vous occupez depuis plusieurs années de Folk-Lore Créole et que vous serez reconnaissant aux personnes qui vous enverront des contes chansons, devinettes etc, dans les divers dialectes créoles?4 On ne vous |3| fera pas payer cette annonce, pour vous montrer qu’on veut vous être agréable et parce qu’on espère que vous enverrez quelquefois des notes á Mélusine, par exemple des réponses de votre spécialité à ses enquêtes.

Si vous vous décidez et si vous voulez que votre annonce paraisse dans le premier n°, envoyez-la par le retour du courrier. Ce 1er n° sera tiré à 1,500 exempl. dont 500 distribués gratuitement dans les deux mondes. Les nos suivants seront sans doute tirés à moins grand nombre. |4|

J'espère que maintenant vous ne vous plaindrez pas de moi.

Bien cordialement à vous

HGaidoz

N'est-ce pas que Lafontaine est un charmant écrivain? L'apprécie-t-on chez vous comme il le mérite? Il y a de ses fables qui seraient à encadrer - et à traduire en créole, n'est-ce pas, Compère Bouki?

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Dimanche soir.

Je relis ma lettre. Elle est longue comme un mémoire d’Avocat.6 Peut-être vous perdrez-vous dans les détails. Mais vous voulez être renseigné, et puis je n'ai pas le temps d'en écrire une plus courte. Ma mauvaise écriture vous rendra la chose plus difficile, et il |6| vous faudra peut-être plusieurs lectures et de la réflexion pour bien comprendre les évolutions successives de cette profonde politique. Mais j'espère qu'à la fin tout deviendra clair pour vous et que vous comprendrez l’embarras de ma situation et de mes précédentes lettres. |7|

Votre annonce paraîtra sur la couverture de Mélusine, mais in bono lumine.

Nous avons vu tantôt M. Jarnik7. Il va devenir un de nos Correspondants et Collaborateurs. Melusine réunira, malgré les envieux et pour leur confusion. |8|

Le Dieu, poursuivant sa carrière, versait des torrents de lumière sur ces obscurs blasphémateurs!

a vous

HG


1 Das Datum ist eventuell der 18.3.1884 (ein Dienstag). Beim Versuch einer genaueren Einordnung ergeben sich Unklarheiten: Von Schuchardt ist zu dieser Zeit nichts erhalten, anscheinend fehlt auch etwas von Gaidoz, da er schreibt „après ma réponse d’hier“. In dieser Zeit wurde aber nichts an einem Montag geschrieben.

2 Möglicherweise könnte hier die Antwort Schuchardts (demnach ein Schreiben vom 14. März 1884) auf die Forderung Gaidoz‘, das Missverständnis zwischen Sébillot und Schuchardt klarzustellen, gemeint sein: „Pour la suite, s’il y a lieu, veuillez lui exprimer directement vos intentions et d’une façon qui ne prête pas aux malentendus.“ (Vgl. Brief vom 26.2.1884 (038-03241), im Brief vom 17. Februar 1884 ( 037-03240) stellte Gaidoz diese Forderung ebenfalls schon).

3 Fabelgestalt. Bouki et Ti Malice (Bouqui et Malice) sind zwei Hauptfiguren in den traditionellen und volkstümlichen Fabeln aus Haiti. Alibée Féry hat sie erstmals aufgeschrieben und infolge publiziert.

4 Da Gaidoz in Brief (039-03211) ankündigt: „Votre annonce paraîtra sur la couverture de Mélusine, mais in bono lumine.“, scheint es möglich zu sein, dass Schuchardt auf dieses Angebot eingegangen ist. Oder aber Gaidoz glaubte, ihn durch diesen sicheren „Ton“ überzeugen zu können. Die annonce wurde nicht gefunden.

5 Die folgenden Seiten sind zwar an dieser Stelle eingeordnet, es ist aber äußerst fraglich, ob die folgenden Seiten zu diesem Brief (039-03211) gehören, da zwischen Dienstag und Sonntag ein ziemlich großer Zeitraum liegt. Außerdem würden mit Sicherheit (?) einige Seiten fehlen, da der Brief bisher nicht so lange wie ein „mémoire d’Avocat“ ist. Nachdem Gaidoz hier schreibt, dass Schuchardts „annonce“ sicher in der Mélusine erscheinen werde, ist dieser Brief in jedem Fall nach dem Brief vom 23. März 1884 (040-03243) einzuordnen, in welchem die Erscheinung der „annonce“ noch nicht sicher ist.

6 Es geht hier mit Sicherheit um den im Jahre 1884 ausbrechenden Konflikt zwischen Gaidoz und Sébillot in Bezug auf die Publikationen der Reihe La France merveilleuse et légendaire(vgl. dazu Fußnote zum Brief vom 24. April 1883 (027-03233)). Zusätzlich könnte Gaidoz hier das Missverständnis in Bezug auf die Märchenübersetungen Janviers ansprechen, was allerdings hieße, dass dieser Brief chronologisch später eingeordnet werden müsste. Denn im März 1884 weiß Schuchardt noch nichts von den Übersetzungen, denn er erfährt erst im Brief vom 3. Juni 1884 (03248) davon.

7 Jan Urban Jarník (1848-1923), teschechischer Philologe und Romanist. Schuchardt und Jarnik unterhielten von 1877 bis 1917 eine Korrespondenz, vgl. die Briefe Jarniks an Schuchardt (05065-05093) in Melchior, Luca. 2015. 'Briefe Jan Urban Jarníks an Hugo Schuchardt'. In Bernhard Hurch (Hg.) (2007-). Hugo Schuchardt Archiv.

Faksimiles: Universitätsbibliothek Graz Abteilung für Sondersammlungen, Creative commons CC BY-NC https://creativecommons.org/licenses/by-nc/4.0/ (Sig. 03211)