Bogdan Petriceicu Hasdeu an Hugo Schuchardt (78-04461)

von Bogdan Petriceicu Hasdeu

an Hugo Schuchardt

Unbekannt

27. 09. 1885

language Französisch

Schlagwörter: Académie des inscriptions et belles-lettres Paris, Gaston Ascoli, Graziadio Isaia Tobler, Adolf

Zitiervorschlag: Bogdan Petriceicu Hasdeu an Hugo Schuchardt (78-04461). Unbekannt, 27. 09. 1885. Hrsg. von Bruno Mazzoni (2016). In: Bernhard Hurch (Hrsg.): Hugo Schuchardt Archiv. Online unter https://gams.uni-graz.at/o:hsa.letter.4811, abgerufen am 24. 02. 2024. Handle: hdl.handle.net/11471/518.10.1.4811.

Printedition: Mazzoni, Bruno (1983): Carteggio Hasdeu - Schuchardt. Neapel: Liguori Editore.


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Très-cher ami,

Auriez-Vous jamais cru que mes sentiments envers Vous puissent se changer? Je Vous admire toujours comme science, comme pénétration; je Vous aime toujours, comme caractère, comme tempérament. Si notre correspondance s’est un peu ralentie, il y en avait des causes différentes d’une part et de l’autre.

Depuis quatre ans je suis seul à Bucarest. Ma famille, c’est-à-dire ma femme et ma fille1, habitent Paris à cause de l’éducation de ma fille, qui veut absolument devenir |2|Docteur ès Lettres, et qui le deviendra, j’espère. De cette manière, tous les ans au mois de Juillet je vais à Paris, je prends ma famille, nous voyageons deux mois (en Suisse, en Holland, en Angleterre), puis je la ramène à Paris et je reviens à Bucarest. Trois mois par an je suis un vrai touriste, qui ne travaille rien, mais qui, de retour chez lui, se voit obligé de travailler doublement, pour pouvoir rattraper sur le temps perdu.

Vous savez déjà peut-être que Gaston Paris a présenté mon livre |3| à l’Institut avec les plus grands éloges2. Ascoli et A. Tobler m’ont écrit des choses très flatteuses3. Et puis Vous, mon excellent ami4! Vous voyez donc que, pour le moment, je ne puis pas me plaindre, et par conséquent je travaille avec ardeur.

Je regrette infiniment la grande passivité intellectuelle du pauvre Frăţilă5, autrement garçon très dévoué et très obligeant. C’est une fatalité, probablement une conséquence de l’esclavage politique séculaire, que la Transylvanie ne produit, en thèse générale, que des esprits indolents comme Frăţilă, ou bien de fous furieux comme Maniu6!

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Milles choses aimables à Gustave Meyer et à Kreck7.

Quant à Tomaschek, c’est dommage que je ne le connais pas8.

Je Vous serre cordialement la main

ami tout dévoué

B. P. Hasdeu
Le 27 Sept. 85.


1 V. XLVII, n. 4.

2 Sembra che il Paris avesse presentato il primo fascicolo di EMR all’Académie des Inscriptions et Belles Lettres (cf. CHH, p. 229).

3 Cf. Carteggio di G. I. Ascoli a B. P. Hasdeu, cit., p. 123 (lettera da Milano del 14 settembre 1885); quanto ad Adolf Tobler, nessuna delle due sue lettere conservate presso il Fondo Hasdeu degli Archivi di Stato di Bucarest (vol. XXVIII, pacco cccxcviii, n. 1318, del giugno 1889; n. 1319, senza data) sembra scritta per l’occasione qui menzionata.

4 V. lettera LXXVII.

5 [A.] Frăţilă: v. LXXIII, n. 1.

6 V. Maniu: v. LXXVII e nn. 6, 7.

7 G. Meyer: v. LI, n. 2; G. Krek: v. XVII, n. 4.

8 Wilhelm Tomaschek (Olmütz = Olomouc, Moravia 1841 - Vienna 1901) indoeuropeista e balcanista, pubblicherà alcuni anni piú tardi la sua opera maggiore, Die alten Thraker. Eine ethnologische Untersuchung, I-III, Wien 1893-1894 ( Separata da « WAS »).

Faksimiles: Universitätsbibliothek Graz Abteilung für Sondersammlungen, Creative commons CC BY-NC https://creativecommons.org/licenses/by-nc/4.0/ (Sig. 04461)