Jules Gilliéron an Hugo Schuchardt (9-3764)

von Jules Gilliéron

an Hugo Schuchardt

Twann

29. 08. 1912

language Französisch

Zitiervorschlag: Jules Gilliéron an Hugo Schuchardt (9-3764). Twann, 29. 08. 1912. Hrsg. von Luca Melchior (2016). In: Bernhard Hurch (Hrsg.): Hugo Schuchardt Archiv. Online unter https://gams.uni-graz.at/o:hsa.letter.4703, abgerufen am 13. 07. 2026. Handle: hdl.handle.net/11471/518.10.1.4703.


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29/8 1912

Monsieur

Je vous prie de bien vouloir biffer dans l’aire clavellus les 7 lignes de la note 2, pages 20-21, relatives à aura ainsi que la phrase finale de cette note1

Etourderie impardonnable2

Mes plus respectueuses salutations
J. Gilliéron

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1 Il s'agit du passage : "Voici un exemple du contraire qui montre l'intérêt qui présentera la question à un observateur attentif : le mot aura, dont nous parlons dans la note I, n'a pu produire la fausse régression uvr que dans l'aire septentrionale (e féminin), comme flûte > flûtre; néanmois certains points du canton de Fribourg, lequel appartient en entier à l'aire méridionale (a feminin), ont uvra et ont donc perdu la tradition phonétique indigène de aura (= ura) […]. Dans l'étude annoncée ci-dessus (note I), nous aurons à revenir sur cette forme uvra" ( Gilliéron 1912 : 20-21).

2 Apparemment c'est Karl Jaberg, correspondant et ami de Gilliéron, qui avait critiqué la note relative à aura : "Gilliéron raconte lui-même [dans une lettre à Jaberg datée du 29.8.1912] comment, à la suite d'une nuit entière passée à réfléchir sur une critique que Jaberg avait faite à l'Aire clavellus, complètement bouleversée, n'arrive pas à se remettre d'avoir commis une 'étourderie impardonnable', jusqu'à mettre en cause la santé de son cerveau : '… j'ai été au lit pendant 12 heures sans pouvoir trouver un sommeil reposant. Après votre départ, j'ai examiné le passage sur aura. Il est de toute évidence qu'il y a là une étourderie impardonnable, inexplicable, qui me fait douter de la santé de mon cerveau… Je me demandais ce matin si j'étais devenu fou. Je le serai assurément au lecteur de cette note… Je vous dis en décousu tout ce qui me passe par la tête. J'y ai tellement songé aujourd'hui que j'en ai la tête brisée et que je me demande ce que je dois faire pour n'y plus penser.'" (Frýba -Reber 2001 : 462-463).

Faksimiles: Universitätsbibliothek Graz Abteilung für Sondersammlungen, Creative commons CC BY-NC https://creativecommons.org/licenses/by-nc/4.0/ (Sig. 3764)