Georges Lacombe an Hugo Schuchardt (138-05933)

von Georges Lacombe

an Hugo Schuchardt

Aldudes

05. 08. 1911

language Französisch

Schlagwörter: Bibliothèque Nationale de France Azkue y Aberasturi, Resurrección María de Uhlenbeck, Christian Cornelius Collins, Viktor Paris

Zitiervorschlag: Georges Lacombe an Hugo Schuchardt (138-05933). Aldudes, 05. 08. 1911. Hrsg. von Katrin Purgay (2017). In: Bernhard Hurch (Hrsg.): Hugo Schuchardt Archiv. Online unter https://gams.uni-graz.at/o:hsa.letter.4071, abgerufen am 03. 02. 2023. Handle: hdl.handle.net/ 11471/518.10.1.4071.


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Aldudes, 5 août 1911

Monsieur et cher Maître,

Merci de votre aimable et instructive lettre qui a été, comme les précédentes, accueillie avec une vive reconnaissance.

I. – Je vous ai écrit avant-hier au sujet du Congrès. Ci-joint le programme complet. J’ai préparé une courte note pour la revue.

II. – Il me faut confesser que je n’ai que des idées bien troubles sur l’accent basque. Autant que j’ai pu en juger, les Souletins seuls me semblent trancher nettement sur les autres Basques à ce sujet. Ex:

Jinen ziráde, gachúa, ene ikustéra.

Chez eux la pénultième paraît être la seule syllabe fortement accentuée: il est vrai qu’il y a des accents secondaires.

III. – Si quelques termes de Dechepare vous embarrassent, je |2| vous serais obligé de vouloir bien m’en faire tenir une liste, que j’enverrais à des amis cizains ou mixains: personnellement, je crois le comprendre assez bien en général, mais il y a fort longtemps que je ne l’ai pas lu. - A ce propos, Azkue s’est trompé non seulement en considérant M. Uhlenbeck comme bavarois, mais aussi quand il dit que mon oncle F. de St Jayme et moi sommes d’Orègue. Je n’ai jamais mis le pied dans le village: au lieu de Orabarre, Azk. a voulu sans doute mettre Ostabaret: le berceau de la famille de ma mère est en effet St Just (dans l’Ostabaret). Quand [sic] à moi, je suis né d’un père d’Agen à Orthez, ai ensuite habité Digne, puis Angoulême, Bordeaux et enfin Paris. Mais je ne connais pas Orègue.

IV.- Collins était, quand je l’ai connu en 1905 et 1906, |3| correspondant d’un journal anglais ou américain (je ne me souviens plus au juste). La Pcesse Bonaparte lui a donné toutes les œuvres de son mari et il essaie de les vendre. J’eus la bonne fortune, étant allé le voir pour la première fois avec R. de Azkue, d’obtenir de lui toutes celles qui m’intéressaient au tiers des prix marqués. Depuis je lui écrivis pour essayer d’avoir dans les mêmes conditions une carte des prov. basq. pour un de mes amis, mais il ne répondit pas. Il me proposa de me céder les six évangiles basq. tirés à petit nombre et traduits pour Bonap. à 500 fr. chaque! Je ne pus accepter, d’autant que ces ouvrages se trouvent en double exemplaire à la Bibliothèque nationale, et que même la bibliothèque de Bayonne les possède. Si M. Collins veut vous vendre trop cher le Duv., M. de Urquijo (à qui j’ai touché un mot de la question au Congrès[)], se fera un plaisir de vous prêter |4| son exemplaire.

Merci de vos bons souhaits: l’air de la montagne m’est très favorable: il est supérieur à celui du Bd St Michel!

Votre très respectueusement dévoué

G. Lacombe

P.S. - Connaissez-vous le petit catalogue que Collins a rédigé concernant les éditions Bonaparte? J’en ai 2 exemplaires, mais à Paris. Je ne doute pas qu’il vous l’envoie à première demande.

…. On fait ici un véritable abus des suffixes –tikan et –(r)ikan: etchetikan

Hor zela(r)ikan …. ikhusirikan etc.

Comment diable -n peut-il s’accoler à -ik et -tik sans en changer le moins du monde la signification?

Faksimiles: Universitätsbibliothek Graz Abteilung für Sondersammlungen, Creative commons CC BY-NC https://creativecommons.org/licenses/by-nc/4.0/ (Sig. 05933)