Gaston Paris an Hugo Schuchardt (102-08606)

von Gaston Paris

an Hugo Schuchardt

Paris

07. 02. 1891

language Französisch

Schlagwörter: École Nationale des Langues Orientales (Institut national des langues et civilisations orientales) Delaroche-Vernet (née Heuzey), Marthe Müller, Max Houdas, Octave Behrens, Dietrich/Schwan, Eduard (1888) Bossong, Georg (1987) Bossong, Georg (1997)

Zitiervorschlag: Gaston Paris an Hugo Schuchardt (102-08606). Paris, 07. 02. 1891. Hrsg. von Ursula Bähler, Bernhard Hurch und Nicolas Morel (2023). In: Bernhard Hurch (Hrsg.): Hugo Schuchardt Archiv. Online unter https://gams.uni-graz.at/o:hsa.letter.11836, abgerufen am 18. 10. 2026. Handle: hdl.handle.net/11471/518.10.1.11836.


|1||2|

Paris, samedi 7 février1

Cher ami, je vous dirai d’abord que nous sommes un peu rassurés sur le sort de notre chère malade, bien que toute inquiétude ne soit pas encore dissipée. – Sur malifatius, vous voyez bien que la difficulté est dans la date de la chûte de l’i: malfatio n’a pu donner que malfais (cf. chalfer)2. – Je n’ai pas rendu compte du livre de Schw.3 comme je l’avais annoncé, parce que celui-ci m’a écrit pour me demander de n’en rien faire, une nouvelle édition étant sur le point de paraître (il y a deux ans!); il en est résulté que j’ai à peine lu ce livre, qui m’a paru assez hâtivement fabriqué, quoiqu’avec quelques idées. – M. Houdas4, professeur à l’Ecole des langues orientales, 2, rue de Lille, connaît et enseigne spécialement l’arabe d’Afrique; il sera heureux de se mettre à votre disposition.

Je vous envoie mes meilleures amitiés
GParis


1 La carte postale est arrivée à Graz le 9 février 1891.

2 Sur les premiers débats autour de ces étymologies, voir l. du 2 février 1891 (HS 100-24457).

3 Grammatik des Altfranzösischen (Schwan et Behrens 1888), voir l. du 2 février 1891 (HS 100-24457 .

4 Octave Victor Houdas (1840-1916) est, depuis 1884, professeur titulaire de la chaire d’Arabe vulgaire à l’École des Langues orientales de Paris. Morel-Fatio le recommande également à Schuchardt, dans une lettre du 9 février 1891 ( HSA 14-7481). Ce dernier écrit effectivement à Houdas dans le courant du mois de février. Si cette lettre ne nous est pas connue, la réponse d’Houdas, datée du 25 février 1891 (en cours de publication, UBG 4865), précise la nature de l’intérêt de Schuchardt pour les langues arabes. Elle rappelle les nombreuses traces que celles-ci ont laissées dans les langues romanes, à la faveur du commerce méditerranéen ou de leur présence dans la Péninsule ibérique. (Cf. Bossong 1987; 1997). Houdas y affirme également que l’étude de la langue franque est vaine, car celle-ci «n’a pas d’existence propre».

Faksimiles: Universitätsbibliothek Graz Abteilung für Sondersammlungen, Creative commons CC BY-NC https://creativecommons.org/licenses/by-nc/4.0/ (Sig. 08606)