Hugo Schuchardt an Gaston Paris (74-24457)

von Hugo Schuchardt

an Gaston Paris

Unbekannt

11. 04. 1887

language Französisch

Schlagwörter: Chateau de la Cheylane Société pour l'Etude des Langues Romanes Delaroche-Vernet, Philippe Mistral, Frédéric Chabaneau, Camille Schuchardt, Malvine Paris, Marie Paris Marseille Arles Tarascon Beaucaire Nîmes Montpellier Hyères

Zitiervorschlag: Hugo Schuchardt an Gaston Paris (74-24457). Unbekannt, 11. 04. 1887. Hrsg. von Ursula Bähler, Bernhard Hurch und Nicolas Morel (2023). In: Bernhard Hurch (Hrsg.): Hugo Schuchardt Archiv. Online unter https://gams.uni-graz.at/o:hsa.letter.11781, abgerufen am 13. 07. 2026. Handle: hdl.handle.net/11471/518.10.1.11781.


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Hyères, 11 avril 1887.

Cher ami,

Je viens de la Cheylane où j’ai appris quel accident vous a empêché de venir là1. Veuillez agréer, vous et Madame, mes regrets sincères, et me donner des nouvelles de votre malade. Votre majordomus me dit que, selon une seconde lettre de votre part, l’enfant se trouvait assez bien. Je ne peux vous cacher la peine que je ressents, d’avoir manqué cette occasion de vous revoir |2| et de causer avec vous; franchement, il y a très peu de personnes avec lesquelles je me serais retrouvé avec autant de satisfaction qu’avec vous. Quand je passerai par Paris, ce sera en Août et vous n’y serez pas.

Quoique, dans les circonstances actuelles, cela me répugne, je dois vous parler de mes intérêts aussi. J’avais compté sur vous pour des recommandations et des indications de toute sorte; est-ce que vous n’en pourriez pas au moins m’en envoyer des premières (surtout à Mistral, dont je n’en ai pas encore décou |3| vert le village sur ma carte)? D’ici j’irai à Marseille ou j’aurais bien voulu avoir quelques personnes à qui parler, puis à Arles, Tarascon, Beaucaire (peut-être m’établirai-je dans un de ces lieux pour quelque temps), enfin à Nimes. A Montpellier j’espère trouver dans M. Chabaneau2 un bienveillant collègue. Il est vrai, bien des semaines avant mon départ (et beaucoup plus tôt qu’à vous) j’avais écrit à la Société pour l’étude des langues romanes3 pour des recommandations sans avoir reçu de réponse, ce qui m’a étonné un peu.

Enfin je dois vous prier |4| d’instruire votre gars à la Cheylane qu’il m’envoye (en biffant les mots aux soins de M. Gaston Paris) des lettres arrivées pour moi à Hyères, Hôtel de la Méditerranée. Ma mère, pour sûr, m’y aura écrit; et je suis un peu en peine, parce que depuis mon départ je n’ai pas encore eu de ses nouvelles4.

Je vous remercie de votre hospitalité comme si je l’avais reçue et vous prie de présenter mes respects à Madame.

Bien à vous

H. Schuchardt

Je ne partirai pas d’ici sans avoir reçu une lettre de vous.


1 Voir l. du 27 mars 1887 (GP 70-08655), l. du 1 avril 1887 (GP 71-08657) et l. du 11 avril 1887 (GP 73-08592).

2 Voir l. du 4 mars 1887 (GP 68-08654).

3 La Société des langues romanes a été fondée à Montpellier, en 1869, par Charles de Tourtoulon (1836-1913) et Anatole Boucherie (1831-1883). Elle se consacre à l’étude de l’occitan et édite la Revue des langues romanes depuis 1870.

4 Les lettres de Schuchardt à sa mère Malvine ont été éditées dans leur intégralité au HSA (Hurch 2016). En revanche, les missives de cette dernière à son fils ne nous sont pas connues.

Faksimiles: gallica.bnf.fr/Bibliothèque nationale de France (Sig. BnF, NAF 24457, fol. 30-31)