Hugo Schuchardt an Gaston Paris (27-24456)

von Hugo Schuchardt

an Gaston Paris

Halle

05. 07. 1875

language Deutsch

Schlagwörter: Littré, Émile Auger, Louis Simon Paris, Paulin Alighieri, Dante Caernarvon Sizilien Schuchardt, Hugo (1875) Littré, Emile (1863–1877) Laun, Adolf (1873) Molière, (1825) Paris, Gaston (1875) Schuchardt, Hugo (1875) Schuchardt, Hugo (1875) Schuchardt, Hugo (1874)

Zitiervorschlag: Hugo Schuchardt an Gaston Paris (27-24456). Halle, 05. 07. 1875. Hrsg. von Ursula Bähler, Bernhard Hurch und Nicolas Morel (2023). In: Bernhard Hurch (Hrsg.): Hugo Schuchardt Archiv. Online unter https://gams.uni-graz.at/o:hsa.letter.11734, abgerufen am 04. 03. 2024. Handle: hdl.handle.net/11471/518.10.1.11734.


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Halle 5.7.751

Lieber Freund!

Besten Dank für die Mühe, die Sie sich genommen haben, meinen Laun-artikel zu übersetzen2. Ich verlange keine Korrektur, nur vielleicht ein paar Abzüge der betreffenden Nummer (obwohl ich die R. cr. selbst halte). Was tout des premiers anlangt, so lässt sich vielleicht darüber streiten; Franzosen, darunter Littré, setzen es gleich tout le premier3. In Bezug auf glorieuse habe ich aber keinen Irrthum begangen; Laun und ich, wir beziehen es auf estime, aber Auger4 – und ich denke ich habe ihn genannt – auf âme; Laun gibt eine Uebersetzung der Augerschen Interpretation und zwar eine falsche5. Darauf kam es mir an.

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Wenn Sie Stellen in meiner Kritik gestrichen haben – womit ich ganz einverstanden bin – so werden es wohl solche sein, die sich auf den Stil Laun’s beziehen6. Dann hätte ich wenigstens gewünscht, dass im Allgemeinen bemerkt worden wäre, wie Laun sich durch Unklarheit und mangelhafte Handhabung der deutschen Sprache auszeichnet. Laun verdient nicht die geringste Rücksicht und wäre es schon wegen der Nachlässigkeit, mit der er den Text abgedruckt hat. Ich habe nie einen Text mit solchen und so vielen Fehlern gesehen: trouvre, cèle, excercer, propros

Mis. V, 74 Excuser les erreurs de tout ce de tout ce qui se passe

V, 111 Si l’ardeur de mes feux [n’]7 a pu vous émouvoir

V, 145 Je vais prendre parti parti sur cette préférence

V, 235. Voici votre parquet.

Was sagen Sie dazu? Und die Ausgabe wird überall gelobt8!

Ich reise übermorgen nach Caernarvon, wo ich einige Zeit |3| zu verweilen gedenke, um mich in kymrischer Konversation zu vervollkommnen9. Wenn Sie nach Sizilien gehen10, dann sind wir fast Antipoden. Sie unter glänzendem blauem Himmel mitten in aller Pracht des Südens, ich im kimmerischen Nebelland.

Dass Sie meine Schrift besprechen, erfreut mich sehr, ich habe kein Glück sonst mit Recensirtwerden11. Ich mache Sie übrigens darauf aufmerksam, dass ich die Dante’sche Terzarima nicht unmittelbar aus dem Ritornell ableite, sondern durch Vermittlung des Madrigals (ababcbdd)12. Das ist der Hauptpunkt in meiner Untersuchung. Dante hatte sein Gedicht erst lateinisch abfassen wollen; wahrscheinlich hätte er die bekannten dreizeiligen Strophen aaa bbb ccc gewählt. Als er beschloss es italienisch zu schreiben, nahm er dasjenige italienische Dichtungsmaass, welches jenem lateinischen am Nächsten kam.

Mit herzlichstem Gruss

Ihr

H. Schuchardt


1 Lettre manuscrite, Halle, le 5.7.1875. Cette lettre répond clairement au propos de celle écrite par G. Paris le 3 août 1875. La date inscrite par Hugo Schuchardt paraît donc erronée.

2 Voir la l. du 3 août 1875 (GP 26-08569).

3 Dans la première édition du Dictionnaire de la langue française d’Émile Littré, on lit effectivement que lorsque tout «se met devant des superlatifs», il y a équivalence entre «tout des» et «tout le» (Littré 1863, 2288, t. IV). Laun donne quant à lui, dans son édition: «Tout des premiers = un des premiers» (Laun 1873, 16); G. Paris ne conservera pas cette critique dans le compte rendu publié.

4 Louis Simon Auger, Œuvres de Molières, 9 vol., Paris, Desoer, 1819-1825.

5 Il s’agit de savoir si l’adjectif «glorieuse» au vers 55 (I, 1) du Misanthrope de Molière s’accorde avec «âme» ou «estime». (Voir la l. du 3 août 1875 (GP 26-08569)). G. Paris ne conserve pas non plus cette remarque dans la version publiée du compte rendu de Schuchardt.

6 On trouve à ce propos une note de bas de page: «L’auteur ne manie pas toujours bien sa langue et commet plus d’une négligence dans ses citations» (Schuchardt 1875c, 139).

7 Les crochets sont de la main de Schuchardt.

8 Schuchardt dénonce, en effet, dans son compte rendu, la bonne réception de cette édition en Allemagne: «De tous les poètes français c’est Molière que nous aimons le plus en Allemagne, et relativement nous le lisons beaucoup. Le besoin d’une édition allemande de Molière est réel; mais je proteste de nouveau contre le jugement porté par la critique allemande, d’après lequel il lui serait donné satisfaction par l’édition de M. Laun» (Schuchardt 1875c, 143).

9 Hugo Schuchardt a acquis pendant l’année 1875 (voir l. de [1875] (GP 23-24456)), puis pendant son séjour au Pays de Galles une connaissance active remarquable du kymrique (gallois), comme le montrent ses correspondances en partie rédigées dans cette langue, par exemple avec l’érudit gallois John Rhys (voir Bonner 2023, HSA), ou la publication de ses Ymweliad a Chymru [Voyage au Pays de Galles], rédigés en gallois durant l’été 1875 (Schuchardt 1875e, 1875f).

10 Voir les lettres du [1875] (GP 23-24456) et du 23 juin 1875 (HS 25-24456).

11 Outre celui rédigée par G. Paris, on trouve néanmoins trois autres comptes rendus des Ritornell und Terzine (voir HSA).

12 G. Paris ne commente en effet pas vraiment la question du madrigal, centrale pour Schuchardt, et se contente de la taxer d’intéressante: «Ce charmant ouvrage se termine par une dissertation intéressante sur le madrigal (où l’auteur voit une sorte d’intermédiaire entre le ritornello et la Terza rima) et par quelques mots sur la ballata et le sonnet (Paris 1875c, 491).

Faksimiles: gallica.bnf.fr/Bibliothèque nationale de France (Sig. BnF, NAF 24456, fol. 441-442)