Wentworth Webster an Hugo Schuchardt (04-012644)

von Wentworth Webster

an Hugo Schuchardt

Sare

09. 09. 1887

language Französisch

Schlagwörter: Euskara (Organ für die Interessen der "Baskischen Gesellschaft")language Baskischlanguage Englisch Bonaparte, Louis Lucien Leiçarraga, Ioannes Hannemann, Karl Sare Graz Schuchardt, Hugo (1866) Salaberry, Jean (1856) Villasante, Luis (1979) Chourio, Miguel ([o. J.])

Zitiervorschlag: Wentworth Webster an Hugo Schuchardt (04-012644). Sare, 09. 09. 1887. Hrsg. von Bernhard Hurch und Patricio Urkizu (2022). In: Bernhard Hurch (Hrsg.): Hugo Schuchardt Archiv. Online unter https://gams.uni-graz.at/o:hsa.letter.10714, abgerufen am 17. 10. 2026. Handle: hdl.handle.net/11471/518.10.1.10714.


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Bechienea, Sare
Basses Pyr.
9 Sep. 1887.

Cher M. le Professeur,

Je suis très content d’avoir de vos nouvelles; mais je regrette que vous ne pourrez pas me dire que l’état de votre santé sois encore amelioré.

J’ai déjà écrit à Gräz une lettre de remerciemants des trois beaux tomes de votre Vocalismus,1 que j’ai reçu il y a quelques jours. L’ouvrage me serai de la plus grande utilité, et je me souviendrai souvent de vous en en consultant les pages. Merci infiniment.

Je suis bien aise que vous avez trouvé un exemplaire du Vocabulaire de Salaberry.2 C’est un petit ouvrage que j’estime beaucoup.

Quant à la Bibliographie Basque vous avez peut-être fait une trouvaille d’une grande valeur dans le Catéchisme que M. Cuzacq m’avait apporté. C’est très possible que je me suis trompé; mais j’ai écrit à M Vinson qu’il portait la date de 1721. Il me repond |2| en Anglais: “I never saw nor heard of any Basque Catechism, dated 1721; so, if you have such a book, pray, before sending it to D. Schuchardt, take for me a short note of it: pages, contents, etc size etc, and also an exact copy of the little page, or better, an exact tracing of it in pencil."

Comme maintenant ce m’est tout-à-fait impossible de faire ceci, voulez-vous, je vous en prie, avoir la bonté de le faire à la première occasion, et d’envoyer la copie etc, ou à moi, ou à Vinson. Ce serai une occasion favorable de lui mettre sous une petite obligation envers vous. Malheureusement j’ai detruit la lettre de M. Cuzacq, qui en contenait une description; autrement je ne vous aurez pas donnée cette peine. Si c’est vraiment un ouvrage Basque inconnu à Vinson ce doit être bien rare.

Pour les traductions du N. T. en Labourdin Est-ce que vous voulez dire celles du Bible Society, ou le N. T. du Religions Tract Society de 1828 ?

|3|Autant que je peux le comprendre. Les versions Basques du Bible Society ont été toutes redigées ’edited’ (quel que ce soit qu’on doit entendre par cela) par Prince L. L. Bonaparte.

La

Jesus-Christo Gure Jaunaren Testament Berria Lapurdico Escuararat itçulia Bayonan. 1828,

fut imprimé là aux depens de “ The Religious Tract Society” of London. It is Liçarraga’s version, corrigée et redactée de nouveau dans le Labourdin actuel (1828) par un jeune Basque demeurant alors à Bayonne. Je ne me rappelle d’avoir jamais oui dire son nom; mais vous en trouverez quelques details dans la Vie de Felix Pyt (alors Pasteur Protestant à Bayonne)3 publiée par "la Société de Livres religieux de Toulouse". Si vous le voulez, je purrai peut-être vous trouver la citation et le faire copier.

Il me semble avoir entendu les noms de |4| Etcheberri4 et Gazteluzar5 de Ciboure comme auteurs de quelque livres religieux en Basque, Chourio de Askain je crois être un pseudonym.6 Quant aux autres je n’en sais rien, si Duvergier ne soit pas par hasard le celebre Abbé St Cyran.7 Les Basques furent très entâchés du jansenism, et c’est un chapitre de leur histoire encore à écrire.

Depuis vingt ans j’ai soutenu partout où on voudrait m’écouter que les 47 cranes Basques de S. Jean de Luz furent plus que douteuses comme cranes Basques.8 Je me suis entretenu plus d’une fois avec M le Dr Argeliz, il m’a montré l’endroit de la crypte de l’Eglise de S. Jean de Luz d’où elles furent retirées. J’ai parcouru tous les monuments dans l’église même. Les cranes auraient du appartenir aux gens de la classes supérieure, et il n’y a nul evidence que les classes superieures de S. Jean de Luz furent des Basque pure race à ancien epoque. Ce n’est pas une question de science, mais de fait et d’histoire locale, et il n´y a rien de ridicule de maintenir les faits contre le plus grand savant, ou deque [?] de savant dans le monde. M Argelliz sic fut parfaitement de mon opinion.

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J’ai reçu hier soir Nº 3 “Euskara”.9

Il y a beaucoup de Hannemann, quelques mots de Van Eys, un article de folie mystique en linguistique par Jose de Puisasola, et un bon sur la Musique Basque par M. Brambach; mais il connait seulement les livres de Fr. Michel et Iztueta.

J’espère que vous serez bientôt remis, et que j’aurai le plaisir de lire quelque chose vraiment scientifique sur le Basque de votre plume.

Mme Webster et ma fille vous envoient leurs tous souvenirs.

Toujours à votre disposition

Wentworth Webster


1 Die Dissertation von Schuchardt (1866-1868).

2 Das Vocabulaire de mots basques bas-navarrais von Jean Dominique Julien Salaberry (1856), Bayonne: Lamaignère. Das Exemplar ist in Schuchardts Bibliothek noch vorhanden.

3 Gemeint ist wahrscheinlich Henri Pyt, 1796-1835, ein protestantischer Evangelisator, der im späteren Teil seines Lebens in Südfrankreich, speziell in Bayonne wirkte.

4 Über das Leben des Etcheberri de Ziburu ist wenig bekannt ( Villasante 1979: 70ff.), er bezeichnete sich selbst als Doktor der Theologie und verfasste neben lateinischen Versen zwischen 1627 und 1636 drei religiöse Schriften auf Baskisch.

5 Bernard Gazteluzar (geb. 1619 in Ziburu - ✟ 1701 in Pau), baskischer Jesuit und Schriftsteller, wichtig in der Verankerung der Jesuiten im französischen Baskenland. Autor einer religiösen Gedichtsammlung.

6 Miguel Chourio (Xurio) aus Askain, Pfarrer von St. Jean de Luz, dort ✟ 1718, war Autor einer postum erschienen (später mehrmals wieder aufgelegten) Jesus Christoren Imitacionea (Bordeaux 1820).Villasante 1979: 109f.

7 Noel-Joseph Duvergier, ebenfalls Geistlicher in St. Jean de Luz, über den auch wenig bekannt ist, war offenbar redaktionell an der Edition des Werks Gudu izpirituala von Haraneder (1750) beteiligt ( Villasante 1979: 111, der auch weiterführende Literatur zitiert).

8 Paul Broca berichtet in einer ‘Communication’ im Bulletins et Mémoires de la Société d’Anthropologie de Paris 3 (1868) 43-107 über eine Sammlung von 58 Schädeln aus einem Gebeinhaus in St. Jean de Luz, die er vermessen und dem Museum der Société vermachen möchte.

9 “Euskara” war die Zeitschrift der Berliner Baskischen Gesellschaft, die von 1886 bis zu ihrer Einstellung 1896 von Karl Hannemann und Theodor Linschmann herausgegeben wurde. Für die hier erwähnte Nummer 3 bzw. die darin genannten Artikel siehe: https://haab-digital.klassik-stiftung.de/viewer/image/1184653658_1886000100/1/LOG_0003/.

Faksimiles: Universitätsbibliothek Graz Abteilung für Sondersammlungen, Creative commons CC BY-NC https://creativecommons.org/licenses/by-nc/4.0/ (Sig. 012644)