La Bigarure: N°. 19.
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N°. 19.
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Brief/Leserbrief
Il y a longtems que je ne vous ai donné de Nouvelles de nos
Théatres. N’en soyez point surprise, Madame. La raison en est toute naturelle. C’est qu’il
y a long-tems qu’il n’y a paru de nouveautez. Si je m’étois fait une Loi de ne vous rendre
compte que de ce qui y paroit de bon, je n’aurois même aujourd’hui rien à vous marquer sur
ce sujet ; mais vous voulez être instruite de tout ce qui s’y passe, quel qu’il soit, bon,
ou mauvais. Hé bien donc, je vous dirai, que, depuis la retraite de M. de Voltaire à la
Cour de Berlin, & depuis que la Vieillesse, qui est l’âge du repos, à <sic>
obligé Messieurs de Crebillon & Detouches de cesser de travailler pour le Théatre, où
ils ont tant fait briller, l’un & l’autre, leur esprit & leurs talents
Dramatiques, on n’y a pas vu une seule piéce que l’on puisse dire y avoir eu du succès.
Nos Spectacles n’ont roulé, cet hiver, & pendant tout le printems, que sur des piéces
usées, & sur les debuts de quelques Acteurs & Actrices dont on a bientôt été
dégoûté ; car vous sçaurez que nous ne sommes pas plus heureux ici en Comédiens qu’en
Auteurs. Quoiqu’il en soit de ces
petites reflexions, le titre que devoit porter la piéce en question étoit la Mort de
Sardanapale ; Du-moins en a-t-on jugé ainsi, puisqu’elle en fait le sujet. Peut-être
l’Auteur n’a-t-il osé l’annoncer sous ce titre, dans la crainte d’effrayer la pudeur des
Spectateurs, & surtout des Dames, par l’idée que presente à l’imagination le portrait
& l’histoire de ce Roi d’Assirie, dont le nom seul annonce la Molesse & la Luxure.
En ce cas, il auroit bien dû, par la même raison, supprimer la piéce même qui étoit, en effet, du dernier détestable, à prendre ce mot dans tous les sens. Sans
les loix sévéres que je vous ai marqué que notre Ministrere a établies dernierement dans
nos Spectacles, il n’y a point à douter que cette piéce n’eût été sifflée, & rejettée
dès les premiers Actes. Mais comme il y va maintenant de la prison pour quiconque y cause
la moindre interruption, les Auditeurs se sont contentez de quitter le Spectacle, & de
s’en aller sans vouloir entendre la piéce dans son entier ; ce qui a été cause que les
Comediens, tout affamez qu’ils sont de Nouveautez, n’ont osé l’annoncer une seconde fois
au Public. Si notre Théatre François, qui s’est si long-tems soutenu avec éclat, se trouve
aujourd’hui reduit en cet état, jugez, Madame, de ce que doivent faire nos Histrions
Italiens . . . . Rien qui vaille, me direz-vous . . . . Assurément ; & vous ne risquez
rien de le dire, puisqu’ils n’ont presque jamais fait autre chose. Néanmoins ils viennent
de trouver le secret d’attirer à eux beaucoup d’argent (ce qui leur suffit). Pour cet
effet ils ont imaginé, & fagotté une espece de Mascarade à la quelle ils ont donné le
titre de Guinguette. Là se rencontrent toutes les plus viles personnes qui frequentent
ordinairement les Cabarets des environs de Paris & qui y jouent les roles convenables
à ces sortes de gens. Voilà avec quoi ils amusent actuellement la multitude. Il est vrai
que les gens de bon goût ne vont point voir cette Farce ; mais la populace y accourt en
foule, y porte son argent ; & il n’en faut pas davantage à ces Bateleurs. C’est ainsi,
Madame, que nous avons passé notre hiver & notre printems. Jugez par là si ces deux
saisons ont été fort agréables pour les amateurs du Spectacle, & de la décadence dont
notre Théatre est menacé, s’il ne s’éleve pas quelque heureux génie qui
previenne sa ruine totale. Au-reste ceci n’étonne point les personnes qui sont au fait des
variations qui lui sont ordinaires. Elles sçavent toutes qu’il éprouve, de tems en tems,
ces sortes de revolutions. Sans remonter plus haut, lorsque la mort nous eut enlevé Racine
& Regnard, on le vit ainsi tomber de jour en jour, jusqu’à ce que Messieurs de
Crebillon, de Voltaire & Destouches vinrent le relever : Ils l’abondonnent
aujourdhui ; est-il étonnant qu’il retombe ? Sans doute qu’il restera dans cet état de
langueur jusqu’à ce que la Nature suscite quelques autres génies qui lui rendent les
services que lui ont rendu ces Messieurs qui ne sont plus en état de les lui continuer.
Au-reste, Madame, si nous ne sommes pas heureux en piéces Dramatiques, nous ne laissons
pas d’avoir encore des Poëtes qui réussissent assez bien dans d’autres, les quelles ne
demandent pas des talents si superieurs, qui ne sont pas, à beaucoup près, de si longue
haleine, & qui par ces deux raisons sont beaucoup plus faciles à exécuter. Telles
m’ont paru les deux piéces suivantes. Fable Vers
Voici
une seconde Badauderie qui m’a fort divertie hier aux Tuileries où j’étois allée me
promener. J’ai l’honneur d’être &c.
Metatextualität
Un de ces derniers s’étoit flaté de nous dedomager
un peu de cette stérilité, en nous donnant, ces jours derniers, une Tragedie nouvelle.
Je ne vous en dirai point le titre au-juste ; car l’Affiche ne l’a point
annoncée au Public ; ce qui, apparemment va devenir desormais à la mode. Le Sieur de
Boissi a introduit le premier cet usage ridicule, dans une de ses Comedies ; Madame de
Grafigni a encheri sur lui, en n’annonçant point au Public dans quel genre étoit écrite
sa piéce de Cenie, & l’Auteur de la piéce en question a encore encheri sur ces deux
personnages en annonçant la sienne sous le simple titre d’une Tragedie nouvelle. Voilà,
Madame, de quelle maniere nos Ecrivains d’aujourd’hui, faute des beautez réelles, qu’on
ne trouve plus guére dans leurs ouvrages, ont recours à la ruse, pour nous attirer,
au-moins une fois, à la representation de leurs piéces, où la Curiosité nous entraine,
sans rien sçavoir de ce que nous y allons voir. Ce sont-là de ces ressources ingenieuses
qui ont été inconnues aux Corneilles, aux Racines, aux Molieres, & autres Auteurs qui
ont fondé & soutenu jusqu’ici notre Theátre. . . Ils n’en avoient pas besoin, me
direz-vous. . . . Je l’avoue, Madame ; mais vous conviendrez aussi avec moi qu’il y a,
dans cette conduite, vraiment Originale, un rafinement d’esprit dont aucun d’eux ne s’est
avisé, & qui étoit reservé au génie de nos Modernes.
L’Aiglon & le vieux Coq.
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Bien commencer est un point important, Gardez vous de
faillir, surtout en debutant. Certain Aiglon, fier de son parentage, Sur les Oiseaux du
voisinage
S’arrogea tout d’abord un empire absolu.
Il se le croyoit devolu Par le nom qu’il portoit, & par une alliance Qui relevoit encor l’éclat de sa naissance :
C’étoit double raison de se faire valoir ;
Car, comme parmi nous, chez la gent Volatile,
On se targue aisément d’une noble famille.
Et les grands noms ont du pouvoir. Notre Aiglon donc, tout bouffi d’arrogance, Se comportant en Oiseau d’importance,
Donnoit la chasse à maints Oiseaux.
Pigeons, Corneilles, & Corbeaux, Tous fuyoient devant lui ; pas un n’osoit l’attendre. Un vieux Coq aguerri, temoin de cet esclandre,
Fut piqué jusqu’au vif . . . Eh quoi ! cet Embrion
Nous mettra tous, dit-il, à contribution ? . . .
Non certes ; je prétends moi seul lui tenir tête :
J’en jure mes ergots, & mon bec, & ma crête.
Il dit, & s’avançant, les yeux pleins de fureur,
Il arrête tout court notre jeune Vainqueur Qui, ne s’attendant point à cette resistance, Parut un peu déconcerté.
Son trouble du vieux Coq augmente l’assurance.
L’Aiglon, confus de sa témérité, Fuit devant l’ennemi, lui cede la victoire. O vous qui faites votre cour A la Divinité qui dispense la gloire,
Si vous pretendez quelque jour Avoir belle place en l’Histoire, Mesurez-vous long-tems, sans vous en faire accroire,
Avant que d’attaquer un ennemi puissant.
Le premier pas de l’honneur est glissant,
Si vous bronchez dès la Barriere,
Comment atteindrez-vous au bout de la Carriere ?
S’arrogea tout d’abord un empire absolu.
Il se le croyoit devolu Par le nom qu’il portoit, & par une alliance Qui relevoit encor l’éclat de sa naissance :
C’étoit double raison de se faire valoir ;
Car, comme parmi nous, chez la gent Volatile,
On se targue aisément d’une noble famille.
Et les grands noms ont du pouvoir. Notre Aiglon donc, tout bouffi d’arrogance, Se comportant en Oiseau d’importance,
Donnoit la chasse à maints Oiseaux.
Pigeons, Corneilles, & Corbeaux, Tous fuyoient devant lui ; pas un n’osoit l’attendre. Un vieux Coq aguerri, temoin de cet esclandre,
Fut piqué jusqu’au vif . . . Eh quoi ! cet Embrion
Nous mettra tous, dit-il, à contribution ? . . .
Non certes ; je prétends moi seul lui tenir tête :
J’en jure mes ergots, & mon bec, & ma crête.
Il dit, & s’avançant, les yeux pleins de fureur,
Il arrête tout court notre jeune Vainqueur Qui, ne s’attendant point à cette resistance, Parut un peu déconcerté.
Son trouble du vieux Coq augmente l’assurance.
L’Aiglon, confus de sa témérité, Fuit devant l’ennemi, lui cede la victoire. O vous qui faites votre cour A la Divinité qui dispense la gloire,
Si vous pretendez quelque jour Avoir belle place en l’Histoire, Mesurez-vous long-tems, sans vous en faire accroire,
Avant que d’attaquer un ennemi puissant.
Le premier pas de l’honneur est glissant,
Si vous bronchez dès la Barriere,
Comment atteindrez-vous au bout de la Carriere ?
Ecrits sur un Tome des Œuvres de Racine, en l’envoyant à Mademoiselle L. C. D. B.
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Racine, je te dois tout ce que j’ai d’esprit, De sentiments,
de goût, de stile, d’élégance ; Et si je sçais aimer, ton livre me
l’apprit. Mais mon Iris, helas ! mon Iris me trahit ; Tu ne m’as point appris à fixer la
constance. En passant dans ses mains, en occupant ses yeux, Rapelle lui, du-moins, ce que
je sens pour elle : Dans tes plus tendres Vers retrace lui mes feux, Fais la gémir du
sort des Amants malheureux, Et rougir au portrait d’une Amante infidelle.
Metatextualität
Voila des Nouveautez, Madame, mais ne vous paroitront-elles
point un peu serieuses ?... Hé bien ; égayons le reste de ma Lettre par quelques
Avantures risibles. Deux Badauts vont me les fournir. Vous sçavez que c’est l’Epithete
que l’on donne, par Privilége, à nos bons Parisiens ; & je conviens avec vous que le
plus grand nombre d’entre eux la mérite ; temoin celui dont je vai vous raconter
l’avanture, qui est des plus singulieres. Elle vous paroitra d’abord peu croyable ; &
je vous avouerai franchement que je n’aurois jamais cru moi même qu’un Parisien eût pu
porter la credule simplicité jusqu’à ce point, si le fait ne m’avoit été raconté &
attesté par une des Dames de la suite de Madame la Duchesse de Chaulnes, dans la maison
de la quelle il s’est passé.
Allgemeine Erzählung
Parmi les Domestiques de cette maison il y en a un, fort
simple, qui fait ordinairement l’amusement de ses Camarades les quels lui jouent, de tems
en tems, des tours plus divertissants les uns que les autres. La chose n’est rien moins
qu’extraordinaire. Dans les sociétez les moins nombreuses il se trouve toujours quelque
sujet qui sert à divertir les autres. Celui-ci aime passionnément le Veau roti, qu’il
prefere à toute la Volaille la plus exquise. Pour le lui faire trouver encore meilleur,
ses Camarades affectoient, lorsqu’ils étoient à table avec lui, d’exalter
extrêmement cette viande, & lui faisoient accroitre qu’il faloit être aussi riche que
M. le Duc, leur Maitre, pour se procurer cette delicate nouriture, dont ils feignoient de
s’abstenir par consideration pour lui, en se jettant sur la Volaille, afin qu’ils pût
s’en rassassier. Le bon homme les en croyoit sur leur parole, non seulement sur cet
article, mais sur quantité d’aures <sic> ; & cette credulité les divertissoit
beaucoup. Un de ces jours, le Postillon du Duc, qui est un drôle d’une humeur fort
plaisante, ayant ouï dire qu’un de nos Academiciens, nommé M. de Reaumur, avoit retrouvé,
& enseigné au Public un des secrets qu’avoient autrefois les Egyptiens, qui étoit de
faire éclore des Poulets sans le secours des Poules, se mit dans la tête de persuader à
ce bon Badaut que l’on avoit de même inventé celui de faire éclore des Veaux, sans le
secours des Vaches ni des Taureaux. Il lui dit qu’on se servoit à cet effet de grands
fromages que l’on faisoit couver par des hommes ; & que c’étoit par ce moyen que l’on
fournissoit de viande, non seulement la Capitale, mais encore toutes les Villes du
Royaume ; que comme il n’avoit pas grand’ chose à faire dans la maison, ils pouroient
bien lui en faire faire l’épreuve, qui étoit immanquable. Le bon & credule Badaut
donna, tête baissée, dans le panneau, & s’offrit de couver le fromage qui devoit
produire ce Veau Merveilleux. Pour cet effet on choisit le plus grand Vase que l’on put
trouver, & on le remplit de fromage mou. On couvre le tout d’un linge, & l’on
pose le bon homme dessus, en observant d’environner le Vase de fumier, conformément à ce
que prescrit M. de Reaumnr <sic>, dans son Traité sur la génération
des Poulets sans le secours des Poules. Tout l’arrangement fini, on apporte, dans un coin
de l’Ecurie, où se faisoit cette divertissante opération, de quoi boire & de quoi
manger pour le Couveur, au quel on recommande, bien expressément, de ne se pas déranger
de la position où on l’avoit mis, & que s’il se trouvoit indispensablement obligé de
le faire, il faloit que ce fut avec beaucoup de précautions, faute de quoi, l’opération
manqueroit ; que si quelqu’un venoit à s’aprocher de lui, il devoit l’avertir de se
retirer, par un siflement à peu près semblable à celui des Oyes lorsqu’ils voyent
quelqu’un s’aprocher de leurs petits. Le bon Parisien, prenant tout ce qu’on venoit de
lui dire pour autant de veritez, l’exécute de point en point. Le premier jour se passa
très bien, ainsi que la nuit, pendant la quelle il resta ainsi le derriere sur le
fromage, au grand contentement de tous ses camarades qui en firent entre eux mille
plaisanteries. Le lendemain, la fille d’un des Palfreniers du Duc, qui ne sçavoit rien de
cette plaisante scene, étant entrée dans l’Ecurie pour parler à son Pere, & s’étant
aprochée du Couveur, sans sçavoir ce qu’il faisoit là, ne fut pas peu étonnée d’entendre
un siflement qu’elle prit d’abord pour celui d’un Oye. S’étant aprochée de plus près,
pour voir ce que ce pouvoit être, sa surprise augmenta quand elle vit le Couveur dans la
même posture où on l’avoit mis la veille, & qui la menaçoit par de nouveaux
sifflements. Elle courut aussitôt instruire toute la maison de ce qu’elle venoit de
decouvrir au fond de l’Ecurie. Tout le monde y accourt aussitôt. Le Duc & la Duchesse
même y viennent pour être témoins de la simplicité du Badaut, dont on leur raconte la
risible avanture.
Metatextualität
Figurez-vous, Madame, quels furent les éclats de rire de
tous les assistants, lorsqu’ils virent le Couveur qui avoit le derriere tout trempé de
fromage mou, & qui redoubla ses siflements lorsqu’il vit toute la compagnie venir,
& s’aprocher de lui. Jamais le Duc ni la Duchesse n’eurent de Comedie pareille à
celle-là : Aussi en rirent-ils aux larmes. Ce qu’il y eut encore de plus divertissant
pour toute la compagnie, c’est que quelques choses qu’on pût lui dire, & qu’on pût
lui faire, on eut mille peines à le faire sortir de son nid ; & il ne falut pas moins
que l’autorité du Maitre pour le faire obéir. Fut-il jamais, depuis qu’il y a des Badauts
dans le monde, une simplicité pareille à celle-là ? Je m’en raporte sur cela, Madame, au
jugement de toutes les personnes à qui vous pourrez communiquer ma Lettre.
Allgemeine Erzählung
Un Petit-Maitre, superbement mis, s’y promenoit
aussi, avec une Dame du bel air, le long du grand Bassin qui est au bout de la grande
Allée. Dans la conversation qu’il avoit avec elle, le jeune galant étoit si transporté,
lui faisoit tant de compliments, de contorsions, & de révérences, que ne faisant pas
attention à l’endroit où il étoit, il donna du pied contre le rebord du Bassin. Cet
accident, lui ayant fait perdre l’équilibre, je lui vis faire trois ou quatre ruades,
après les quelles il tomba, tout de son long, dans l’eau. Ce qui me divertit le plus
encore, c’est qu’il fut si étourdi de sa chute, qu’au lieu de se relever sur le champ,
comme auroit fait le moindre Païsan, il restoit tranquillement couché au
fond du Bassin où il se seroit immanquablement noyé sans le secours de quelques personnes
qui accoururent promtement, & l’en retirerent. Jamais je n’ai vu de figure si
Comique, que celle de ce jeune étourdi lorsqu’il fut hors de l’eau. Ses magnifiques
habits metamorphosez en Fontaines, sa perruque d’Adonis changée tout à coup en une vraie
Tignasse dont chaque cheveu formoit un jet d’eau, & une multitude prodigieuse de
monde qui étoit accouru pour jouir de ce spectacle, & dont la plûpart lui rioient au
nez, tout cela le mit dans une colere épouvantable, & contre tous les assistants,
& contre le Bassin des Tuileries, & contre la Dame qui avoit eu, disoit-il, la
malice de ne pas l’avertir qu’il alloit tomber dedans ; enfin il juroit & pestoit,
comme si toute la Nature étoit coupable de l’étourderie qu’il venoit de faire. Voila les
hommes !
