La Bigarure: N°. 17.
Permalink: https://gams.uni-graz.at/o:mws.7623
Nível 1
N°. 17.
Nível 2
Carta/Carta ao editor
JE vous avois promis, Monsieur, & vous ai envoyé, dans
mes précédentes Lettres, de jolies petites pieces de Vers. Je vous en ai annoncé encore
d’autres, que j’ai mises de côté pour vous. En voici quelques unes, dont j’espere que vous
ne serez pas moins content, que vous l’avez dû être de celles que vous avez déja reçues.
epitre A un ami.
Ce sont les Livres. On s’imaginoit, il y a quelques années, qu’après les Lettres Persanes
on ne pouvoit plus rien écrire d’agréable, ni de nouveau dans ce genre ; Mais nos Mœurs
fournissent toujours à un homme d’esprit matiere à la louange & à la Critique ; car le
but ordinaire de ces sortes d’ouvrages est d’exposer au grand jour nos vertus & nos
vices, nos belles qualitez & nos ridicules. Nous sommes aujourdhui en spectacle à tout
l’Univers ; toutes les nations ont les yeux fixez sur nous. Les habitants du Perou &
de la Chine, ceux de la Turquie & de Perse doivent à present nous connoitre aussi bien
que nous nous connoissons nous mêmes. Les Lettres Persanes, les Lettres Chinoises, celles
d’une Peruvienne, ces dernieres surtout ne nous ont pas epargné : mais nous pardonnons
volontiers à Zilia tout le mal qu’elle dit de nous, en faveur du plaisir que ses Lettres
nous procurent. Jamais la Critique ne s’est exprimée avec plus d’esprit, plus de verité,
& plus de délicatesse ; & l’on ne doit pas se plaindre de ce qu’on est forcé
d’admirer. La nouvelle edition qu’on vient de donner des Lettres Turques, & celle de
Nedien Goggia, qu’on pouroit presque regarder comme les deux parties d’un même ouvrage,
sont aussi une nouvelle Critique de nos usages & de nos Mœurs, faite sous le nom
d’étrangers à qui elles ont paru fort extraordinaires.
J’ai l’honneur d’être &c.
Nível 3
Est-il vrai, comme on le publie Que, dans
la saison des Amours,
Dans l’âge heureux de la folie,
Vous laissez obscurcir vos jours
Par l’oisive mélancolie ?
Est-il vrai que, loin des serments
Et des trahisons de nos Belles,
Loin de leurs credules Amants,
Loin de leurs jalouses querelles
Et de tant d’autres Bagatelles,
Autre fois vos amusements,
Fatigué des tracasseries,
Glacé par les plaisanteries,
Attristé même par les ris,
Solitaire au sein de Paris,
Tranquille au milieu de l’yvresse,
Sobre devant les meilleurs mets,
Vous voulez vivre desormais
Sans créanciers & sans Maitresse ? Qu’est devenu cet heureux tems Où plus avare des instants,
De l’Amour n’ayant que les’ ailes,
Vous portiez vos vœux inconstants
A tant d’aimables infidelles
Et faisiez tant de mécontents ?
Alors toujours gay sans étude,
Endetté sans inquietude,
Jamais sterile en jeux de mots,
Vous sçaviez railler sans deplaire
Etre indiscret avec mistere,
Et deraisonner à propos. De l’Epigramme à l’Elegie Qui peut vous avoir fait passer,
Et quelle funeste Magie
Vous fait prendre une Lethargie
Pour l’art de vivre & de penser ? Qu’Eraste, dont l’orgueil se fonde Sur un grand nom, son seul apui,
Qui jamais ne rit, toujours fronde,
Et n’a d’estime que pour lui,
Dans une retraite profonde,
Et las d’ennuyer tout le monde,
Aille à la fin périr d’ennui ; Qu’après l’éclat d’une Avanture Qui ternit pour toujours son nom,
Fuyant les ris, ou le murmure,
Qu’excitent ses nombreux amours,
Et survivant à sa figure,
Dans quelque coterie obscure,
Belise aille compter ses jours : Mais vous qui, jeune & sûr de plaire, Etes né pour tous les plaisirs,
A qui les Fastes de Cythere
N’offrent que d’heureux souvenirs ;
Pourquoi sortir de votre sphere,
Et forçant votre caractere
Laisser éteindre vos desirs ?
Du Dieu qui preside aux caprices,
Chez nos Prudes, ou nos Actrices,
Rallumez plutôt le flambeau ;
Et quittant Platon pour Ovide,
Des mains d’une nouvelle Armide
Venez reprendre son bandeau.
Dans l’âge heureux de la folie,
Vous laissez obscurcir vos jours
Par l’oisive mélancolie ?
Est-il vrai que, loin des serments
Et des trahisons de nos Belles,
Loin de leurs credules Amants,
Loin de leurs jalouses querelles
Et de tant d’autres Bagatelles,
Autre fois vos amusements,
Fatigué des tracasseries,
Glacé par les plaisanteries,
Attristé même par les ris,
Solitaire au sein de Paris,
Tranquille au milieu de l’yvresse,
Sobre devant les meilleurs mets,
Vous voulez vivre desormais
Sans créanciers & sans Maitresse ? Qu’est devenu cet heureux tems Où plus avare des instants,
De l’Amour n’ayant que les’ ailes,
Vous portiez vos vœux inconstants
A tant d’aimables infidelles
Et faisiez tant de mécontents ?
Alors toujours gay sans étude,
Endetté sans inquietude,
Jamais sterile en jeux de mots,
Vous sçaviez railler sans deplaire
Etre indiscret avec mistere,
Et deraisonner à propos. De l’Epigramme à l’Elegie Qui peut vous avoir fait passer,
Et quelle funeste Magie
Vous fait prendre une Lethargie
Pour l’art de vivre & de penser ? Qu’Eraste, dont l’orgueil se fonde Sur un grand nom, son seul apui,
Qui jamais ne rit, toujours fronde,
Et n’a d’estime que pour lui,
Dans une retraite profonde,
Et las d’ennuyer tout le monde,
Aille à la fin périr d’ennui ; Qu’après l’éclat d’une Avanture Qui ternit pour toujours son nom,
Fuyant les ris, ou le murmure,
Qu’excitent ses nombreux amours,
Et survivant à sa figure,
Dans quelque coterie obscure,
Belise aille compter ses jours : Mais vous qui, jeune & sûr de plaire, Etes né pour tous les plaisirs,
A qui les Fastes de Cythere
N’offrent que d’heureux souvenirs ;
Pourquoi sortir de votre sphere,
Et forçant votre caractere
Laisser éteindre vos desirs ?
Du Dieu qui preside aux caprices,
Chez nos Prudes, ou nos Actrices,
Rallumez plutôt le flambeau ;
Et quittant Platon pour Ovide,
Des mains d’une nouvelle Armide
Venez reprendre son bandeau.
Metatextualidade
Ne voilà-t-il pas, Monsieur, une très jolie Epitre ? C’est
une nouvelle production de M. Des-Mahis, Auteur d’une très mauvaise Comédie, dont je vous
ai rendu compte il y a quelque tems, & qui étoit remplie d’impertinences contre les
femmes*1. Vous savez qu’aujourdhui,
parmi nos Petits-Maitres, le bon air, & peut-être le plus sûr moyen de réussir auprès
d’elles, est d’en médire avec excès. Mais comme en général, tout s’use dans le monde,
& qu’en particulier, parmi nous, rien n’y dure, que le goût du changement, je ne
desespere pas que cette impertinente maniere de traiter ainsi ces aimables créatures ne
soit bientôt releguée dans la Province, & que les Fats de la Campagne prochaine ne
s’avisent de paroitre les respecter, pour se tirer du pair. Je ne sçai, Monsieur, si je
vous ai mandé dans ce tems, que Mr. Gresset, un de nos Beaux-Esprits, & de nos
Quarante Academiciens, avoit procuré l’établissement d’une Academie de Belles-Lettres
dans la Ville d’Amiens, sa Patrie. Si je ne vous en ai pas informé, je vous l’aprends ;
& de plus, que cette faveur lui a attiré, de la part de l’Academie naissante, le
Remerciment & l’éloge que voici.
vers
A. M. Gresset, de l’Academie Françoise de Paris. Pour le remercier de l’établissement qu’il a procuré d’une Nouvelle Academie de Belles-Lettres dans la Ville d’Amiens.
Nível 3
Ainsi l’amour de la Patrie, De ton cœur & de ton
génie
Consacrant les heureux talents, Cher Gresset, dans les murs de ta Ville chérie, D’une immortelle Académie
Vient de poser les fondements. Apollon, à ton zèle unissant son sufrage, Voit avec plaisir cet Ouvrage Elevé par les mains d’un de ses favoris, Et ce Dieu pour jamais s’engage De le rendre durable autant que tes Ecrits. On dit qu’en ce jour memorable Où, dans Amiens, pour la premiere fois, De ton institut mémorable
Ce Dieu du goût fonda les loix,
Il voulut emprunter ta Voix,
Et proposa ta Muse aimable
Pour le modele veritable
Des éleves dont il fit choix. « Vous qui des doctes Sœurs arborez la Banniere, Néophites, dit-il, l’honneur de ces climats, Courez dans la noble carriere
Où Gresset doit guider vos pas. Nouri depuis long-tems aux rives du Parnasse Il en connoit tous les sentiers ;
Et c’est en marchant sur sa trace
Que vous cueillerez des Lauriers.
Surtout dans la belle Nature,
Comme lui, prenez vos pinceaux : C’est par là que sa main si legere & si sure Sçait tracer ces parfaits tableaux
Dont la delicate peinture,
Sans fard & sans enluminure,
Offre aux yeux des charmes nouveaux.
A ces conditions j’assure Des à present à la Société, Et pour toujours, chez la race future,
Lot fameux d’immortalité. » Ainsi parla ce Dieu. Par un joyeux murmure Un chacunapplaudit <sic> au choix qu’il a dicté ; Et sur ton institut son favorable Augure Par le Public est accepté. Cher Gresset, goûte en paix la gloire,
Le plaisir de faire du bien, Vis long-tems, & chéri des filles de Mémoire, Aimable Esprit, bon Citoyen !
Des bords heureux qui t’ont vu naitre
Puisse Apollon ne s’exiler jamais !
Que fertile en talents parfaits
Amiens partout fasse connoitre,
Qu’elle mérite tes bienfaits !
Consacrant les heureux talents, Cher Gresset, dans les murs de ta Ville chérie, D’une immortelle Académie
Vient de poser les fondements. Apollon, à ton zèle unissant son sufrage, Voit avec plaisir cet Ouvrage Elevé par les mains d’un de ses favoris, Et ce Dieu pour jamais s’engage De le rendre durable autant que tes Ecrits. On dit qu’en ce jour memorable Où, dans Amiens, pour la premiere fois, De ton institut mémorable
Ce Dieu du goût fonda les loix,
Il voulut emprunter ta Voix,
Et proposa ta Muse aimable
Pour le modele veritable
Des éleves dont il fit choix. « Vous qui des doctes Sœurs arborez la Banniere, Néophites, dit-il, l’honneur de ces climats, Courez dans la noble carriere
Où Gresset doit guider vos pas. Nouri depuis long-tems aux rives du Parnasse Il en connoit tous les sentiers ;
Et c’est en marchant sur sa trace
Que vous cueillerez des Lauriers.
Surtout dans la belle Nature,
Comme lui, prenez vos pinceaux : C’est par là que sa main si legere & si sure Sçait tracer ces parfaits tableaux
Dont la delicate peinture,
Sans fard & sans enluminure,
Offre aux yeux des charmes nouveaux.
A ces conditions j’assure Des à present à la Société, Et pour toujours, chez la race future,
Lot fameux d’immortalité. » Ainsi parla ce Dieu. Par un joyeux murmure Un chacunapplaudit <sic> au choix qu’il a dicté ; Et sur ton institut son favorable Augure Par le Public est accepté. Cher Gresset, goûte en paix la gloire,
Le plaisir de faire du bien, Vis long-tems, & chéri des filles de Mémoire, Aimable Esprit, bon Citoyen !
Des bords heureux qui t’ont vu naitre
Puisse Apollon ne s’exiler jamais !
Que fertile en talents parfaits
Amiens partout fasse connoitre,
Qu’elle mérite tes bienfaits !
Metatextualidade
Comme je ne doute point que vous ne vous amusiez quelque
fois à lire les Gazettes, je presume aussi, Monsieur, que vous y aurez vu les differents
Tremblements de terre, arrivez, depuis environ deux mois, en divers endroits, & dont
les secousses, plus ou moins violentes, ont fait plus ou moins de mal & de dommage.
Ce fracas a mis en mouvement la Verve d’un de nos Poëtes qui a fait sur ce sujet les Vers
suivants.
Nível 3
On m’a dit que dans la Calabre, Que le couroux du Ciel
delabre,
Il est arrivé du fracas
Qui cause un étrange tracas.
La Terre, qu’on y croyoit bonne,
A tremblé comme une poltronne ;
Et sa masse, en tremblant ainsi,
En a fait bien trembler aussi.
De quatorze ou quinze familles
Sept Vieillards, huit Garçons, neuf Filles,
Trois Coquettes qui s’habilloient,
Quatre Vieilles qui habilloient,
Un Mourant qu’exhortoit un Prêtre,
Un Laquais qui voloit son Maitre,
Tous ensemble, écrasez d’abord,
Ont éprouvé le même sort ;
Et voyant leur trame finie,
S’en sont allez de compagnie,
Afin de ne s’ennuyer pas,
Peu là haut, & beaucoup là bas.
J’en juge ainsi par conjectures,
Aucun n’ayant pris ses mesures,
De la façon qu’on dit cela,
Pour faire ce Voyage-là.
Il est arrivé du fracas
Qui cause un étrange tracas.
La Terre, qu’on y croyoit bonne,
A tremblé comme une poltronne ;
Et sa masse, en tremblant ainsi,
En a fait bien trembler aussi.
De quatorze ou quinze familles
Sept Vieillards, huit Garçons, neuf Filles,
Trois Coquettes qui s’habilloient,
Quatre Vieilles qui habilloient,
Un Mourant qu’exhortoit un Prêtre,
Un Laquais qui voloit son Maitre,
Tous ensemble, écrasez d’abord,
Ont éprouvé le même sort ;
Et voyant leur trame finie,
S’en sont allez de compagnie,
Afin de ne s’ennuyer pas,
Peu là haut, & beaucoup là bas.
J’en juge ainsi par conjectures,
Aucun n’ayant pris ses mesures,
De la façon qu’on dit cela,
Pour faire ce Voyage-là.
Metatextualidade
Voila bien assez de Vers pour aujourdhui, Monsieur ; passons
à une autre partie de la Litterature qui m’a toujours paru beaucoup plus solide.
Metatextualidade
Pour
vous donner, Monsieur, une idée juste de ces deux Ouvrages, il me suffira d’extraire ici,
de l’un & de l’autre, quelques traits que je copierai sans choix, parce qu’on n’y
trouve presque que du bon, & même de l’excellent.
Nível 3
Retrato alheio
« S’il étoit permis à Paris d’avoir plusieurs femmes, elles y seroient peut-être aussi captives qu’en Turquie ; mais comme un
François ne peut en avoir qu’une, il ne la cache pas, de peur que son voisin ne lui
cache aussi la sienne . . . . Tu me demanderas peut-être si les Françoises sont belles.
On peut croire que non ; mais il est impossible de sentir qu’elles ne le sont pas. Sans
les avoir vues, on peindra la beauté, jamais les graces . . . Les femmes en France ont,
dit-on, beaucoup de justesse dans l’esprit, & une delicatesse naturelle de
sentiment, qui rend leur goût extrêmement fin, & presque toujours assez sûr. Aussi
leurs Maris les chargent-ils, ordinairement, de solliciter pour eux les graces, les
honneurs, les procès, les emplois, les Bénéfices, les dignitez. Ils les croyent propres
à s’expliquer à merveille sur toutes sortes d’affaires avec les hommes. Pour avec Dieu,
cela est different. Sans leur dire formellement qu’elles n’auront point de part au
Paradis, on ne leur permet de faire leurs prieres, que dans une langue qu’elles
n’entendent point . . . Il n’est pas facile de démêler si les François aiment
veritablement les étrangers, ou s’ils n’ont que la vanité, & l’espece de
Coquetterie, de s’en faire aimer. Croiroient-ils que, par toute sorte de bonnes façons,
ils doivent tâcher d’adoucir le malheur d’une personne envers la quelle la Nature a été
assez Marâtre pour ne la pas faire naître Françoise ? . . . Ordinairement c’est moins la
possession, que le Triomphe d’un cœur, que le François recherche. Sa pretendue
délicatesse n’est qu’un rafinement de l’Amour propre. Il s’embarrasse avec plaisir dans
les difficultez d’une conquête. L’orgueil & la vanité l’animent ; il veut l’emporter
sur ses rivaux, & obtenir une préférence qu’il regarde comme une
nouvelle preuve de son mérite. Dès que sa vanité est satisfaite, son amour languit ;
& bientôt l’indiscretion, les airs avantageux, & la perfidie démontrent à une
Amante, trop credule, l’indigne vainqueur qu’elle s’est donnée . . . Je t’envoye toutes
sortes de Coëffures, de parures, & d’étoffes, des plus nouvelles. Je prie la
personne à qui je les adresse à Marseille de te les faire tenir le plutôt qu’il sera
possible ; mais, quelque diligence qu’elle fasse, elles ne seront plus de mode ici quand
tu les recevras ». Voilà, Monsieur, notre portrait, tiré, comme l’on dit, d’après
Nature.
Metatextualidade
Je vous ai dit ci-dessus un mot, en passant, des Lettres
Chinoises. Ce mot me fait ressouvenir, Monsieur, que l’on en vient de publier une
nouvelle edition à la Haye, en cinq volumes. Vous connoissez l’excellent auteur de cet
Ouvrage, qui est le même que celui qui nous a donné les Lettres Juives, les Lettres
Cabalistiques, la Philosophie du Bon-sens, les Memoires secrets de la Republique des
Lettres, & quantité d’autres bons Livres. Par cette raison, je ne m’arreterai point
ici à vous faire l’éloge de celui-ci. Je me contenterai de vous dire que cette edition
est augmentée de plus d’un gros volume, consistant en nouvelles Letres <sic>,
Additions, Remarques, Corrections, &c. le tout exactement revu par l’Auteur, qui y
fait briller partout ce genie, cette solidité, cet enjouement de stile, cette erudition,
& cette judicieuse & fine Critique qui caracterisent tous ses ouvrages. Je vous
enverrois un exemplaire de celui-ci, si vous n’etiez pas à portée de vous en pourvoir
vous même à moins de frais, & bien plus promtement. Il ne vous en coutera pour cela
que la peine de vous adresser à P. Gosse Junior, Libraire de S. A. R. à la Haye, le quel
vient de publier cette nouvelle edition qui est la seule complette qui ait jamais paru,
cet ouvrage n’ayant été donné, il y a 14 ou 15 ans, que par Feuilles Periodiques, &
n’ayant point été achevé, par ce que l’Auteur quitta alors la Hollande, pour aller à la
Cour d’un des plus grands Rois de l’Europe, qui l’a toujours honoré, depuis, de son
estime & de sa faveur.
Paris ce 8 Mai 1751.
Jeudi ce 13 Mai 1751.
1* Elle est intitulée L’Impertinent. Voyez l’Analyse, de la Critique, de cette piéce, dans notre Tome VII. N. 1. pag. 3.
