La Bigarure: No. 16.
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N°. 16.
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Brief/Leserbrief
Que donneriez-vous, Monsieur, à un
homme qui vous procureroit les moyens de faire une fortune
considérable, qui vous indiqueroit des remédes pour vous
guérir, vous & vos Amis, de toutes les maladies
auxquelles la nature humaine est sujette, même de celles
qu’on a regardées jusqu’à present comme incurables, à un
homme qui vous instruiroit dans toutes les Sciences, même
les plus sublimes & les plus difficiles, à un homme
enfin qui vous apprendroit le Secret de vous enrichir à
millions, vous & vos descendants, à
perpétuité ? . . . . . Il me semble vous entendre répondre :
Je lui donnerois, d’un grand cœur, tout ce qu’ils me
demanderoit. . . . . Hé bien, Monsieur, vous n’avez donc
qu’à m’ouvrir votre bourse, ou votre Coffre-fort, si vous en
avez un ; ou plutôt, comme vous sçavez que je ne fus jamais
interressé, ouvrez l’un & l’autre à l’Auteur d’un Livre
qui vient de paroitre sous ce titre : Memoires Littéraires
sur différents sujets, de Physique, de Mathématiques, de
Chimie, de Médecine, de Géographie, d’Agriculture,
d’Histoire Naturelle, &c. &c. &c. Traduits de
l’Anglois. Sur ce long titre, que j’ai été encore oblige
d’abréger, (car cela n’auroit point fini) vous allez sans
doute, Monsieur, vous faire une grande idée & du Livre
que je vous annonce, & de son Auteur ; Mais vous en
rabattrez un peu sur le compte du dernier, lorsque vous
sçaurez que cet Ouvrage n’est qu’une compilation d’une
infinité de choses qui ont déja été dites, & qu’on
trouve répandues dans quantité de Volumes qui ont été
composez sur toutes ces différentes matiéres, Au reste,
celui qui s’est donné la peine de les rassembler ici ne doit point s’offenser du jugement libre que
je porte sur son Ouvrage. Non omnia possumus omnes. Il
sçait, ou doit sçavoir, aussi bien que moi, que la Nature
est encore à produire un homme qui soit tout à la fois,
homme de Lettres, habile Physicien, profond Mathématicien,
sçavant Médecin, Géographe exact, grand Chimiste, également
versé dans la connoissance de l’Agriculture, de l’Histoire
Naturelle, & de toutes les autres Sciences dont il est
parlé dans ce Livre. Non omnia Dii dedere ; enfin il doit
sçavoir, & ne l’ignore pas sans doute, qu’un homme aussi
universel que son Livre le suppose, est encore à naitre.
Pour rendre cependant à son travail la justice qu’il mérite,
j’ajouterai ici que, quoique ces sortes de Livres ne
contiennent rien d’absolument nouveau, ils ne laissent
pourtant pas d’être utiles au Public qui n’ayant ni le tems
ni les moyens de dire tout ce qui a été écrit sur toutes les
Sciences, est bien aise de trouver une espece de répertoire
par le moyen du quel il peut se mettre en état d’entendre,
de parler, & de raisonner un peu de tout. Ces sortes de
compilations ont, dans tous les tems, été bien accueillies
par la multitude pour laquelle les profondes & longues
études ne furent jamais faites. C’est un des avantages que
bien des gens trouveront dans le Livre que je vous annonce,
qui d’ailleurs contient un très grand nombre de Secrets dont
la connoissance ne peut-être que fort utile à la Société. En
voici, par exemple, quelques-uns qui me tombent sous la
main, & dont bien des gens peuvent réitérer, quand ils
voudront, à leur profit, les expériences que l’Auteur assure
qui en ont déja été faites.
Voila, Monsieur, des Secrets bien
simples, & bien aisez, & tres propres à enrichir nos
pauvres Païsans qui en ont si grand besoin. En voici
d’autres qui leur procureroient une fortune bien plus
considerable s’ils étoient communs. Mais la Nature, avare de
ses trésors, ne les produit que rarement, que dans certaines
païs, & dans certains tems. Par ces trésors j’entends
l’or végétable, dont on trouve des veines dans certains
Arbres, dans certaines plantes, dans les pierres mêmes,
& dont on voit de magnifiques échantillons dans les
Cabinets des Princes & des Curieux. Parmi les Raretez
qu’on garde dans celui de l’Empereur on voit, par exemple,
une espece d’or végétable qui est sorti de la terre sous la
forme d’un fil entortillé. Cet or pur, qu’on a nommé Aurum
Obryzum, fut trouvé, dit-on, par un Païsan dans la riviere
de Tarza, près du Vilage du même nom, à quatre milles
d’Eperies, Ville de la Haute Hongrie, dans le Comte de
Scaros, vers la frontiere de Pologne. Ce fil d’or pese une
demie once & deux gros, & est long d’environ une
aulne. Pierre Martir rapporte que dans l’Isle Hispaniola,
dans l’Amerique, où les mines d’or sont extrêmement
abondantes, on trouve sur quelques Montagnes des Arbres
parsemez de veines d’or, & que par tout où ce métal
trouve passage, il envoya, depuis le bas de la Montagne
jusqu’au sommet, des branches qui continuent à croitre
jusqu’à ce qu’elles rencontrent l’Air, & qu’alors elles
forment différents jets d’or. Jean Joachim Becber raconte
qu’il a vu, en Hongrie, une vigne plantée au dessus d’une
mine d’or dont le tronc étoit non seulement parsemé de
filets du même métal, mais dont les pepins
étoient encore parsemez de petits grains d’or pur. Quelles
richesses, quels trésors pour nos pauvres Vignerons s’ils en
rencontroient autant dans toutes leurs Vignes qui leur
coûtent tant de fatigues à cultiver, & qui leur
raportent si peu de profit. Mais il semble que ces bonnes
gens soient tous destinez à avoir le sort de ceux qui se
tuent & se ruinent à chercher l’Or Chimique. Vous
sçavez, Monsieur, que c’est une Question qui a été agitée
depuis long-tems, sçavoir, si par le secours de l’Art on
peut produire de l’or semblable, & même supérieur à
celui qu’on tire des entrailles de la terre. Les Chimistes
& les Adeptes le prétendent ; d’autres le nient. Il y a
beaucoup de Partisans pour & contre ces deux opinions ;
mais il y a très peu d’exemples qui prouvent la première. En
voici seulement deux rapportez par l’Auteur, Vous en croirez
ce qu’il vous plaira. Cette précieuse poudre étoit
apparemment celle que nos Chimistes, que nous nommons
Soufleurs, se ruinent tous les jours à chercher, &
qu’ils ne peuvent pas plus trouver que la Pierre
Philosophale, autre chimere après laquelle on court depuis
long-tems, & dont on voit encore tous les jours des gens
infatuez. L’Auteur entre sur ce dernier sujet dans un détail
fort curieux qu’on peut voir dans son Livre même. Je finirai
cet Extrait, Monsieur, par une Recrette qui seule doit faire
la fortune de notre Auteur, si elle produit les effets qu’il
lui attribue. C’est un reméde pour guérir la Goute, mal
aussi douloureux & aussi incurable, qu’il est
universellement répandu. Il consiste, selon lui dans un
Décoction de Gaïac, & de Sarsepareille, & de racine
d’Esquine, à laquelle on ajoute une certaine quantité de
Polypode, & d’Hermodacte. On fait bouillir le tout dans
deux fois autant d’eau que de vin. On boit cette Décoction à
grands traits, sçavoir, vingt-quatre livres dans l’espace de
trois jours au bout desquels le malade ne manque jamais de
recouvrer la santé. L’Auteur nous apprend que ce remede,
quoique nouveau, étoit déja pourtant connu, en partie, il y
a deux cents ans, puisque les Médecins de Genes
recommanderent à l’Empereur Charles V. la racine d’Esquine,
comme un remede efficace contre la Goute de la quelle il
étoit attaqué ; Mais la manière dont on indique ici que l’on
doit en user est tout-à-fait nouvelle. Si l’effet répond à
la promesse de l’Auteur, il n’y a point de gouteux dans le
monde qui, après sa guérison, ne brule de grand cœur en son
honneur & gloire la plus belle chandelle qu’ait jamais
eu le plus grand Saint du Paradis. Il paroit ici deux
Volumes d’Anecdotes Littéraires, dans lesquels on trouve
tout ce qui est arrivé de plus agréable de
plus interressant à nos Ecrivains depuis deux Siécles. En
voici quelques unes, Monsieur, qui vous serviront
d’échantillon pour juger des autres.
Pour varier donc encore plus les
matieres de cette Lettre, je vous dirai pour nouvelle, que
M. Marmontel, qui s’est fait quelque
réputation par ses deux Tragedies de Denis le Tiran, &
d’Aristomene, dont je vous ai parlé dans mes autres Lettres,
se dispose à nous donner incessamment celle de Cléopatre,
cette fameuse Reine d’Egipte, si renommée par ses amours
avec Marc Antoine. Il est d’autant plus étonnant que nos
grands Poëtes François ne se soient point exercés sur ce
sujet, que tout le monde sçait que c’est un des beaux
morceaux de l’Histoire ancienne. De quelle beauté
n’auroit-il pas été s’il eut été mis au Théatre par le grand
& sublime Corneille, par le tendre Racine, & même
par Messieurs de Campistron, Crebillon, & Voltaire.
J’ignore les raisons qui le leur ont fait négliger ; mais ce
que je puis bien assurer ici, c’est que ce n’a pas été
manque de talents ni de capacité. Monsieur Marmontel en
a-t-il assez pour y réussir ? Bien des gens, peu prévenus en
sa faveur, en doutent. D’autres envieux, sans doute, de la
réputation que lui ont faite ses deux Piéces, ont porté la
jalousie & la partialité jusqu’à condamner par avance
celle-ci que personne n’a encore vue. C’est ce qui paroit
par un grand nombre d’épigrammes qui roulent déja sur ce
sujet. Je pourois vous en envoyer une bonne partie qui m’est
parvenue ; mais ceux qui les ont composées n’y ont pas assez
respecté leurs Lecteurs. D’ailleurs les injures qu’ils lui
disent sont si grossieres, qu’elles ne peuvent être du goût
des honnêtes gens. Contentez-vous donc, Monsieur, de
celle-ci, qui est la plus modérée. Elle fait allusion à la
querelle que M. de Marmontel eut, il y a quelque tems, avec
M. Freron, au sujet de sa Tragedie d’Aristomene, & dont
je vous ai fait le récit dans une de mes Lettres *1. J’ai l’honneur d’être, &c.
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Premiere Expérience. Prenez l’eau sale & noire qui
s’écoule du fumier qu’on laisse exposé à l’air & à
la pluye dans les basses-cours de la Campagne. &
conservez-la dans des fosses creusées tout exprès. Cette
eau est la substance la plus pure du fumier, &
fournit aux Végétaux une nourriture supérieure à tout ce
qu’on peut imaginer, quoique on laisse ordinairement
perdre. Amassez de l’Urine humaine, & laissez la
corrompre en la faisant auparavant évaporer sur le feu ;
Meslez ces deux eaux ensemble, & mettez-les en
digestion sur le feu dans un vase de
cuivre ; Faites tremper ensuite dans cette eau le grain
que vous voulez semer, il fructifiera au quadruple,
& vous n’aurez jamais la peine de fumer vos terres.
Cette Expérience a été faite en Silesie.
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Seconde Expérience. Si l’on
met tremper un demi-picotin de froment dans du sang de
Taureau pendant deux fois vingt quatre heures, &
qu’on le seme ensuite après l’avoir laissé sécher, on
aura, à la récolte, des Epics extrêmement fournis &
beaucoup plus chargées de grain que touts <sic>
les autres.
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« Un
Chimiste, dit-il, envoya, en 1648, à l’Empereur
Ferdinand III, qui étoit pour lors à Prague, un grain de
poudre avec lequel on convertit en or pur trois livres
de Mercure (ou vif Argent.) Le Gentilhomme, qui fit
cette opération en présence de l’Empereur même,
s’appelloit Richhausen ; & ce Prince, pour l’en
recompenser, le créa Baron de l’Empire. Sa Majesté
Impériale fit même fraper avec cet or une Médaille sur
chaque côte de laquelle on grava une Inscription. On
voyoit sur l’un, un jeune homme nud, avec un Soleil qui
lui tenoit lieu de tête. Il s’apuyoit de la main droite
sur un Livre, & il tenoit de l’autre un Caducée. Sur
ce côté de la Médaille on lisoit la Devise suivante :
Divina Metamorphosis jest. Ferdin. III. Sur les révers
de la même Médaille on lisoit les paroles suivantes :
Raris ut hœc hominibus nota est Ars, ita raro in lucem
prodit. Laudetur Deus in œternum qui partem infinitœ suœ
scientiœ abjectissimis suis creatures communicat.
Monconis, qui avoit fait une étude très sérieuse de la
Chimie dans laquelle il étoit devenu fort habile,
raporte, dans ses Voyages, que le Comte de Par lui avoit
dit, qu’un Vieillard presenta à l’Empereur
quelques grains d’une poudre dont il le pria de faire
l’essai, l’assurant qu’il la croyoit de quelque utilité.
Ce Prince lui ordonna de revenir au bout de trois jours.
L’essai ayant été fait, on trouva que cette poudre avoit
converti huit onces de Mercure en Or. L’Empereur ayant
ordonné qu’on arrêtât cet homme ; on le chercha en
vain ; il s’étoit déja évadé, & on ne l’a jamais
revu depuis ».
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Voiture ayant offensé un Seigneur de la Cour
par un trait malin, celui-ci, qui cherchoit à en tirer
vengeance, voulut lui faire mettre l’épée à la main.
« La partie n’est pas égale, lui répondit Voiture. Vous
êtes grand je suis petit. Vous êtes brave, je suis
poltron ; Vous voulez me tuer, & bien, je me tiens
pour mort ». Cette Saillie plaisante fit rire son
ennemi, & le désarma.
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Saumaise fut choisi pour
deffendre Charles I. Roi d’Angleterre contre ses
ennemis : Voici de quelle manière il commença l’Apologie
de ce Prince. « Anglois, qui vous renvoyez les têtes des
Rois comme des balles de paume, qui jouez à la boule
avec des Couronnes, & qui vous servez des Sceptres
comme de Marottes, &c ». Il faut avouer que ce debut
a quelque chose de bien singulier dans la bouche d’un
homme qui avoit autant d’esprit & d’érudition qu’en
avoit M. de Saumaise, surtout dans une affaire aussi
grave, aussi sérieuse, & aussi triste que celle de
ce Roi que Cromwel fit périr sur un échafaut.
Ebene 3
Pierre Corneille parloit fort
peu, même sur les matières qu’il entendoit le mieux,
& quand on lui reprochoit quelquefois qu’il se
négligeoit dans la conversation, il répondoit
ordinairement, Je n’en suis pas moins Pierre Corneille.
Ebene 3
La Motthe le Vayer, en
parlant d’un Ecrivain scrupuleux, de sa connoissance,
dit qu’il passa vingt quatre heures entières à rêver
comment il feroit pour éviter de dire ces deux mots Ce
Senat, à cause de la ressemblance qui se rencontre dans
les deux premières sillables.
Ebene 3
Varillas avoit un Neveu qui,
lui écrivant un jour, termina sa Lettre par ces mots
ordinaires, mais mal Orthographiez ; Votre très
hobéissant Serviteur, &c. Cet Ecrivain fut si piqué
de l’ignorance du jeune homme, qu’il le désherita par
cette seule raison, & fonda de son bien un College
dans sa patrie (Qu’on verroit en France d’héritiers
frustrez si tous les parents en usoient de même envers
ceux qui leur appartiennent ! Ce seroit sans doute un
moyen d’y rétablir la Science de l’Ortographe, que les deux tiers & demi des François
ignorent aujourd’hui.)
Ebene 3
Le Cardinal d’Etrées étant à
Rome, & louant Corelli sur la beauté de ses Sonates
« La gloire, lui répondit-il Monseigneur, en est due à
votre Lulli. Je n’ai point eu d’autre Maitre dans la
Musique ».
Ebene 3
L’Abbé Desfontaines voulant
se justifier auprès d’un Magistrat qui ne pensoit pas
avantageusement de lui, ce Magistrat lui dit. « Si l’on
écoutoit tous les accusez, il n’y auroit point de
coupables. . . . . Si l’on écoutoit tous les
accusateurs, lui repartit l’Abbé, il n’y auroit point
d’innocents dans le monde ».
Ebene 3
Lorsque le Pere Massillon
(Prêtre de l’Oratoire, & qui a été ensuite Evêque de
Clermont, en Auvergne) prêcha son premier Avent à
Versailles, Louis XIV. lui dit ces paroles
remarquables : « Mon Pere, j’ai entendu plusieurs grands
Orateurs dans ma Chapelle ; j’en ai été fort content.
Pour vous, toutes les fois que je vous ai entendu, j’ai
été très mécontent de moi-même ».
Metatextualität
Je ne crois pas avoir besoin
de vous dire ici, Monsieur, qu’il n’est pas nécessaire
d’être ni homme d’esprit, ni homme de Lettres, pour
donner au Public de semblables compilations. Celle-ci
nous vient cependant d’un homme qui nous a fait voir
qu’il étoit assez pourvu de l’un & de l’autre, &
sur tout d’une grande élegance dans son stile. C’est
Monsieur l’Abbé Rainal, Auteur des deux brillantes
Histoires, du Parlement d’Angleterre, & du
Stadthouderat, deux Ouvrages qui ont été aussi bien
reçus ici, qu’ils ont été mal accueillis en Angleterre
& en Hollande où ils ont été réfutez. Dès qu’on a
sçu ici qu’il étoit l’Auteur du Livre que je viens de
vous annoncer & d’extraire, tout le monde l’a
félicité sur son heureux loisir qui lui permet de
s’occuper ainsi à des bagatelles. Ce n’est pas cependant
que ce Recueil ne soit amusant ; mais on se lasse de le
lire, comme s’il n’étoit farci que de sotises. La raison
en est toute simple & naturelle. L’esprit de l’homme
aime la variété ; & un piquant continuel ne l’ennuye
pas moins à la fin qu’une continuité de fadeurs & de
platitudes.
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l’oeil ardent comme un Basilic,
Le fer en main, la peur dans l’ame,
Matmontel <sic> tu deffends ton Drame.
De l’Hélicon hargneux Aspic,
S’il faut que ton ignoble lame
Se prenne à quiconque te blâme,
Envoye un Cartel au Public.
Le fer en main, la peur dans l’ame,
Matmontel <sic> tu deffends ton Drame.
De l’Hélicon hargneux Aspic,
S’il faut que ton ignoble lame
Se prenne à quiconque te blâme,
Envoye un Cartel au Public.
Paris ce 19 May 1750.
Jeudi le 28. Mai 1750.
1* Voyez N°. 18. du premier Tome de cet Ouvrage, pag. 147. & suiv.
