Zitiervorschlag: Anonyme (Charles de Fieux de Mouhy) (Hrsg.): "No. 15.", in: La Bigarure, Vol.3\15 (1750), S. 113-120, ediert in: Ertler, Klaus-Dieter / Hobisch, Elisabeth (Hrsg.): Die "Spectators" im internationalen Kontext. Digitale Edition, Graz 2011- . hdl.handle.net/11471/513.20.4646 [aufgerufen am: ].


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N°. 15.

Ebene 2► Brief/Leserbrief► Dans l’Histoire Tragique de la Signora Olimpia Carantani, qui a fait le principal sujet de ma derniere Lettre, vous avez vu, Monsieur, les suites funestes de la violence que les parents ne font que trop souvent à leurs enfans pour leur faire embrasser la vie du Cloître quoiqu’ils sachent qu’ils y ont une répugnance invincible. Une seconde Avanture, dont je vous ai promis le reçit, va vous faire voir qu’il ne suffit pas de n’avoir point été forcé à embrasser cet état, mais qu’il faut encore, auparavant, se bien consulter soi-même, & que quand on a une fois choisi ce genre de vie, il en faut remplir tous les devoirs, surtout ceux dont l’inobservation est presque toujours suivie du scandale, & souvent de quelque chose de pire. Combien de Moines, faute d’être bien persuadez de cette importance Verité, & d’agir en consequence ne deshonorent-ils pas, tous les jours, un etat respectable par lui-même, mais que quelques-uns ont rendu si méprisable par leur conduite licentieuse, qu’il est aujourd’hui regardé par bien des gens comme l’opprobre de la Societé ! Il semble, en effet, que, depuis quelque tems, ils ayent pris à tâche de divertir ici le Public par les scènes scandaleuses qu’ils lui donnent. Tantôt c’est un Cordelier, tantôt un Capucin ; aujourd’hui c’est un Dominicain, un Bénédictin (a1  ; demain ce sera un Bernardin ; enfin il n’y a pas jusqu’aux Piquepuces (b2 qui ne soient aussi mis [114] sur les rangs ; comme s’il étoit arrêté que le Vertueux S. François doit avoir, dans toutes les branches de son Ordre, des Enfans qui le deshonorent. En voici la preuve.

Ebene 3► Allgemeine Erzählung► Fremdportrait► Un Frère Quêteur, de cette branche Réformée de l’Ordre Séraphique, Moine fait au tour, grand, bien rablé, & propre à bien autre chose encore qu’à porter la Beface, vint, il y a quelques jours, à Versailles, pour y ramasser les petits revenus que son Ordre s’est assignez sur la crédulité du peuple. ◀Fremdportrait Après avoir fait assez bien fructifier ses Dieu vous les rende ! le Caffard entre dans un Cabaret, pour s’y remettre un peu de ses fatigues, & y reprendre ses forces. « Dieu soit céans, dit-il en entrant ! Messieurs, ajouta-t-il en s’adressant à la Compagnie qui se trouvoit là, ne mettrez-vous rien dans mon petit tronc ? Le bon Dieu sera votre récompense ». Notre Moine, après avoir fait une assez bonne Collecte, demande une bouteille de vin. Alors s’étant mis à table auprès de quelques personnes, il leur raconte, en la buvant, les miseres des Freres Quêteur, & la vie plus qu’Angélique des Vénérables Peres de son Ordre. Comme ce récit fut fort long, il eut besoin d’une seconde bouteille pour l’achever. « Quand on a fait autant de chemin, dit-il, que j’en ai fait aujourd’hui, je vous assure, qu’on est bien altéré . . . . A vous Messieurs ! . . . Ce vin-là n’est pas mauvais ; & nos Peres s’en accomoderoient beaucoup mieux, que de la piquette qu’ils boivent ; mais le Couvent est pauvre ; & sans votre Charité, nous mourrions tous de faim ».

Le bon Frere ayant vuidé sa seconde bouteille, & un peu réparé ses forces, se remet en quête, & fait la ronde du Cabaret, pour tâcher de trouver dans la bourse d’autrui de quoi remplir le vuide qu’il venoit de [115] faire à la sienne. Il entre pour cet effet dans un Salon où cinq Gardes-du-Corps étoient à boire, & à se réjouir : « Allons, Messieurs les gens du Roi, leur dit-il en les saluant, donnez quelque chose au Frere Quêteur pour nos pauvres Peres qui prient le bon Dieu nuit & jour pour vous ».

Vous sçavez, Monsieur, la vie peu réguliere que menent la plûpart des Membres de ce Corps qui, après nos Mousquetaires, passent pour les plus grands égrillards de Paris. L’Amour du jeu, du vin, & des femmes, voila leurs trois passions favorites ; fort bons enfans, d’ailleurs très honnêtes gens ; car on ne souffre point de bassesses parmi eux ; surtout grands amateurs de la joye. « Oui-da, Frere, dit au Moine un de ces Messieurs. Nous vous ferons volontiers la Charité, mais à condition que vous nous procurerez quelques-unes de vos aimables & jolies Dévotes : Allons, Révérend Frere Frapart, asseyez-vous là avec nous. Nous allons boursiller, & voir ce que nous pouvons faire pour vous ».

Le Frocart ne se le fait pas dire deux fois. Il prend place, & se met à table avec eux. La conversation s’engage, & roule sur la matiere qu’on venoit de proposer. Ces Messieurs en racontent des plus belles, & font au bon Frere une Confession des plus circonstanciées de leurs galants exploits. Le <sic> Motne les écoute avec plaisir, & boit quelques rasades pour se laver la conscience de toutes les ordures qu’ils lui débitent. A force de laver, la chaleur du Vin lui monte à la tête ; son imagination s’échaufe ; il se démasque insensiblement, & se montrant enfin dans tout son naturel, il leur fait voir qu’il n’est rien moins qu’indifférent pour le Sexe ; que tout Moine, tout Frere, tout Mendiant qu’il est, il a de tems en tems l’honneur d’en triompher ; enfin notre Frocart leur fait connoitre qu’il ne leur cede en rien de ce côté-là.

Cependant les Gardes-du-Corps, qui avoient envie de lui jouer un tour pour le punir de sa Luxure (car les personnes les moins scrupuleuses n’aiment point le libertinage dans les Religieux, ) redoublent la dose des [116] rasades. Le Moine, aussi aguetri dans les exploits Bachiques, que dans les Conquetes galantes, leur tient tête. On se réjouit, on s’en donne tant & plus ; & pour conclusion, on projette, pour le soir même, une partie de plaisir où chacun promet de se trouver avec sa chacune. Le Frere Quêteur y est invité, & pour l’engager à n’y pas manquer, chacun des assistants promet de lui donner une ecu de six livres pour les pauvres Peres de son Couvent Enfin, sous pretexte d’éviter le scandale, mais uniquement pour mieux amorcer encore le Frocart, on choisit, pour le lieu du rendez-vous, l’appartement d’un de ces Messieurs.

Notre Moine ne manque pas de s’y rendre à l’heure marquée. . Des cinq Gardes-du-Corps qui devoient être de la partie, il n’en trouve qu’un auprès duquel étoit un jeune homme, d’une fort jolie figure, qui lui servoit de Domestique, & qu’il avoit fait déguiser en femme. Après les remiers compliments, le Frere ayant demandé où étoient les quatre autres Messieurs qui devoient être de la partie, on lui répond qu’on les attend, & qu’ils vont venir. Le Garde, après quelques moments de conversation, fort de son appartement sous prétexte d’aller faire hâter le souper, & laisse la Moine seul avec sa prétendue Maitresse.

Le Frocart, trompé par l’apparence, veut profiter de l’occasion qui lui paroit des plus favorables, & se met à en conter au Domestique travesti. Celui ci, qui étoit parfaitement bien instruit du rôle qu’il devoit jouer, fait tout ce qu’il faut pour agaçer son humeur galante. Il y réussit au point, qu’il l’attira bientôt dans un Cabinet où le Moine comptoit jouir d’une des meilleures fortunes qu’eut jamais eu aucun Enfant du Benoît Père S. François, depuis l’institution de son Ordre Ils se disposoit, & s’étoit même déja mis en état d’en goûter les plaisirs, lorsque les quatre autres Domestiques de ces Messieurs qui étoient cachez dans le Cabinet, paroissent tout-à coup, armez chacun d’une grosse poignée de Verges Ils lui tombent tous les quatre sur le corps, & se mettent à le châtier comme il faut du crime qu’il vouloit commettre.

[117] S’il put soufrir le commencement de cette Scène sans crier, elle ne finit pas assez tôt pour qu’il y pût tenir. Il se plaignit, cria, demanda pardon, pria, pleura, jura, pesta, tempèta, enfin il fit tout ce qu’il put pour tâcher de fléchir ses Boureaux ; mais plus il crioit, & plus les coups de Verges trottoient. Deja le sang lui ruisselloit ; & ses cris devenoient d’autant plus aigus, que les coups de Verges etoient fortement & vivement appliquez. A ce bruit l’Hôtesse de la maison accourt. Elle s’informe de ce que c’est ; & l’ayant appris, elle n’est rien moins qu’attristée du sort du Moine. Elle invite, au contraire, & exhorte les Valets de ses Locataires à bien faire leur devoir, & à ne pas ménager ce malheureux qui étoit venu pour deshonorer ainsi, par ses infamies, leurs Maitres, & sa maison.

Cependant comme le bruit, au lieu de cesser, ne fait qu’augmenter encore, les Voisins & Voisines accourent aussi pour en aprendre la cause. Dès qu’on la leur dit, tous sont du même avis que l’Hôtesse, & répondent que c’est très bien fait Enfin nos quatre Correcteurs, las de fustiger le Penaillon, dont l’etat déplorable, dans lequel ils l’avoient mis, leur fit peut-être pitié, lâcherent leur patient, qui s’enfuit comme il put, non sans attraper encore, en passant, quelques coups d’étrivieres Il crut s’être échape à la faveur de l’obscurité ; mais son malheur voulut encore qu’il tombat, à quelques pas de-là, entre les mains de la Patrouille qui accouroit pour voir ce qui se passoit dans l’appartement du Garde-du-Corps. Il fut saisi & arrêté, de-là conduit dans la prison que la Justice ait ordonné de son châtiment. . . . . Belle & instructive leçon pour tous les Moines libertins, dont le nombre n’est pas aussi petit, que bien des gens se l’imaginent ! En voici une seconde qui ne les sera guére moins pour bien des personnes.

Zitat/Motto► Felix quem faciunt aliena pericula cautum ! ◀Zitat/Motto

Un Capitaine de nos Gardes Suisses nommé Pientz, du Canton de Basle, bien convaincu que nous sommes [118] tous sujets à la mort, mais incertain de l’heure où elle viendroit le prendre, se trouvant de plus, ces jours derniers, très dangereusement malade, jugea à propos de prévenir le dérangement & le trouble qu’elle aporte ordinairement dans les familles. Craignant de tomber dans le fleuve d’Oubli sans avoir disposé des biens, passablement considérables, qu’il avoit plû à la Providence de lui départir, il crut qu’il seroit très bien de faire son Testament. A cela l’on n’auroit rien à dire. C’est une précaution sage & louable que prennent tous les jours les plus honnêtes gens ; Mais ce qu’il y a de particulier dans celui-ci, c’est qu’il ne fit le sien, que pour frustrer de son bien ses héritiers légitimes. Pour leur faire encore un plus grand débit, il choisit pour son Légataire Universel le plus grand débauché, & le plus grand dissipateur de toute sa famille.

A cette Nouvelle, l’Héritier, pénetré de joye & des meilleurs sentiments du monde, vient trouver son parent malade, lui fait offre de tous les services qu’il se croit capable de lui rendre, & se met en devoir d’effectuer ses protestations. Il le soigne, il le flatte, il l’entretient, comptant que sa cariera va bientôt finir. Mais les meilleurs intentions du monde ne peuvent que dégénérer, avec le tems, lorsqu’elles ont été portées dabord à l’extrême. Comme celles-ci avoient été des plus chaudes, elles perdirent insensiblement de leur chaleur ; de maniere qu’au bout de huit jours il y eut beaucoup de refroidissement de la part de l’Héritier. Ce fut encore pis au bout de la quinzaine. Du refroidissement, notre Légataire passa à l’indifférence ; enfin il s’ennuya de voir que ses affaires, au lieu d’avancer, reculoient de jour en jour. La Mort, qui se plait à faire enrager les hommes, sembloit, dans cette rencontre, en vouloir plutôt à l’Héritier, qu’au Testateur. A mesure que le malade, devenu convalescent, donnoit de nouvelles marques de rétablissement, à mesure on voyoit aussi croitre le tourment & le désespoir du Légataire ;

Zitat/Motto► Ille sibi introrsum & sub lingua immurmurat ; O si Eventat ehullit patrui prœclarum funus ! ◀Zitat/Motto

[119] Enfin prévoyant que son parent, & bienfaiteur ; échapera à cette maladie, & craignant, d’un autre côté, qu’un repentit ne lui fit rayer de son Testament, après sa convalescence, la clause qui devoit le rendre heureux, il imagina un moyen pour faire valoir promptement la disposition du Testateur. Ce fut d’empoisonner du Vin, & de le faire boire à son parent. Il le lui presenta en effet ; mais, soit par un heureux pressentiment, soit par un pur effet du hazard, qui ne permit pas qu’il eut soif pour lors, le Convalescent refusa de boire la position, & se contenta de la faire mettre auprès de lui.

Sur ces entrefaites, un Commis de la Douana, Ami du malade, vient le voir & le feliciter sur sa convalescence. Tout le monde sçait que ces sortes de gens ne sont rien qu’ennemis du Vin. Celui-ci voyant la liqueur vermeille dans le Gobelet, est tenté d’en goûter, & le fait, sous prétexte de voir si elle n’est pas ou trop chaude, ou trop froide. Il approche de sa bouche la fatale coupe ; mais heureusement pour lui que le mauvais goût que le poison avoit donné au Vin l’empêche d’avaler toute la liqueur empoisonnée. On peut juger de l’effet qu’elle auroit produit, par ce qui lui arriva quelques moments après. En effet à peine avoit-il remis le Gobelet sur la Table, que ses levres, sa langue, sa bouche, & toutes les parties qui avoient touché le fatal breuvage lui enflerent tout à coup, & devinrent comme lépreuses.

Un accident si subit, & dont il n’étoit pas fort difficile de deviner la cause, ouvrit les yeux au Testateur qui, pour justifier son parent, se garda bien de prendre, ni même de goûter, la liqueur qu’il lui avoit si officieusement préparée & presentée. Par l’état où il voit le Commis, il juge de celui où il seroit lui-même s’il l’avoit avalée, & il remercie Dieu de la grace qu’il lui a faite.

Cependant le Commis, ne pouvant supporter les douleurs que lui causent quelques goutes de ce funeste breuvage qu’il a prises, & soupçonnant qu’il est empoisonné, se fait reconduire promtement chez lui. Il envoye chercher sur le champ le Medecin, le Chirurgien, & l’Apotiquaire auxquels il raconte ce qui lui vient d’arriver. Ils lui confirment, tous trois, la vérité du fait qu’il n’avoit fait que soupçonner ; & comme les Symptomes en sont évidents, ils ont recours aussitôt au contre-poison pour le tirer d’affaire.

Des actions de cette nature ne peuvent pas demeurer long-tems cachées, & la Vengeance Diviné, qui veille incessamment pour la punition des crimes, ne permet jamais qu’ils tombent dans l’oubli. Cinq témoins qui avoient, en quelque façon, vu commettre celui-ci, n’avoient garde de l’ensévelir dans le silence. Aussi la Justice en fut elle bientôt informée. Le Coupable, qui étoit absent, au moment de la découverte de son crime, & à qui le malade, dans la crainte de quelque plus grand malheur, s’étoit bien gardé de rien dire, a été arrêté en conséquence, & mis dans la prison où il attend que les Juges ordonnent de son sort.

[120] Quoique cette Avanture soit assez singuliere par elle même, & fasse ici beaucoup de bruit, ce qui étonne encore plus le Public, c’est la tranquilité du Criminel qui a comparu devant ses Juges avec autant d’assurance, & un visage aussi serein, que s’il n’eut fait dans tout cela qu’une action ordinaire, & par conséquens, très excusable. Il convient, qu’à la vérité il auroit pu s’en dispenser, mais il ajoute que son intention dois faire sa Justification. « Lassé de voir mon parent soufrir, a-t-il dit à ses Juges, & sachant qu’il étoit difficile de lui émouvoir la bile, je lui avois préparé ce breuvage comme une Medecine salutaire. Si elle a eu un effet tout contraire, c’est un malheur qu’il faut plutôt attribuer à mon peu d’expérience, qu’à aucun mauvais dessein de ma part ». ◀Allgemeine Erzählung ◀Ebene 3

Que dites-vous de ces raisons Monsieur ? Vous paroissent-elles bien recevables, & croyez-vous que des Magistrats aussi éclairez que ceux de notre Parlement s’en contenteront ? C’est ce que j’ai peine à croire. Vous serez sans doute curieux de sçavoir le dénouement de cette Avanture. Le tems nous l’apprendra ; & je ne manquerai pas de vous en informer aussitôt. En attendant, j’ai l’honneur d’être, &c.

P. S. Puisqu’il me reste encore un peu d’espace, j’en profite pour vous envoyer une petite Nouveauté que je reçois dans le moment.

couplet.

A la louange de Madame la Marquise de Pompadour,

Ebene 3► Sur L’Air : O gué lon la, Bergere ; O gué lon la.

Apollon dans Cythere
Fit l’autre jour’
Un éloge sincere
De
Pompadour
Le Trio des Graces sourit,
L’Amour applaudit,,
Venus l’approuva.
O gué lon la, Bergere, O gué lon la. ◀Ebene 3

Paris ce 16 Mai 1750.

◀Brief/Leserbrief ◀Ebene 2

livres nouveaux.

Qui se vendent dans la Boutique de Pierre Gosse, Junior, Libraire de S. A. R. sur le Plein la seconde Maison près du Heerestraat à la Haye.

Petit Reservoir contenant une Varieté de Faits Historiques & Critique, de Littérature, de Morale & de Poësies &c. &c. quelquefois de Petits Avantures Romanesques & galantes. Ouvrage Periodique, 8. Haye, 1750.

L’Observateur Hollandois, Ouvrage Periodique, in 8. dont il paroit une demie feuille regulierement Chaque Semaine.

Le Babillard Comedie en un Acte en Vers, 8. la Haye, 1750. ◀Ebene 1

1(a) Voyez le second Tome de cet Ouvrage, N. 22. pag. 11. le Tome III. N. 2. pag. 10. & suiv.

2(b) C’est ainsi que l’on nomme à Paris les religieux qui suivent la Réforme du Tiers Ordre de St. François, & qu’on appelle ailleurs Penitents. Ils ont en France soixante & quelques Couvents. Ce nom leur est venu de celui du Vilage de Piquepuce où est située leur principale Maison qui leur fut donnée par Vincent Mussart leur Reformateur.