Le Mentor moderne: Discours CXXV.
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Discours CXXV.
L’ajustement est devenu une
matiére tellement considerable, qu’on ne sauroit la négliger,
pour peu qu’on ait de la tendresse pour soi-même ; c’est cette
apparence exterieure, qui nous attire des civilitez & des
respects ; c’est elle qui prête du lustre à chacune de nos
actions, c’est elle qui nous sert de passe-par tout, pour nous
introduire dans les meilleures Compagnies, enfin c’est elle, qui
fait le merite le plus brillant de nôtre Jeunesse Britannique.
Autrefois une opinion fort heterodoxe régnoit parmi les Gens de
Lettres, qui s’imaginoient, que pour s’établir duëment dans le
Caractere de Bel-Esprit, il étoit d’une nécessité absoluë de
mépriser tout ajustement. Cette affectation peu judicieuse
affadissoit toute leur conversation, elle ôtoit la force à tous
les termes, dont ils se servoient, & les rendoit incapables
d’exciter l’attention d’une Compagnie femelle pour les
meilleures choses, qu’ils pouvoient dire. Ils avoient le chagrin
de voir qu’à leur barbe un Idiot bien habillé
s’empatoit des oreilles des Dames aussi bien que de leurs yeux,
& qu’à chaque fadaise qu’il prononçoit il étoit honoré d’un
ris applaudissant, qui le felicitoit de savoir si bien ajuster
ses pensées. Le genie, comme l’on sait, n’est point un effet de l’art,
mais un don de la Nature. On le voit évidemment à l’égard de
l’espece de genie, dont il est question ; on en découvre déja
quelques rayons dans la premiere enfance. Le petit Monsieur, qui
ne fait qu’essayer encore des paroles mal articulées, se met à
rire, dès qu’on remuë devant lui les plumes de son Bonnet, &
il se précipite, pour jetter ses menottes dans la Perruque
blonde de son Papa. La petite Demoiselle est charmée quand on
l’ajuste avec les rubans de sa Mere, elle regarde avec transport
les couleurs vives d’un éventail, & elle tend son petit bec
à un Cavalier brodé, pendant qu’elle se cache à la vûë du
tablier bleu de la Blanchisseuse. A peine a-t-elle
trois ans, que l’ajustement de sa Poupée devient sa grande
occupation, & l’on voit souvent que son goût se déploye déja
dans sa maniere d’orner cette Machine. Nous avons une espece
d’esquisse d’ajustement dont l’invention est étrangere, aussi
bien que le nom, c’est le deshabillé ; chaque partie de cet
ajustement est mise d’un air libre négligé, & pour ainsi
dire, à tout hazard ; mais un certain genie se découvre pourtant
au travers de cette négligence apparente, de la même maniere
qu’on découvre l’habileté d’un Peintre dans deux ou trois hardis
coups de Pinceau. Il faut rendre cette justice à la Nation
Françoise, qu’elle surpasse toutes les autres dans l’étenduë,
& dans la secondité de cette branche du genie ; il n’y a pas
une des modes, qui soient à present en vogue parmi nous, dont
nous ne soions redevables à l’heureuse imagination de nos
ingenieux Voisins. Les Dames d’entre’eux déployent toute la
force & toute la fertilité de leur esprit, sur chaque
nouvelle Jupe qu’elles songent à donner au Public ; celles, qui
se distinguent, ménagent tous les jours quelque nouvel agrément
à leur Coëffure, & elles auroient honte de
paroître deux fois de suite ajustées précisément de la même
maniere. Quoique le Beau Sexe parmi nous soit très inferieur à
cet égard aux Françoises, il faut avouër pourtant, qu’il a
infiniment plus de genie generalement parlant, que nous autres
hommes ; on peut dire même, que depuis quelques années nos Dames
ont fait des efforts d’invention extraordinaires, & que par
là elles ont contribué beaucoup à la Consomption de nos
Manufactures ; pendant que les hommes se sont contentes
d’étendre ou de resserrer les bords de leur Chapeau, & de
varier un peu la pâte de leurs Poches, nos Belles ont baissé
leur coëffure, elles se sont renfermées dans le vaste
retranchement des Jupes de Baleine, & elles ont exercé un
pouvoir arbitraire sur les falbalas de toutes sortes. Le Corps a
été baissé par derriére, pour mieux étaler les beautez du col
& de ses dépendances, & les manches ont pris plusieurs
figures differentes ; sans faire mention ici de certaines
delicatesses d’ajustement, qui sortent des régles generales de
la mode, & qui procédent du goût particulier de certains
génies extraordinaires. Après ces préambules, je
viens au fait ; l’Art Poëtique, & l’Art de l’ajustement ont
de si étroites liaisons, que les régles de l’un peuvent
parfaitement bien être appliquées à l’autre. Comme dans un Poëme
toutes les parties differentes doivent avoir une certaine
harmonie avec le tout, il faut pour s’habiller d’une maniere
symetrique, que l’Habit, la Veste, & les Culottes soient de
la même piéce, & se soûtiennent mutuellement par
l’uniformité de la couleur. Aristote prescrit à tous les Poëtes
Dramatiques une observation judicieuse du Tems, du Lieu, &
de l’Action. Cette maxime est excellente, mais elle ne convient
pas moins à ceux, qui s’appliquent à l’étude profonde de
l’ajustement ; commençons par le tems ; qu’y a-t-il de plus
absurde que l’habit de velours en Eté ? Cependant quoi de plus
charmant, en Hyver ? Le Manchon & la Palatine de fourure
font un ridicule effet au mois de Juin, & ils sont fort
agréablement remplacez par l’Eventail, & par le Fichu de
Turquie. En un mot, chaque partie de l’habillement doit se
rapporter à la Saison, & il n’est pas possible
de s’habiller avec esprit, sans s’accommoder au Tems. Il ne faut
pas que celui, qui se pique de savoir se mettre, soit moins
exact observateur du Lieu ; qu’y a-t-il qui donne un air plus
aisé à une Dame le matin à sa Table à Thé, qu’une Robbe de
Chambre ouverte & flottante ? N’est-il pas sûr encore que
les hommes, qui entendent l’art de s’habiller peuvent se montrer
aux Bains, sans choquer les bienséances, avec de belles
Indiennes, ou d’autres Robbes magnifiques. Pour ce qui regarde
l’action, c’est elle sans contredit, qui donne l’ame à
l’ajustement aussi bien qu’à la Poësie. La tête, les bras, les
jambes ; tout doit conspirer à répandre le bon air sur un
habit ; qu’est-ce qui distingue le plus la parure de la Cour
d’avec celle de la Province, c’est sans doute l’action ; un
petit air de tête finement ménagé donne quelquefois tout le
merite à une nouvelle garniture de Rubans. Une prise de Tabac
saisie d’une maniere judicieuse peut prêter un nouvel éclat au
Diamant qui brille au petit doit d’une Dame, & en
raccommodant spirituellement son tour de gorge, elle fait placer
dans son plus beau jour une main bien tournée,
& un sein appetissant. Pour faire des progrès dans l’action,
rien ne me paroît plus propre que la Danse, & je ne croi pas
pouvoir trop la recommander. Elle donne un tour aisé au pied
& à la jambe, & elle ménage aux bras un mouvement libre
& gracieux. La maxime d’Aristote que je viens de développer
dans ses trois differentes parties, a de telles influences sur
l’art de se bien mettre, que je suis persuadé, que si on ne
l’observe pas l’habit le plus riche sera roide & affecté,
& que l’ajustement le plus gai, & le plus riant paroîtra
capricieux & fantasque. Les differens genres de Poësie
demandent de la difference dans le style ; l’Elégie doit être
tendre & triste ; l’Ode vive & brillante ; le Poëme
Epique grand & sublime, & ainsi du reste. C’est de la
même maniére qu’une Veuve doit faire paroître sa tristesse à
travers d’un Voile noir qui lui couvre le visage ; qu’une Mariée
doit peindre la satisfaction de son cœur, par le Brocard
d’argent ; & que l’Officier emprunte un air martial de
l’écarlate, & du Plumet. II y a une autre maniére de
s’habiller parmi nos Dames, qui ne sert que dans certaines
occasions ; c’est l’Habit de Chasse, ou l’Habit
d’Amazone, que d’habiles gens ont nommé d’une maniere assez
judicieuse l'Habillement Hermaphroditique. Je croi, pour moi que
l’Epithete Pindarique lui convient tout aussi bien, non
seulement parce qu’il s’est introduit, aux courses des Chevaux,
mais encore parce qu’on y remarque un composé du sublime du
Poëme Epique, & de la legereté delicate de l’Ode, qui
n’admet ni transition, ni liaison. Quelquefois il se leve chez
un Peuple, un génie superieur ; se soûtenant par ses propres
forces, il dédaigne de ramper sous les régles, & de copier
les autres. Il invente, il compose, c’est lui, que l’on suit. De
sa propre autorité il hazarde une poche étenduë en long, un
parement ouvert, une nouvelle tournure dans les Galons, ou une
nouvelle disposition dans la Broderie. Un tel homme semblable au
Peintres du premier rang veut avoir sa maniere qui le fasse
connoître aux habiles gens, du premier coup d’œil. Il y a
d’autre côté certains demi Beaux-Esprits qui n’étalent leur art,
que par piéces, & par morceaux, ce qui arrive quelquefois
faute de goût, & quelquefois faute d’argent.
Un Maître à danser du plus bas ordre manque rarement de se
donner des Bas couleur de feu, & des Souliers à talons
rouges ; par là il marque des égards particuliers pour ses pieds
& pour ses jambes, qui lui font gagner sa vie, tandis qu’il
néglige entiérement les parties supérieures de son corps,
auxquelles il n’a pas les mêmes obligations. On peut appliquer à
ces sortes de gens, ce qu’Horace dit de certains Poëtes à
marquetterie : Certaines gens, qui ne veulent briller que par
la beauté de leur visage, concentrent tout leur genie dans la
Perruque, qui d’ordinaire est comme l’enseigne des sentimens du
cœur, & de la profession de ceux, qui la portent. La
Perruque carrée, qui jette ses ondes partagées réguliérement sur
les deux côtez de la poitrine marque un Jurisconsulte, ou un
Politique. La Perruque cavaliere tressée par derriére avec des
rubans noirs, caracterise un homme de guerre, ou
du moins une ame fiere & belliqueuse ; & celui qui se
charge d’une quantité prodigieuse de cheveux blonds qui lui
descendent jusqu’à la ceinture, semble déclarer par là, qu’il ne
songe guéres à embellir le dedans de sa tête. C’est encore d’une
maniere exactement semblable que chaque Poëte a son goût, &
son stile, qui le caracterisent, & qui font voir, souvent
malgré lui, son humeur, & son naturel. Il arrive qu’une Dame
spirituelle relevera le goût de toute sa parure par un seul nœud
de rubans bien assorti, & artistement placé ; c’est ainsi
qu’un Poëte donne quelquefois de la vie & de la force à
toute une pensée, par une seule expression heureusement
employée. Allons plus loin ; on voit de jour en jour certains
termes vieillir & être bannis de l’usage, pendant que
d’autres naissent & enrichissent la Langue. Une succession
semblable a lieu dans les differentes parties de la parure. Les
franges succédent aux galons, qui à leur tour font place à la
broderie ; les corps accourcissent, & étendent la taille en
differens tems ; les Rubans sont sujets à un grand nombre de
vicissitudes, & de révolutions ; chaque année
la Coëffure s’abaisse & s’élève à differentes reprises,
& certains observateurs curieux de l’ajustement prétendent,
que dans l’espace de cinq années, toute la Femme change
entiérement depuis la tête jusqu’aux pieds. De plus, un Poëte se
hazarde de tems en tems à introduire dans le monde un mot de sa
propre invention ; c’est de la même maniere qu’une Dame d’un
genie superieur ose quelquefois en son propre & privé nom,
faire quelque innovation dans les modes généralement reçûës.
Mais comme Horace avertit les Poëtes de dériver leurs termes
nouveaux d’une origine Grècque, afin de leur donner une autorité
incontestable, je conseille aux Inventeurs des Modes, de rendre
toûjours leurs nouvelles inventions analogiques au goût
François ; si la Grece étoit la source des Belles Lettres, il
est certain que la France est la source de la parure.
L’habillement peut être encore mis en parallele avec la Poësie,
par la faculté, qui leur est commune d’exciter des passions. Une
experience parfaitement soûtenuë prouve, que la parure est la
cause la plus générale de l’amour. J’ai connu une Dame, qui se
jettoit à la tête d’un Plumet rouge, & qui
n’avoit point la force de refuser sa main à un Gand à franges
d’or ; la vûë seule d’un Laquais rustique étoit capable de lui
donner des vapeurs. Un habit plus beau & plus neuf, que le
sien, sur le corps d’une autre Femme lui inspiroit pour elle une
haine implacable, & une épingle mal placée la jettoit dans
des transports de rage contre sa Femme de Chambre ! Quelle
Rhetorique ne trouvoit-elle pas dans les boucles seductrices
d’une Perruque blonde ! Quelle éloquence irresistible n’avoient
pas pour son cœur l’Habit brodé, la Tabatiere d’or, & la
Canne à pomeau d’ambre ! Je mettrai des bornes à ces régles
critiques par quelques reflexions, sur la Coëffeuse, sur la
Couturrere, & sur la Femme de Chambre, les trois plus grands
instrumens de la parure des Dames. La Coëffeuse doit avoir une
connoissance parfaite de la Physionomie ; dans le choix des
rubans qu’elle employe il faut qu’elle ait de grands égards pour
le teint, & elle doit proportionner son ouvrage aux
differentes dimensions des visages, qu’on lui donne à orner ;
s’il s’agit d’accompagner des jouës larges, & boursouflées,
elle doit avancer la coëffure autant que la
bienséance de la mode le peut permettre, que l’ombre de la
dentelle éclipse une partie de cette largeur, qui donne au
visage un air mâle ; un petit visage ovale veut être coëffé en
arriére, pour qu’il paroisse dans toute son étenduë, & il
faut que les differens âges soient distinguez par des coëffures,
qui ont une certaine liaison avec elles ; il faut que la Mere
ait l’air plus posé que la Fille, & qu’une Femme surannée ne
s’attire point un ridicule inévitable par les ornemens brillans
de la Jeunesse ; chaque âge a, pour ainsi dire, sa beauté
particuliere ; & la coëffure ne doit servir qu’à accompagner
ces differentes sortes de Beautez, de la maniere, qui leur est
la plus convenable ; la Coëffeuse est à un beau génie en matiére
d’ajustement, ce qu’est à un habile Poëte l’étude des Mœurs
& des Caracteres. La Couturiere doit s’entendre en Anatomie,
& il est bon qu’elle ait un nom François ; on ne sauroit
s’imaginer le bon goût, que cette derniere particularité répand
sur un Habit ; il faut qu’elle sache cacher judicieusement
toutes les défectuositez d’un corps, & qu’elle ait l’art de
ménager si bien les baleines, qu’elle rende, en
dépit de la Nature la plus indocile, la taille fine, &
droite ; il faut qu’elle prenne bien garde pourtant de ne pas
ruiner le corps en l’embellissant, & de ne lui point donner
un air aisé, en resserrant trop les intestins, & en ôtant à
l’estomac la liberté de faire ses fonctions. La Couturiere est à
un beau genie en matiére de parure, ce qu’est à un bon Poëte, le
ménagement delicat de l’expression, qui n’expose les sujets que
de leur côté avantageux. La Fille de Chambre doit avoir toutes
les qualitez d’un savant Critique en matiére de Poësie ; sa
parure semblable à l’érudition de ces Messieurs, ne doit être
que de la seconde main. Il faut qu’elle ait un grand talent pour
la censure, & que sa langue soit faite à avilir les
meilleures choses. Pour donner de la nourriture à l’orgueil,
& à la médisance de sa Maîtresse, il faut qu’elle sache
répandre du ridicule sur l’air & sur l’ajustement des Femmes
les mieux faites, & envelopper même leurs vertus dans leurs
habillemens. On a remarqué, que Messieurs les Critiques ne
manquent jamais de faire les Chiens couchans devant leur Patron,
& qu’ils font tous leurs efforts pour élever
sa réputation sur la ruïne de celle de tous les autres ; tel
doit être le caractere d’une Femme de Chambre ; elle doit animer
l’air de sa Maîtresse, en augmentant sa vanité, & donner de
la majesté à sa démarche, en lui inspirant du mépris pour le
reste du Genre-Humain ; elle ne doit point oublier sur-tout, de
lui donner pour ses adorateurs, des manieres hautaines, &
dédaigneuses, en lui prêtant un grand nombre de Conquêtes
chimeriques. Comme il faut qu’un Critique se charge la mémoire
des noms de tous les fameux Auteurs, il faut que la Suivante
sache par cœur les noms de tous les petits Maîtres, & de
tous les jolis hommes de la Ville ; semblable en tout au
Critique en matiere de Belles Lettres, elle doit soûtenir que
dans toutes les Sciences la Theorie est préférable à la
Pratique, & qu’on peut décider parfaitement bien de la
parure des autres, sans qu’on ait le moindre talent de se mettre
bien soi-même. Outre toutes ces qualitez, il faudroit qu’elle
fût secrette, & qu’elle eut la force de ne point trahir sa
Maîtresse, & de ne point publier sous main les défauts,
qu’elle lui trouve ; ce don là est un peu rare,
& il vaudroit autant exiger d’un Critique de ne pas faire
confidence à ses Collegues des fautes qu’il trouve réellement
dans les productions de son Mécenas, quoi qu’il paroisse les
admirer de la meilleure foi du monde. La Fille de Chambre est à
une personne, qui se pique de se mettre de bon air, ce qu’est à
un Poëte un bon Connoisseur de ses Amis.
Zitat/Motto
Uratur Vestis amore tuæ.
Ovid.
Qu’il devienne amoureux de la beauté de vos ajustemens.Ebene 2
Metatextualität
Dans un de mes Discours précédens
j’ai fait tous mes efforts pour développer le Mechanisme du
Poëme Epique, & j’ai donné à mes Lecteurs la Recette
selon laquelle on peut composer des ouvrages de cette
importance, sans que le Genie en soit un des ingrediens. Je traiterai aujourd’hui un sujet d’une
plus grande étenduë, & d’une utilité bien plus generale.
Toutes mes reflexions rouleront sur l’ajustement mis en
parallele avec la Poësie.
Metatextualität
Avant que d’entrer
dans le détail de mon sujet, je poserai comme un principe
incontestable, & appuyé de l’autorité de tous les
Siécles, qu’il faut avoir du genie pour savoir s’habiller.
Zitat/Motto
Purpureus late qui splendeat unus & alter Assuitur
pannus.
Ils cousent à leur ouvrage quelques lambeaux d’une étoffe précieuse, qui éblouissent par leur éclat.
Ils cousent à leur ouvrage quelques lambeaux d’une étoffe précieuse, qui éblouissent par leur éclat.
Metatextualität
J’ose espérer que ce que je viens d’avancer ici
persuadera à mes Lecteurs qu’il faut absolument du genie
pour savoir donner un bon air à ses habits, comme il en faut
dans toutes les Sciences, & sur-tout dans la Poësie,
excepté seulement l’Epopée, qui ne dépend, comme je l’ai
démontré avec la derniére évidence, que d’un pur Méchanisme.
