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      <titleStmt>
        <title>XXXIX. Discours.</title>
        <author>Jacques-Vincent Delacroix</author>
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      <editionStmt>
        <edition>Moralische Wochenschriften</edition>
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          <name>Klaus-Dieter Ertler</name>
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          <name>Hannah Bakanitsch</name>
          <resp>Mitarbeiter</resp>
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          <name>Karin Heiling</name>
          <resp>Mitarbeiter</resp>
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          <name>Elisabeth Hobisch</name>
          <resp>Herausgeber</resp>
        </respStmt>
        <respStmt>
          <name>Barbara Thuswalder</name>
          <resp>Mitarbeiter</resp>
        </respStmt>
        <respStmt>
          <name>Sarah Lang</name>
          <name>Gerlinde Schneider</name>
          <name>Martina Scholger</name>
          <name>Johannes Stigler</name>
          <name>Gunter Vasold</name>
          <resp>Datenmodellierung</resp>
          <resp>Applikationsentwicklung</resp>
        </respStmt>
      </editionStmt>
      <publicationStmt>
        <publisher>
          <orgName ref="http://romanistik.uni-graz.at/">Institut für Romanistik,
                        Universität Graz</orgName>
        </publisher>
        <publisher>
          <orgName ref="http://informationsmodellierung.uni-graz.at">Zentrum für
                        Informationsmodellierung, Universität Graz</orgName>
        </publisher>
        <pubPlace>Graz</pubPlace>
        <date when="2017-05-22">22.05.2017</date>
        <idno type="PID">o:mws.6556</idno>
      </publicationStmt>
      <sourceDesc>
        <bibl>Delacroix, Jacques-Vincent: Le Spectateur français avant la Révolution. Paris:
                    F. Buisson, 1795, 292-297 </bibl>
        <bibl type="Gesamtausgabe" xml:id="SaR">
          <title level="j">Le Spectateur français
                        avant la révolution</title>
          <biblScope unit="volume">1</biblScope>
          <biblScope unit="issue">039</biblScope>
          <date>1795</date>
          <placeName key="#GID.1">Frankreich</placeName>
        </bibl>
      </sourceDesc>
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            <interpGrp type="Narrative_Darstellungsebenen">
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              <interp xml:id="AE">Allgemeine Erzählung</interp>
              <interp xml:id="SP">Selbstportrait</interp>
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        <name type="place">Graz, Austria</name>
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        <language ident="fr">French</language>
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          <term>
            <term xml:lang="de">Autopoetische Reflexion</term>
            <term xml:lang="it">Riflessione Autopoetica</term>
            <term xml:lang="en">Autopoetical
                            Reflection</term>
            <term xml:lang="es">Reflexión Autopoética</term>
            <term xml:lang="fr">Réflexion autopoétique</term>
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<p rend="EU"><milestone unit="E1" xml:id="FR.1"></milestone> </p>
<div1><head><hi rend="smallcaps">XXXIX. Discours.</hi></head>
<div2><head><hi rend="italic">Sur l’opposition des jugemens et des goûts en Littérature.</hi></head>
<p rend="SO"><hi rend="smallcaps"><milestone unit="E2" xml:id="FR.2"></milestone> Que</hi> je plains le jeune homme qui, à la lecture de nos excellens ouvrages, sentant son cœur enflammé d’une noble émulation, s’écrie dans un noble transport : et moi aussi je veux être auteur, <hi rend="italic">ed io anche sono pittore !</hi></p>
<p>Quels obstacles ne trouvera-t-il pas dans cette nouvelle carrière ! Que de peines n’a-t-il pas à essuyer, si l’amour propre, ce plus grand des flatteurs, ne vient point à son secours et ne le venge pas des injustices des hommes ! Il sera bientôt fatigué de ses efforts : lassé de ses travaux, il posera <pb n="293"></pb> le pinceau et renoncera à toute la gloire qu’il avoit pu se promettre.</p>
<p>Heureusement, ce sentiment qui nous élève et nous agrandit à nos yeux, ne manque guère à l’homme de lettres. Demandez à chaque écrivain quel est le genre qu’il croit le plus utile, le plus agréable ; il n’en est pas un qui ne trouve de bonnes raisons pour prouver que c’est celui dans lequel il s’exerce. <milestone unit="MT" xml:id="FR.3"></milestone> J’ai eu lieu de faire plus d’une fois cette remarque, en recueillant les voix des gens de lettres que j’ai consultés sur <name corresp="SaR" key="Le Spectateur Français" type="work" xml:id="WT.1">le Spectateur</name> ; chacun s’imaginoit que pour plaire au public, nous devions employer sa manière et son coloris. <milestone rend="closer" unit="MT"></milestone></p>
<p><milestone unit="E3" xml:id="FR.4"></milestone> Je me promenois, il y a quelques jours dans un jardin public : mes yeux errans cherchoient quelques objets attachans, lorsque j’apperçus dans une contr’allée une figure mélancolique, dont la tristesse contrastoit avec la joie folle, la gaîté étourdie de la plupart de ceux qui étoient venus pour jouir de la promenade, ou s’y faire remarquer. Je reconnus bientôt dans ce sombre personnage un auteur qui se plaît à répandre sur ses ouvrages une teinte noire et lugubre ; dont l’imagination, toujours at-<pb n="294"></pb>ristée, n’enfante que des idées larmoyantes. Il m’aborda, et après quelques mots usités, nous parlâmes des ouvrages du jour. Je trouve, me dit-il, qu’on n’intéresse pas assez le public ; on lui fait perdre peu-à-peu le goût de la lecture ; il faut, pour lui plaire, qu’un écrivain exerce sa sensibilité, semble partager sa tristesse, et lui présente souvent l’image des malheurs, pour le consoler des siens. Par exemple, ajouta-t-il, en s’adressant à moi, vos feuilles sont jolies, mais vous les gâtez par un ton léger et frivole ; vous laissez plus souvent entrevoir l’homme du monde que le philosophe ; j’y trouve plus d’esprit que de sentiment ; on rit quelquefois en les lisant, mais on ne pleure jamais. Mon ami, le meilleur livre est celui qui est le plus trempé de larmes.</p>
<p>Cette conversation fut interrompue par les éclats de rire d’un homme qui passe pour avoir beaucoup d’esprit, parce qu’il n’a jamais laissé échapper l’occasion d’être méchant. Il a composé, dans sa jeunesse, un roman qui a désolé cinq à six prudes, qui faisoient l’amour <hi rend="italic">incognito</hi> ; il a vengé leur sexe en révélant un secret qu’elles croyoient bien enseveli. </p>
<p><pb n="295"></pb> Bonjour, <persName corresp="SaR" key="Spectateur" subtype="F" xml:id="PN.1">Spectateur</persName> s’est-il écrié du plus loin qu’il m’a apperçu ; je sais que vous ne voulez pas être connu, comptez sur ma discrétion. Le traître parloit de toutes ses forces. J’ai lu, a-t-il continué en mettant toujours le public dans sa confidence, j’ai lu vos dernières feuilles, je les trouve encore trop <hi rend="italic">pensées</hi>, trop sentencieuses ; je voudrois que vous eussiez moins d’ame et plus d’esprit : jamais une épigramme, jamais une méchanceté : vous êtes d’une douceur . . . Corrigez-vous de ce défaut-là ; songez que vos lecteurs sont tout aussi instruits que vous, et qu’ils ne veulent plus être qu’amusés.</p>
<p>Je lis quelques tours de promenade avec ces deux personnages d’humeur si différente. J’imaginois être entre ces deux philosophes, dont l’un versoit des larmes sur les vices des hommes, sur leurs infortunes, et l’autre rioit constamment de leurs travers.</p>
<p>Fort embarassé &lt;sic&gt; de partager à-la-fois la sombre tristesse de l’auteur mélancolique et l’excessive gaîté de mon léger censeur, j’aurois voulu pouvoir tourner sur l’un un œil riant, et laisser tomber sur l’autre un œil humide de larmes ; être tout-à-la-fois <pb n="296"></pb> <persName corresp="SaR" key="Demokrit" subtype="H" xml:id="PN.2">Démocrite</persName> et <persName corresp="SaR" key="Heraklit" subtype="H" xml:id="PN.3">Héraclite</persName>. L’embarras où j’étois ce jour-là, je l’éprouve toutes les fois que je prends la plume pour composer quelques discours. <milestone rend="closer" unit="E3"></milestone></p>
<p>Si je m’attendris à la vue des infortunes qui s’attachent à l’humanité ; si je ne puis retenir mes larmes, quand je vois la portion la plus utile des hommes être aussi la plus malheureuse ; si je m’avise de gémir sur la misère des peuples et sur les fautes de ceux qui les gouvernent, mon livre tombe des mains du riche, qui ne lit que pour s’amuser, et il ne peut consoler le pauvre qui ne le lit point.</p>
<p>Si, au contraire, je me donne les airs de rire, je crains bientôt qu’on ne me reproche ma frivolité, que mes concitoyens n’ayent de moi l’idée que les <hi rend="italic">Abdérites</hi> eurent de leurs philosophes, et ne se croient obligés d’appeler pour ma guérison un nouvel <persName corresp="SaR" key="Hippokrates" subtype="H" xml:id="PN.4">Hippocrate</persName>. Je n’aurois certainement pas la pénétration <hi rend="italic">du sage rieur</hi>. On dit qu’<persName corresp="SaR" key="Hippokrates" subtype="H" xml:id="PN.5">Hippocrate</persName> ayant mené avec lui, lorsqu’il l’alla voir, une fille qui l’étoit encore, <persName corresp="SaR" key="Demokrit" subtype="H" xml:id="PN.6">Démocrite</persName> la salua le premier jour comme fille, et que le lendemain il l’appela du nom de femme, parce qu’il s’apperçut &lt;sic&gt; qu’elle avoit <pb n="297"></pb> dans l’intervalle mérité ce nom-là. Ne craignez rien, jeunes personnes, qui avez déjà fait à un amant le sacrifice que vous promettez à un époux ; que mes regards ne vous troublent point : je n’ai point la sagacité du philosophe grec. Beautés séduisantes, qui vous offrez si souvent pour la première fois à l’opulence abusée, ne redoutez pas non plus ma présence. Je sais bien que si j’avois l’œil aussi pénétrant que <persName corresp="SaR" key="Demokrit" subtype="H" xml:id="PN.7">Démocrite</persName>, vous me verriez avec plaisir suivre son exemple, et m’aveugler comme lui pour n’être point distrait dans mes médiations ; mais, je vous le répète, rassurez-vous, lorsque vous le voudrez, vous me tromperez tout comme un autre. <milestone rend="closer" unit="E2"></milestone> <milestone rend="closer" unit="E1"></milestone></p>
<p></p></div2></div1></body>
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              <seg synch="#FR.1" type="E1"> XXXIX. Discours. Sur l’opposition des
                                jugemens et des goûts en Littérature. <seg synch="#FR.2" type="E2">
                                    Que je plains le jeune homme qui, à la lecture de nos excellens
                                    ouvrages, sentant son cœur enflammé d’une noble émulation,
                                    s’écrie dans un noble transport : et moi aussi je veux être
                                    auteur, ed io anche sono pittore ! Quels obstacles ne
                                    trouvera-t-il pas dans cette nouvelle carrière ! Que de peines
                                    n’a-t-il pas à essuyer, si l’amour propre, ce plus grand des
                                    flatteurs, ne vient point à son secours et ne le venge pas des
                                    injustices des hommes ! Il sera bientôt fatigué de ses efforts :
                                    lassé de ses travaux, il posera <pb n="293"></pb> le pinceau et
                                    renoncera à toute la gloire qu’il avoit pu se promettre.
                                    Heureusement, ce sentiment qui nous élève et nous agrandit à nos
                                    yeux, ne manque guère à l’homme de lettres. Demandez à chaque
                                    écrivain quel est le genre qu’il croit le plus utile, le plus
                                    agréable ; il n’en est pas un qui ne trouve de bonnes raisons
                                    pour prouver que c’est celui dans lequel il s’exerce. <seg synch="#FR.3" type="MT"> J’ai eu lieu de faire plus d’une
                                        fois cette remarque, en recueillant les voix des gens de
                                        lettres que j’ai consultés sur le Spectateur ; chacun
                                        s’imaginoit que pour plaire au public, nous devions employer
                                        sa manière et son coloris. </seg>
                  <seg synch="#FR.4" type="E3"> Je me promenois, il y a quelques
                                        jours dans un jardin public : mes yeux errans cherchoient
                                        quelques objets attachans, lorsque j’apperçus dans une
                                        contr’allée une figure mélancolique, dont la tristesse
                                        contrastoit avec la joie folle, la gaîté étourdie de la
                                        plupart de ceux qui étoient venus pour jouir de la
                                        promenade, ou s’y faire remarquer. Je reconnus bientôt dans
                                        ce sombre personnage un auteur qui se plaît à répandre sur
                                        ses ouvrages une teinte noire et lugubre ; dont
                                        l’imagination, toujours at-<pb n="294"></pb>ristée, n’enfante
                                        que des idées larmoyantes. Il m’aborda, et après quelques
                                        mots usités, nous parlâmes des ouvrages du jour. Je trouve,
                                        me dit-il, qu’on n’intéresse pas assez le public ; on lui
                                        fait perdre peu-à-peu le goût de la lecture ; il faut, pour
                                        lui plaire, qu’un écrivain exerce sa sensibilité, semble
                                        partager sa tristesse, et lui présente souvent l’image des
                                        malheurs, pour le consoler des siens. Par exemple,
                                        ajouta-t-il, en s’adressant à moi, vos feuilles sont jolies,                                   
     mais vous les gâtez par un ton léger et frivole ; vous
                                        laissez plus souvent entrevoir l’homme du monde que le          
                              philosophe ; j’y trouve plus d’esprit que de sentiment ; on
                                        rit quelquefois en les lisant, mais on ne pleure jamais. Mon
                                        ami, le meilleur livre est celui qui est le plus trempé de
                                        larmes. Cette conversation fut interrompue par les éclats de
                                        rire d’un homme qui passe pour avoir beaucoup d’esprit,
                                        parce qu’il n’a jamais laissé échapper l’occasion d’être
                                        méchant. Il a composé, dans sa jeunesse, un roman qui a
                                        désolé cinq à six prudes, qui faisoient l’amour incognito ;
                                        il a vengé leur sexe en révélant un secret qu’elles
                                        croyoient bien enseveli. <pb n="295"></pb> Bonjour, Spectateur
                                        s’est-il écrié du plus loin qu’il m’a apperçu ; je sais que
                                        vous ne voulez pas être connu, comptez sur ma discrétion. Le
                                        traître parloit de toutes ses forces. J’ai lu, a-t-il
                                        continué en mettant toujours le public dans sa confidence,
                                        j’ai lu vos dernières feuilles, je les trouve encore trop
                                        pensées, trop sentencieuses ; je voudrois que vous eussiez
                                        moins d’ame et plus d’esprit : jamais une épigramme, jamais
                                        une méchanceté : vous êtes d’une douceur . . . Corrigez-vous
                                        de ce défaut-là ; songez que vos lecteurs sont tout aussi
                                        instruits que vous, et qu’ils ne veulent plus être
                                        qu’amusés. Je lis quelques tours de promenade avec ces deux
                                        personnages d’humeur si différente. J’imaginois être entre
                                        ces deux philosophes, dont l’un versoit des larmes sur les
                                        vices des hommes, sur leurs infortunes, et l’autre rioit
                                        constamment de leurs travers. Fort embarassé &lt;sic&gt; de
                                        partager à-la-fois la sombre tristesse de l’auteur
                                        mélancolique et l’excessive gaîté de mon léger censeur,
                                        j’aurois voulu pouvoir tourner sur l’un un œil riant, et
                                        laisser tomber sur l’autre un œil humide de larmes ; être
                                        tout-à-la-fois <pb n="296"></pb> Démocrite et Héraclite.
                                        L’embarras où j’étois ce jour-là, je l’éprouve toutes les
                                        fois que je prends la plume pour composer quelques discours.
                                    </seg> Si je m’attendris à la vue des infortunes qui s’attachent
                                    à l’humanité ; si je ne puis retenir mes larmes, quand je vois
                                    la portion la plus utile des hommes être aussi la plus
                                    malheureuse ; si je m’avise de gémir sur la misère des peuples
                                    et sur les fautes de ceux qui les gouvernent, mon livre tombe
                                    des mains du riche, qui ne lit que pour s’amuser, et il ne peut
                                    consoler le pauvre qui ne le lit point. Si, au contraire, je me
                                    donne les airs de rire, je crains bientôt qu’on ne me reproche
                                    ma frivolité, que mes concitoyens n’ayent de moi l’idée que les
                                    Abdérites eurent de leurs philosophes, et ne se croient obligés
                                    d’appeler pour ma guérison un nouvel Hippocrate. Je n’aurois
                                    certainement pas la pénétration du sage rieur. On dit
                                    qu’Hippocrate ayant mené avec lui, lorsqu’il l’alla voir, une
                                    fille qui l’étoit encore, Démocrite la salua le premier jour
                                    comme fille, et que le lendemain il l’appela du nom de femme,
                                    parce qu’il s’apperçut &lt;sic&gt; qu’elle avoit <pb n="297"></pb>
                                    dans l’intervalle mérité ce nom-là. Ne craignez rien, jeunes
                                    personnes, qui avez déjà fait à un amant le sacrifice que vous
                                    promettez à un époux ; que mes regards ne vous troublent point :
                                    je n’ai point la sagacité du philosophe grec. Beautés
                                    séduisantes, qui vous offrez si souvent pour la première fois à
                                    l’opulence abusée, ne redoutez pas non plus ma présence. Je sais
                                    bien que si j’avois l’œil aussi pénétrant que Démocrite, vous me
                                    verriez avec plaisir suivre son exemple, et m’aveugler comme lui
                                    pour n’être point distrait dans mes médiations ; mais, je vous
                                    le répète, rassurez-vous, lorsque vous le voudrez, vous me
                                    tromperez tout comme un autre. </seg>
              </seg>
            </ab>
          </div>
        </body>
      </text>
    </group>
  </text>
</TEI>
