Le Nouveau Spectateur français: No. 11
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No. 11
Zitat/Motto
Non est in medico
semper curetur ut æger.
Ovid.
La guérison du malade ne dépend pas toujours du Medecin.
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Brief/Leserbrief
Lettre. Monsieur le
Spectateur. Vous êtes appellé par votre charge de
Spectateur Général à un examen si étendu, que peut-être
avés vous grand besoin de quelques substitus, qui vous épargnent des détails, où vous ne
sauriés entrer, sans vous distraire de choses plus
importantes. En ce cas je vous offre mes services ;
peut-être vous serai-je bon à quelque chose, ne fût-ce
que pour faire lever le gibier, jugés en par
l’échantillon que je vous envoye. Vous avés choisi une
profession, qui a pour but la réforme du ridicule, la
correction des défauts, & la destruction des vices ;
par conséquent vous ne courés pas risque de manquer
d’occupation ; Depuis que ces maladies sont répanduës
dans le monde, elles occupent nombre de Medecins, qui en
raisonnent très-bien pour la plûpart, mais qui à
l’exemple des Medecins du corps trouvent rarement le
secret de faire suivre l’utilité de la Pratique aux plus
beaux préludes de la Theorie. N’en déplaise à la
faculté, ses membres auroient dû faire de tous autres
progrès, que ceux qui se mélent de guérir esprit &
le cœur. Ces derniers ont presque toujours la nature
contre eux ; Ils ont à faire à des malades, qui ne
veulent pas guérir, & qui prennent les soins des
Medecins pour les affronts les plus cruels. Mais tout
seconde les autres ; ceux qu’ils ont entre les mains
sentent d’ordinaire leurs maux avec une vivacité
excessive ; ils craignent d’en devenir la proye, ils
sont disposés à faire tout ce qui est
possible, pour se conserver ; ils ont en général une
confiance aveugle pour celui dont ils esperent leur
guérison. La seule vûë du Medecin les console, &
semble suspendre la violence de leurs douleurs.
D’ailleurs il arrive souvent qu’il trouve tout d’un coup
hors de danger un malade, que ses soins avoient conduit
jusques au bord du tombeau, & que cet effet
surprenant de la nature soit mis sur le compte de sa
prodigieuse habileté ; Il me semble que le parallele,
entre ces deux classes de sçavans n’est juste qu’à un
seul égard ; c’est que souvent ils réüsissent mal les
uns & les autres, faute de connoître assez bien les
causes des maux pour y apporter les remedes necessaires,
& faute de préparer ces remedes comme il faudroit.
Il y a même ici une différence considérable entre eux.
Le Medecin du corps donne à chaque malade le remede
qu’il croit lui convenir, & il est assez maître de
leur esprit pour le leur faire prendre ; Au lieu que le
Docteur Spirituel prescrit à tout le genre humain des
Medecines générales dont personne ne veut tâter. Est-il
surprenant qu’il y ait tant d’incurables de cette
dernière espece ? Le moyen de guérir des gens obstinés à
se croire en pleine santé, quoique du premier coup d’œil
ils découvrent les symptomes de leur indisposition dans
les autres, & qu’ils croyent en état
de la guérir radicalement. Le croiriés vous, Monsieur,
malgré tant de difficultés, je me flatte d’avoir trouvé
un moyen efficace de venir à bout de ces maladies
presque désesperées. Pour peu que j’eusse l’humeur
charlatane les exagerations ne manqueroient pas ici ;
elles seroient même insuffisantes, pour étaler dignement
les merveilleuses proprietés de mon Panacée & pour
en faire valoir l’heureuse découverte ; Mais j’aime
mieux dire modestement, qu’il n’a rien
d’extraordinaire ; c’est comme un remede de bonne
femme ; ou si vous voules comme un simple, qu’on peut se
procurer à très petits frais, mais qui sera plus
specifique que ces medecines dont le prix exorbitant
égale l’incertitude ; D’ailleurs il est propre à toutes
sortes de personnes, de quelques maux de l’ame & de
quelques indispositions de l’esprit, qu’elles puissent
être atteintes. Venons au fait. Il ne s’agit dans le
fond que de se donner réciproquement des avis
salutaires ; rien ne paroît plus aisé, & le plus
imbécille des hommes se trouve duëment qualifié, pour
s’en aquiter à merveille ; mais toute la force du remede
consiste dans la manière de le donner. Faute d’observer
ma méthode, si vous le donnés à ceux là mêmes, dont les demandes vives & réitérées vous
l’arrachent, vous ne faites qu’aigrir les humeurs, au
lieu de les corriger. C’est une pillule qu’on donne à
avaler à l’amour propre, mais qu’il trouve toûjours mal
dorée. Tout le mérite de ma recette consiste donc dans
le vehicule qu’il faut donner aux avis, ou dans la
manière de conduire heureusement le remede à la source
du mal. Je voudrois pour cet effet qu’on établit des
Bureaux d’avis dans tous les lieux où les hommes
composent une societé ; ces avis seroient portés dans
des Lettres anonymes à tous ceux, qui auroient besoin de
quelque réforme, & les Lettres seroient renduës à
leur adresse, tout de même que celles qui viennent par
la poste ; Il faudroit au reste que les avis fussent
sincères, sans malignité, & qu’ils parussent même
dictés par un desir généreux de contribuer à la
perfection & au bonheur de chaque Individu Humain.
On pourroit étendre l’utilité de ce remede, jusques au
langage, à la prononciation, au gout, aux manières, aux
bienséances & à d’autres minuties, qui ternissent
souvent l’éclat du plus grand mérite ; en un mot, à tout
ce qui est susceptible de défauts & de correction.
Par ce moyen la societé parviendroit autant
qu’il est possible à une perfection générale ; ces avis
ainsi donnés feroient tout un autre effet, que ceux qui
nous viennent de gens connus, & qui rompent
d’ordinaire les liens de la plus étroite amitié ; S’ils
ne sont pas extraordinairement menagés & adoucis, on
les prend pour les productions d’une impolitesse
brutale ; & si les défauts qu’ils rélévent sont
enveloppés & déguisés, autant que le savoir-vivre le
demande, ils sont réduits au volume de simples
peccadilles, dont il ne vaut pas la peine qu’on se
défâsse, & qui ne valent pas la façon du moindre
effort de l’ame ; c’est pour cette raison sans doute,
que les avis donnés selon la méthode ordinaire sont si
rares. La plûpart dés hommes restent ensevelis sous
leurs vices, & sous leurs chimères, parce-que
personne ne s’avise de leur faire sentir le poids qui
les accable, & parce qu’on aime mieux l’aggraver
encore par une indigne adulation. Pour les maximes, les
raisonnemens & les caractères les plus vrais, qu’on
trouve dans les Spectateurs & dans les Mentors,
elles vont rarement à leur but ; ce sont comme de balles
qu’on esquive adroitement ou qu’on renvoye à son voisin,
qui à soin à son tour de les diriger vers quelque autre.
Ces balles, après avoir voltigé quelque tems dans les
airs, tombent à terre sans avoir frappé personne,
n’ayant servi aux plus intéressés que d’un
Spectacle aussi inutile que rejoüissant. Cet
inconvenient est entiérement èvité par ma méthode. Les
avis, qu’elle conduit ne manquent jamais celui sur
lequel ils doivent operer ; Il n’est pas le maitre de
les rebuter, parce qu’il n’est pas possible qu’il s’y
attende. Tel Marchand Fourbe verra des leçons
terrassantes dans une lettre qu’il aura ouverte avec
impetuosité, dans l’esperance d’y trouver une commission
lucrative & propre à l’exercice de ses talents.
L’avarice saisira avidement une de ces lettres par les
mains d’un juge corruptible, qui, au lieu d’y découvrir
un billet payable au porteur, y verra l’affreux portrait
de son injustice, qu’il croyoit, avoir dérobée à la
connoissance du public. La soif des loüanges en ouvrira
une autre chez l’Auteur d’une pièce nouvelle que sa
cabale éleve jusqu’aux nües, & convaincu qu’il y
trouvera la confirmation de sa gloire, il n’y découvrira
que des preuves demonstratives de sa petitesse d’esprit
& de sa vanité ; je ne m’étendrai pas davantage sur
ce sujet ; il suffit de vous mettre sur les voyes ;
cependant si vous goutés mon projèt, je suis tout pret à
vous donner des directions plus circonstanciées. Je suis
&c.
Je trouve trop d’esprit & de bon sens dans cette lettre, pour soupçonner l’Auteur d’être réellement
persuadé de la bonté de son plan ; je m’imagine que son but n’a
été que d’exposer d’une manière neuve & ingenieuse les
obstacles presque insupportables, qu’on rencontre à chaque pas,
quand on travaille à corriger le genre humain. Entrons dans son
badinage & supposons ses bureaux étables ; voilà les avis en
campagne, ils tombent comme la grèle dans toutes les maisons ;
ils accablent sur tout les personnes, que leur rang & leur
autorité expose à la jalousie, & souvent à la haine de la
multitude. L’Artisan le plus vil, pourvû qu’il sache lire &
écrire, abandonne son metier, pour dire, à ceux qui tiennent les
rênes de l’Etat, en termes aussi mal choisis que mal
Orthographiés, qu’ils auroient besoin de ses talens & de ses
vertus. Certains avis feront un bon effet sur des personnes
raisonnables, & les feront travailler à corriger un défaut,
qu’ils ne se connoissent pas auparavant, ou qui ne s’attiroit
pas assez leur attention. Mais ils ne feront qu’aigrir les
personnes indociles & orgueilleuses, & qui ne pouvant
pas fixer leur haine sur un sujèt certain, repandront leurs
soupçons sur quatre ou cinq personnes différentes, qu’ils
haïront toutes aussi cordialement que, si chacune d’elles étoit
atteinte & convaincüu d’avoir donné un avis si insultant. Le
prétendu offensé seroit au desespoir de perdre sa
vangeance. Voila cinq avis qui partent pour les cinq personnes
suspectes, & qui, faisant un effet semblable sur elles, leur
vont arracher vingt & cinq autres avis. En moins de rient
tout un peuple devient donneur d’avis, c’est désormais son
affaire capitale, qui suspend toutes les autres, & la fureur
des avis égale la fureur passée des actions. Il faudroit, dit
mon correspondant, que ces avis fussent sinceres, sans
malignité, dictés par un desir généreux de contribuer à la
perfection & au bonheur de chaque Individu Humain,
c’est-à-dire, que, pour travailler utilement à la reforme des
hommes, il faudroit que les hommes fussent déja a peu près
reformés. C’est là une petite difficulté insurmontable qui
embarasse également tous les projèts de cette nature. Je croi
bien que parmi ces avis il y en auroit de tels que la raison
& l’Auteur les demandent ; mis leur petit nombre seroit
absorbé par des torrents de venin & d’impertinences qui
inonderoient le public, & qui pourroient bien étouffer un
reste d’humanité, où la societé trouve encore un appui. Je suis
persuadé que mon correspondant sent ces verités comme moi, &
je sens comme lui qu’il n’y a pas de travail plus ingrat que
celui qu’on employe à inspirer aux hommes du goût pour les idées
saines, & pour les actions vertueuses. D’où vient donc,
pourra-t’on me dire, que tant d’auteurs prodiguent
les efforts de leur genie à un objet si desesperé ? C’est que
parmi ces Illustres un grand nombre ne se met gueres en peine du
bon-sens & du bonheur public ; pourvû qu’on les trouve
esprits superieurs, ils croyent écrire avec succès ; chez
d’autres l’amour de la réputation ne fait que soutenir un motif
plus beau & plus noble. Ils savent assez que les passions,
les préjugés, & l’habitude forment un retranchement
imprenable autour du Corps du genre humain. Ils n’esperent pas
l’y forcer, ils sont persuadés qu’il a resolu de s’y défendre
jusqu’à son dernier soufle. Tout ce qu’ils peuvent se promettre
raisonnablement, c’est de munir des cœurs qui ne sont pas encore
gâtés, contre la contagion de l’extravagance publique, & de
fortifier les motifs plus sublimes dans les ames, qui en sont
déja touchées. Si tout ce qu’ils écrivent pendant toute leur vie
produit cet heureux effet sur quatre ou cinq personnes, ils
doivent se feliciter de leur entreprise, & être contens de
leur sort. Metatextualität
Il est bien tems que je
réponde à la 1lettre du confident
d’une aimable veuve dont le caractère m’interesse
extrêmement pour son bonheur. J’ai témoigné ne pas
aprouver en tout la 2réponsè qu’un
inconnu m’a fait la grace de vouloir me prêter ;
D’abord il accuse le confident de la Dame d’une indiscretion
capable de trahir le secret de son amie ; Mais je ne comprends
point comment le public démêlera la Dame & le Cavalier en
question qu’il ne connoît que par leurs caractères qui peuvent
se rencontrer dans plusieurs autres personnes ; D’ailleurs ces
caractères pourroient bien être un peu deguisés, pour mettre en
défaut une sorte de gens qui se croit tout aussi pénétrante
qu’elle est curieuse. Ajoutons, qu’on ignore absolument non
seulement la ville, mais encore le païs qui dans le nombre de
ses habitants enveloppe les deux mérites qu’on a dépeints. Je
m’imagine même que cette incertitude combinée avec la
pénétration, que les esprits les plus épais se supposent, doit
produire des effets assez comiques. Dès que dans quelque endroit
un jeune homme d’un certain naturel découvrira quelque veuve
riche & digne d’estime, qui ait des manières moins
obligeantes pour lui que pour les autres, il ne manquera pas de
prendre ses froideurs pour autant de graces, & même ses
mépris pour autant de faveurs. Ne doutons point qu’il ne se
fasse libéralement présent du caractère du Cavalier ; c’est
l’article qui l’arrêtera le moins. Il me semble déjà que je le
vois sortir de son inattention, fixer les yeux sur l’objet de
ses espérances, s’adoucir auprès d’elle, lui
ménager les occasions de se débarasser d’un secret dont elle est
accablée depuis longtems, & même lui épargner cette pénible
démarche, en lui faisant la grace de se déclarer le premier.
Quelle affreuse mortification pour lui, s’il est la Dupe de sa
vanité, & si l’indifférence de la fausse Veuve se trouve
tout aussi réelle, que l’amour propre du faux Cavalier. Ce
Phénoméne me paroît assés naturel, & peut-être qu’à l’heure
que je parle, il a deja paru sur differens horizons. Parlons un
peu de la Veuve & du Cavalier veritable. Je sais que
d’ordinaire on regarde comme contraire à la bienséance la
démarche d’une femme, qui ose instruire un homme de la tendresse
quelle sent pour lui. Je crôi même que cette bienséance n’est
pas tout-à-fait chimerique. Chez toutes les nations, ce sont les
hommes qui attaquent, & les femmes qui se tiennent sur la
défensive ; & peut-être est-il utile à la societé humaine
d’attacher, par un point d’honneur à la fierté & au refus,
le sexe qui passe pour le plus passioné & pour le plus
foible. Mais les bienséances, quelle que puisse être leur
utilité générale, souffrent des exceptions, peuvent céder à des
motifs plus pressants, & n’exigent pas de nous le sacrifice
de tout notre bonheur. Il est vray que le pas dont il s’agit est
dangereux & qu’il peut conduire à la confusion
& à la honte ; Mais cette triste suite n’est guères à
craindre, que lorsque la femme qui se declare, ou l’homme qui
est l’objèt de sa passion, sont sans mérite, ou qu’ils n’ont
qu’un mérite defectueux. Cette conduite peut mal réüssir encore,
lorsque le cœur dont on souhaite la possession, quelque bienfait
qu’il soit, est déja prévénu, & que le devoir de la fidélité
s’est emparée de tous ses grands sentimens ; Mais si ce mauvais
succès aflige une femme vertueuse, du moins peut-elle être en
repos sur sa réputation ; du moins arrachera t’elle à l’objet de
sa tendresse les sentimens les plus vifs d’estime, d’amitié
& de reconnoissance, en un mot, tous les sentimens qui,
incapables de satisfaire un véritable amour, peuvent pourtant
seuls la consoler. Pour un cœur libre, il me paroit bien
difficile qu’il ne se rende pas à une démarche si obligeante
& si flatteuse. La vanité fait d’ordinaire l’amour, tout au
moins elle y influe extrémement. Que d’idées agréables roulent
dans la tête d’un homme prévenu de cette manière ! Que de
sentimens seducteurs remuent son ame ! Il met sur le conte de
son merite & de ses agrémens, la bienseance négligée en sa
faveur ; Il y trouve de nouveaux motifs de s’estimer, & de
s’aimer ; Cette satisfaction la plus douce qui
puisse charmer un cœur, lui en fait cherir la cause ; son amour
propre qui enflé par cette satisfaction inonde son ame, doit
naturellement se déborder vers celle qui a etendu & embelli
l’idée, qu’il a de lui-même. J’ai vu cette démarche servir seule
de vertus & d’appas ; J’ai vu la coqueterie la plus averée
triompher par là de cœurs, qui remplis de cette seule action s’y
livroient tout entiers, sans ecouter la raison, qui leur
prouvoit que cette gloire leur étoit commune avec un grand
nombre d’autres cœur dupés d’une vanité également aveugle. Qu’on
juge par là de l’effet que cette démarche soutenuë par des
charmes & par des vertus doit produire sur un esprit
raisonnable, & sur un cœur bien placé. Elle ne peut que
fournir les sentimens les plus delicieux à une vanité sensée,
qui n’a pas besoin d’aveuglement & d’illusion, pour
s’abandonner à la satisfaction la plus parfaite. Supposons que
notre aimable veuve se resolve à se declarer ouvertement au
Cavaler qu’elle estime autant qu’elle l’aime, choisi par un
mérite reconnu, il lui sera permis d’en savoir gré à son propre
mérite. La conduite de son amante le charmera d’autant plus
qu’elle est peu commune ; Il n’y trouvera qu’une estimable
candeur, & une force d’esprit qui lui promettra le cœur d’un
honnête homme enveloppé des charmes du
beau-sexe, & qui lui garantira une union féconde en delices
solides & durables. D’ailleurs si les froideurs de la Veuve
sont l’effet de sa passion, je soupçonne fort que les airs
indifférens du Cavalier pourroient bien avoir une source
semblable. Le merite véritable a pour compagne une noble fierté,
qui le soutient contre la fortune, & il n’aime point à
s’exposer à l’affront d’un refus, mais il se livre avec plaisir
à ceux qui savent le déterrer, & l’honorer d’une estime pure
& indépendante de tout autre motif. J’espere que ces raisons
détermineront notre aimable Veuve à se déclarer sans reserve.
Plus cette action sera directe, franche, ouverte, plus elle sera
estimée sans doute de celui qui en sera le but. Encore un coup
j’espere qu’elle s’y déterminera, j’oserois bien répondre de la
réüissite, & je serois ravi de voir dans un age aussi vendu
à l’interet que le notre, la fortune couronner le merite par les
mains d’un amour vertueux.
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Brief/Leserbrief
Lettre.
Metatextualität
Il est bien tems que je
réponde à la 1lettre du confident
d’une aimable veuve dont le caractère m’interesse
extrêmement pour son bonheur.
