Citation: Laurent Angliviel de la Beaumelle (Ed.): "Amusement XIX.", in: La Spectatrice danoise, Vol.1\019 (1748), pp. 145-152, edited in: Ertler, Klaus-Dieter / Hobisch, Elisabeth (Ed.): The "Spectators" in the international context. Digital Edition, Graz 2011- . hdl.handle.net/11471/513.20.4193 [last accessed: ].


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Amusement XIX.

Citation/Motto► Vous allez voir ce qu’on n’a jamais vu. ◀Citation/Motto

Level 2► Metatextuality► On a vu des Juges assez intègres, pour restituër à un Plaideur le bien que leur erreur lui avoit fait perdre. On a vu des Amans faire à un Ami le sacrifice d’une Maîtresse chérie. On a vu des Poëtes convenir, qu’un de leurs vers n’étoit point poëtique. On a vu des Jesuites humbles, des Philosophes impartiaux, des François modestes, des Suisses sobres, des Anglois Amis du Pouvoir Despotique. On a vu même un Courtisan dire du bien d’un Ministre disgracié. Mais ce qu’on n’a jamais vu, & qu’apparemment on ne reverra jamais, c’est une Actrice plaider en faveur de la réputation de ses Compagnes. L’Histoire ne nous fournit point, que je sache, d’éxemple d’un pareil Phénomène. Je suis en vérité fâchée, que mon ouvrage ne mérite pas de parvenir à la Postérité. Que diroient de ce fait incroïable nos Neveux, plus corrompus vraisemblablement que nous ne le sommes ? Que diroient-ils, en lisant la Lettre qu’on va voir ? Elle est d’une Actrice de la Comédie Françoise. Elle me demande raison de quelques vérités, qui m’ont échappé dans la V. Feüille. Mais écoutons la parler. Son ton galant, son style précieux plairont peut-être autant que la nouveauté suprendra. ◀Metatextuality

Level 3► Letter/Letter to the editor► « Mademoiselle ou Madame Aspasie, car je ne sçai, si vous êtes sons <sic> la férule de l’Hymen, ou si Cupidon vous permet encore ces tendres sentimens, ces plaisirs vifs, dont on dit que le Mariage est le Tombeau ; [146] l’indécence, avec laquelle vous avez parlé des Comédiennes m’a supérieurement déplu. La complaisance, avec laquelle je vous lis deux fois la semaine en a été effarouchée. Les traits mordicants que vous lancez sur nous sont insoutenables. Il est vrai, que vous autres Danoises, à qui notre prétenduë Coquetterie fait quelque ombrage, n’êtes pas toûjours Maîtresses de vos expressions ; mais vous auriez pu, ce me semble, en adoucir l’amertume. Tirer sur nous à brûle-pourpoint, oh ! cela est du dernier cruel. Le tout, je gage, sans sujet. Avez-vous un Mari, avez-vous un Amant, qui, depuis notre arrivée, aît été moins empressé, moins assidu ? Vous avons-nous filouté quelque cœur ? Quelqu’une de vos Compatriotes a-t-elle à se plaindre des appas qui sont dans notre Troupe ? Le germe de votre jalousie s’est-il dévelopé avant que le germe de l’inconstance de vos Cavaliers se développât ? C’est faire bien du vacarme sans raison. C’est compter excessivement sur notre retenuë. Un Ecrivain plus usagé nous auroit traitées plus doucement.

Mon esprit a été quelque tems à se décider, si je vous répondrois ou non. D’un côté, je me disois, qu’il n’étoit pas séant de faire étalage de vertu ; de l’autre, il m’a paru essentiel pour l’intérêt de notre honneur (& vous sçavez que pour les femmes c’est l’intérêt le plus pressant) il m’a paru, dis-je, essentiel de défendre notre vertu attaquée. Notre apologie sera des plus simples, & vous apprendra peut-être à braquer mieux une autrefois votre Lorgnette. Un Auteur Novice peut être plus facilement redressé !

Qui dit comedienne dit tout au moins archicoquette ; ce sont vos termes. L’esprit, le sel, la délicatesse ne sont pas assurément les honneurs de cette phrase. Mais passe. Examinons le fonds même de la chose, quoique je n’y prenne que peu d’intérêt, contente de l’exception que je pourrois faire en ma faveur. Je pourrois donc vous dire, que cette Satyre ne me regarde pas. Mais je ne veux point vous donner lieu à gloser. Permettez-moi donc de Vous demander tout uniment, quelle connéxion vous trouvez entre ces deux propositions ; telle fille est Comédienne : telle fille est Archi-Coquette. Pour moi, j’ai beau les éxaminer avec les lunettes du sens commun, je n’y en trouve aucune. Je ne vois aucune liaison, absolumnet <sic> aucune entre les jeux du Théâtre & les jeux de l’Amour. Peut-être par Coquetterie, entendez-vous la science de plaire. Si cela est, j’avoüe la dette. Mais quelle [147] est la Femme qui, en ce sens-là, n’est pas Coquette ? Quelle est la Femme pour si engouée de décence qu’elle soit, qui n’aime pas à plaire ? Quelle est la femme, qui n’est point flattée, ravie, chatoüillée de l’hommage des cœurs ? qui n’essaïe pas de tems en tems sur le conseiller des Graces le pouvoir de ses charmes ? qui ne se prépare pas tous les matins aux conquêtes de la journée, en se donnant des airs mignons, en minaudant avec grace, en façonnant ses regards à l’impression de tendresse, ou de mélancolie, de langueur ou de vivacité, de sévérité ou de douceur qu’elle veut leur donner ? Quelle est la Femme, qui, en sortant du lit, ne sacrifie point à cet Autel, qu’érige l’amour-propre, où l’art de plaire préside, où une Prêtresse inférieure, qu’on nomme Soubrette, rajeunit ou embellit ses attraits, en élevant artistement le galant édifice de cheveux bien symétrisés ? Quelle est la femme, qui ne fait pas tous ses efforts pour corriger la Nature, ou pour l’enricher de nouveaux agrémens ? Vos Dames Danoises, auxquelles on ne peut certainement contester beaucoup de pruderie, n’ont elles pas envie de plaire ? Pourquoi donc enrichissent-elles les Marchands des Bagatelles à la Mode ? Croïez-moi, si elles ne vouloient pas plaire, elles plairoient beaucoup moins. Cette espèce de Coquetterie est trop naturelle & trop générale, pour être criminelle. Voïons celle que vous avez sans doute en vuë, Madame, & qui consiste à entretenir plusieurs Amans, & à les favoriser de je ne sçai quel ragoût, intitulé, joüissance. C’est un reproche, dont on nous noircit depuis long-tems ; mais il faut enfin faire éclatter la vérité, faire triompher la vertu.

Je ne dirai pas, qu’il sied mal aux Dames de nous faire le procès là-dessus, puis qu’elles sont accusées du même défaut ; je n’incidenterai point sur les 3. Lucrèces, qu’un de nos Poëtes (*1 ) trouvoit dans Paris, où il y a bien au moins quatre cent mille têtes coiffées ; (faites grace à l’équivoque) : je ne dirai mot de la définition, que le Comte de Bussy donnoit de la femme de bien. (**2 ) Je ne rappellerai point le souvenir du Mi- [148] roir sans fard. Je n’alléguerai point la foiblesse de notre séxe, ni la force victorieuse du séxe aggresseur. Mais je soutiens, que les chutes des Comédiennes ne sont ni plus surprenantes ni plus communes que celles des (*3 ) Femmes du grand monde.

1.) Car il faut prouver ce Paradoxe dans toutes les formes, les Comédiennes sont moins prenables. L’Amant le plus aimable & le plus enflamé leur offre envain ses vœux. C’est déjà un grand avantage. Le Caprice n’a pas plus de pouvoir sur elles que l’Amour. L’Ambition ne les séduit pas davantage ; & notez, s’il vous plaît, qu’il semble à la plupart des femmes, que leur passion est ennoblie par la haute qualité d’un Amant, & que plus le cœur gagne en dignité, moins la vertu y perd. Qui peut donc les déterminer à sortir des sentiers de la sagesse ? C’est une Divinité, la plus puissante de l’Univers, une Divinité, qui soutient les Thrônes, qui est l’ame de tout, qui fait d’un Faquin un Galant homme, d’une Fille qui a fait ses preuves de fragilité une Fille vertueuse, d’un Roturier un Gentilhomme, d’un Sot un Bel-esprit. Comment ne métamorphoseroit-elle pas leur vertu en foiblesse ? C’est une Divinité que tout le monde encense, que beaucoup de personnes possedent, qu’on feint quelquefois de mépriser, & qu’on aime toûjours. Elle seule a la clef de leur cœur, elle seule peut l’attendrir ; Vous pouvez m’en croire, non que je connoise par expérience ce manège intéressé, mais c’est que, depuis que le caprice du sort m’a fait Actrice, je me suis assez appliquée à étudier mes Compagnes, pour sçavoir, qu’avec elles on n’est pas même païé en espérance, quand on ne peut dépenser qu’en soupirs. A parler en général, il n’est qu’un seul moïen de les humaniser, d’apprivoiser leur sagesse farouche. De-là il est aisé de conclure, [149] qu’elles ne tombent pas aussi souvent, qu’on l’imagine, puisqu’elles ne tombent qu’à si bonnes enseignes. Comptez qu’il en est beaucoup, qui se plaignent en secret de ce que leurs passions ne sont pas aussi lucratives qu’elles l’étoient autrefois. Qu’elles s’en prennent à leur âge.

2.) Les a-t-on prises par leur foible ? Plus de cruauté. Elles ne résistent qu’autant qu’il faut pour aiguiser la pointe du plaisir. L’a-t-on goûté, ce plaisir ? Adieu. Plus de cadeau ; & par conséquent autant d’instans consacrés à la sagesse. On leur fait un crime de leur facilité ; elle est pourtant la source de leurs momens de vertu. Qu’une Femme du Monde fasse attendre son Amant un mois ou deux ; eh bien ! ce terme est plus long que ne l’est le terme des Commédiennes ; je l’avoüe. Mais enfin l’heure du Berger sonne. Que fait le plus ou le moins de résistance ? Rien du tout, & je n’en tiendrai jamais compte à qui se sera enfin écartée du chemin de la vertu. Donner d’abord, ou donner dans un mois, choquer l’usage ou s’y conformer, tenez, dans le fonds cela revient au même. Que dis-je ? La Coquette Résistante y gagne, ou, pour parler plus éxactement, sa vertu y perd. Elle est plus souvent assaillie, parce que sa défaite a été plus differée. Plus un bien a couté de peines, & plus on s’y attache, plus on en extraît le plaisir. Une ville devant laquelle un Général a perdu dix mille hommes lui est bien plus chére qu’une place qu’il a prise d’emblée. Rien ne flatte plus les hommes, que le plaisir de se dire : je suis Conquérant ; & avec les Comédiennes, ils n’ont point ordinairement ce plaisir-là. Ce n’est pas, qu’elles ne pussent apeller au secours de leur désordre des (*4 ) vapeurs de commande, un évanoüissement prudent, des rigueurs à faire tourner la tête : mais qu’en résulteroit-il ? Que le Commerce des sentimens prendroit la place des plaisirs, que les amans généraux aïant tout le loisir de se lasser de leurs appas, romproient souvent le marché prêt à se conclure ; &, comme vous voïez, elles perdroient trop au changement, & les Dames ne se plaindroient peut-être plus de leurs Maris. Leur Méthode auroit pourtant grand besoin de réforme : il faut en convenir. Cette vénalité des cœurs ne fait point honneur aux Comédiennes. Celles qui ont l’ame assez mal-faite, pour faire ce honteux trafic, ne sont pas faites pour les Amans qui se piquent d’une certaine délicatesse. Mais ce qui doit les consoler, c’est que les Dames du bel air se rapprochent tous les jours d’elles. Autrefois dix [150] ans de Martyre étoient à peine païés d’un tendre baiser ; elles éxigeoient des hommes de la constance, des sentimens, du Platonique. En suite, une année de petits-soins fut récompensée d’un déluge de faveurs ; elles n’éxigèrent d’eux que de la politesse. Enfin, la Quinzaine est aujourd’hui le terme prescrit par les bien-séances. En un mois au plus une affaire de cœur se commence & se conclut ; elles n’éxigent que de l’étourderie. On m’assure, que, depuis que je suis hors de Paris, les choses ont empiré ; que les Dames se précipitent à la tête des Cavaliers les plus inconstans, les plus indiscrets, les plus Petits-Maîtres, & qu’il est entiérement hors de mode de résister plus de trois jours, c’est-à-dire, qu’on est quittée le quatriéme ; car adieu l’amour, dèsque l’Amant a perdu le plaisir de la curiosité ; ce plaisir ne peut loger dans le cœur qu’une fois. Vous voïez bien, Madame, que les extremités se rejoignent, & que votre satyre porte sur les Femmes les plus respectables de Paris comme sur les Comédiennes.

3.) Les Annales de la Comédie fournissent divers éxemples de la plus rigide vertu. Vous n’en sçauriez disconvenir ; & que cet aveu fait bien l’éloge des Comédiennes ! Avoir de la beauté, & ne pas la mettre en œuvre, des désirs de la dernière vivacité, & les captiver, des Amans à foison, & les refuser tous depuis le Courtisan jusqu’au Financier ; être attaquée mille & mille fois, & ne pas succomber une ; ne rien permettre quand on ose tout entreprendre ; voir tous ses soupirans en pleurs, & en rire ; voir toutes ses Compagnes sensibles, & être cruelle ; voir mille cœurs blessés, & garder le sien ; joüer toutes sortes de personnages, & ne pas se laisser aller à celui de Galante ; représenter en public le rôle de la Volupté, & en secret celui de la vertu, malgré l’attrait & la force des tentations ; être sur le Théâtre Prêtresse de Vénus, & Vestale, même sur un Canapé, qui, selon l’usage, (*5 ) est l’autel destiné aux doux Mistères d’Amathonte ; exprimer par les mouvemens cadencés d’un pied leger les sentimens les plus lascifs, une autre ajoûteroit & peut-être les plus naturels, & leur fermer l’entrée de son cœur ; c’est un prodige, que vous chercheriez envain dans le grand ou le petit monde, & que le Théâtre seul peut vous offrir. [151] Mlle. Sallé qui à Londres a autant gagné à inspirer des désirs, que les autres gagnent à les éteindre ; Me. Porter, Phryné au Théâtre & Lucrèce à la Ville ; Mlle. Sticotti à laquelle ses graces & sa sagesse ont valu un Mari de haute distinction, M. de la Bedoyère (*6 ), Avocat Général au Parlement de Paris ; Mlle. Chevalier qui brille aujourd’hui sur la Scène par sa sagesse comme par ses talens, & cent autres dont je ne me rappelle pas le nom, ont prouvé, que la Continence Théâtrale n’est pas un être de raison, & qui dit Comédienne ne dit pas toûjours Archi-Coquette. Pour se garantir de tant de piéges différens, pour être insensible à l’amour, à l’ambition, à l’intérêt, pour être une Héroïne en fait de rigueurs au milieu de tant d’éxemples séduisans de foiblesse, il faut, avoüez-le, être Actrice. Les modèles éclatans de vertu, que nous offrons de tems en tems au Public, devroient bien, ce me semble, le faire revenir de l’espèce de flénissure, qu’il a sottement attachée à notre metier amusant, qui, dans le vrai, demande plus de talens qu’on n’imagine.

J’ai appris, que quelques Actrices de l’Opéra Italien vous ont extrêmement édifiées par leur sagesse. Comptez, que vous Messieurs en trouveront dans la Troupe Françoise, qui leur montreront, qu’il n’est pas indécent à une Comédienne, comme le disoit un d’eux, d’être vertueuse. La sagesse convient, dans quelque état qu’on soit. Je sçai bien, que vous autres Dames ne nous en loüerez pas beaucoup, parce qu’à vôtre gré la Nature n’a pas été extrêment <sic> prodigue envers nous ; mais quand cela seroit, avez vous oublié, que ce n’est pas la beauté qui attire les hommes. Cependant une Italienne, assez laîde, dit-on, doit vous l’avoir prouvé. Que d’adorateurs n’a-t-elle pas eus ? Combien de femmes n’a-t-elle pas rendu jalouses ? De combien d’amans n’a-t-elle pas crée l’infidélité. Ce n’est pas la jeunesse, ce n’est pas la beauté qui décident de la li-[152]berté du Spectateur. C’est je ne sçai quoi, qui nous embellit, qui nous rajeunit à ses yeux. Si nos Actrices n’ont pas dans la suite bonne provision d’Amans, soïez sûre, que ce sera parce qu’elles ne s’en soucieront point. N’y eut-il dans toute notre Troupe pas l’ombre de charmes, la Coquetterie nous en fourniroit assez pour triompher. Ce qui nous manque, l’imagination du Spectateur nous le prête libéralement. Au défaut d’appas, nous aurions, (si nous voulions nous mettre en frais) des enchantemens. Le tout, pour vous dire, que si nous avons de la vertu, vous devez nous en tenir compte.

Metatextuality► Mais baclons cette lettre. Il y a déjà deux heures que j’écris. Je ne vous demande d’autre réparation de l’injure atroce que vous nous avez faite, que d’insérer cette épitre dans une de vos feüilles. Il est si rare, que les Auteurs conviennent de leurs torts, que je n’ose espérer de vous, Madame, une retractation. Permettez donc que j’en apelle au Tribunal respectable du Public. Qu’il juge. Je suis si sure de gagner la cause que je viens de plaider, que je consens qu’il oublie en décidant, que j’ai sçu le faire quelquefois rire quelquefois pleurer. ◀Metatextuality Du reste, je suis sans rancune &c. »

BEL - - DE SOM - - - - ◀Letter/Letter to the editor ◀Level 3 ◀Level 2 ◀Level 1

1(*) Boileau. Satyre X. contre les Femmes, dictée vraisemblablement par quelque dépit amoureux : satyriser mon séxe, c’est convenir qu’on n’a pu s’en faire aimer.

2(**) La voici, à la honte éternelle de la France, si l’Epigramme dit vrai, comme je le crois par tout ce que j’entends dire. Il n’est donc point de chaste en ville, Direz vous ? Il en est dix mille : Que fait donc la Femme de bien ? En deux mots je vais vous l’apprendre ; Elle ne donne jamais rien, Mais elle se laisse tout prendre.

3(*) Notre Actrice veut sans doute parler des Parisiennes ; mais est-ce un éxemple à citer en Dannemarc ?

4(*) Comme les Dames de Paris.

5(*) Il falloit ajoûter, DE Paris. Arlequin dit dans je ne sçai quelle Comédie que le Canapé est le meuble le plus fatigué de la Maison.

6(*) Tout cela est vrai ; mais le Mariage de M. de la la Bedoyère a été cassé par le Parlement aux instances de sa famille ; pour lui, il a été obligé de se démettre de sa charge, a été deshérité par M. son Pére, & réduit à demander d’entrer dans la Compagnie des Avocats de Paris, qui n’ont pas voulu le recevoir dans leur Corps. Voiez les Epoux Malheureux, ou Histoire de Mr. & de Me. de la Bedoyère.