Zitiervorschlag: Pierre Carlet de Marivaux (Hrsg.): "I. Feuille", in: Le Cabinet du Philosophe, Vol.1\001 (1752), S. 245-261, ediert in: Ertler, Klaus-Dieter (Hrsg.): Die "Spectators" im internationalen Kontext. Digitale Edition, Graz 2011- . hdl.handle.net/11471/513.20.1251 [aufgerufen am: ].


Ebene 1►

Premiere feuille

Ebene 2► Metatextualität► Voici, ami lecteur, ce que c'est que l'ouvrage qu'on vous donne.

Un homme d'esprit, très-connu dans le monde, mourut il y a quelque temps.

Parmi plusieurs choses qu'il laissa en mourant à un de ses amis, s'est trouvé une Cassette pleine de papiers.

Le défunt, pendant sa vie, n'avoit jamais rien fait imprimer ; & quoiqu'on estimât ses lumieres, qu'on le sçût capable de bien penser, qu'on [246] souhaitât même qu'il mît ses pensées au jour, on ne se doutoit point qu'il écrivît en secret, ni qu'il fût Auteur clandestin ; il l'étoit pourtant. Cette Cassette contenoit toutes ses productions, & ce sont elles qu'on vous donne. Il n'y en a pas une de longue haleine. Il ne s'agit point ici d'ouvrage suivi ; ce sont la plûpart des morceaux détachés, des fragmens de pensées sur une infinité de sujets, & dans toutes sortes de tournures : réflexions gayes, sérieuses, morales, chrétiennes, beaucoup de ces deux dernieres : quelquefois des Avantures, des Dialogues, des Lettres, des Mémoires, des Jugemens sur differents Auteurs, & partout un esprit de Philosophe ; mais d'un Philosophe dont les réflexions se sentent des differens âges où il a passé.

Voilà ce que vous allez voir ici dans le stile d'un homme qui écrivoit ses pensées comme elles se présentoient, & qui n'y cherchoit point d'autre façon que de les bien voir, afin de les exprimer nettement ; mais sans rien alterer de leur simplicité brusque & naïve.

[247] Attendez-vous à ce que je vous dis-là ; tâchez même de vous en faire un spectacle qui n'est pas commun.

Jusqu'ici vous ne connoissez presque que des Auteurs qui songent à vous, quand ils écrivent, & qui, à cause de vous, tâchent d'avoir un certain stile.

Je ne dis pas que ce soit mal fait ; mais vous ne voyez pas là l'homme comme il est. La coquetterie des attentions qu'il a là-dessus vous le déguise ; & il me semble qu'il peut être curieux de voir un homme à cet égard-là.

En voici un, & ce n'est point un homme neuf. L'éducation, le commerce du monde, & l'habitude de réfléchir, l'ont mis en état de parler & d'être entendu ; il s'est façonné à l'école des hommes, & n'a rien pris des leçons de l'amour propre, c'est-à-dire de cette envie secrette que les autres Ecrivains ont de briller & de plaire.

Mais, dites-vous, pourquoi distribuer ces ouvrages-là par feuilles, & ne pas les faire imprimer tout à la fois ?

[248] C'est qu'ils sont en trop grande quantité, qu'il y en aurait pour plusieurs gros volumes, & que l'impression, telle que vous la dites, serait d'une dépense trop forte.

Au lieu que, de la manière dont on s'y prend, la vente de chaque feuille, (si cette vente est heureuse, sans quoi tout cesse), facilitera l'impression de chaque feuille ; & ainsi, de feuilles en feuilles, on donnera sans se fatiguer tout ce qui est dans la Cassette.

Il est vrai qu'en France un ouvrage distribué par feuilles ne paroît pas à son avantage ; c'est tenter le Jugement des Lecteurs, que de le produire sous cette forme-là ; c'est risquer qu'on ne le méprise.

La feuille semble ne promettre qu'une bagatelle, & n'est souvent que le coup d'essai d'un jeune Auteur, ou de quelque aventurier de Belles-Lettres, de quelque petit esprit suffisant, qui se met à rêver dans son cabinet quelques platitudes, & qui en compose une brochure, dont l'impression ne régale que lui seul.

Mais un volume est respectable, & [249] quoiqu'il puisse ne valoir rien dans ce qu'il contient, du moins porte-t-il une figure qui mérite qu'on l'examine, & qui empêche qu'on ne le condamne sans le voir.

Car enfin c'est le prendre sur un ton très-sérieux avec le public que de lui présenter un volume ; c'est lui dire : prenez garde à ce que vous allez lire : & voilà ce qu'on ne lui dit point, quand on ne lui présente qu'une feuille ; il semble même qu'on lui dise le contraire, & qu'on le prie de ne la lire que par distraction, qu'en passant & ne sçachant que faire.

Ce n'est pourtant point ce qu'on vous demande ici, ami Lecteur ; ce n'est point en passant que nous vous proposons de lire ces feuilles : nous ne vous disons point non plus qu'elles méritent toute votre attention ; nous ne les vantons ni peu, ni beaucoup ; nous vous les donnons seulement : prenez la peine de voir ce qu'elles font ; ne les jugez point sous la forme où elles se présentent ; n'en attendez d'avance ni plaisir ni dégoût ; ne les lisez que dans la simple curiosité de sçavoir ce qu'elles valent, & sui-[250]vant ce que vous en penserez, estimez-les, ou les laissez-là.

Commençons. Voici ce que contiennent les premiers papiers que nous trouvons à l'ouverture de la Cassette ; car nous les tirons au hazard, & ce sera toujours de même. ◀Metatextualität

Exemplum► Allez dire à une femme que vous trouvez aimable & pour qui vous sentez de l'amour : Madame, je vous désire beaucoup, vous me feriez grand plaisir de m'accorder vos faveurs. Vous l'insulterez : elle vous appellera brutal.

Mais dites-lui tendrement : je vous aime, Madame, vous avez mille charmes à mes yeux : Elle vous écoute, vous tenez le discours d'un homme galant.

C'est pourtant lui dire la même chose ; c'est précisément lui faire le même compliment : il n'y a que le tour de changé ; & elle le sçait bien, qui pis est.

Non, me repondrez-vous, elle ne le sçait pas, elle ne l'entend pas ainsi.

Et moi je vous dis qu'elle ne sçaurait l'entendre autrement, & que je défie de s'y tromper.

Rien de ce qu'il y a de grossier dans ce « je vous aime », ne lui échappe. [251] Vous dirai-je plus? c'est ce grossier même qui fait le mérite de la chose, qui rend la déclaration si piquante & si flatteuse ; elle n'est de conséquence qu'à cause de cela.

Cette prude n'en baisse les yeux, ou n'en paroît effarouchée, que parce qu'elle est au fait. Cette dévote ne rougit, ne s'enfuit, ou ne se fâche, que parce qu'elle y est aussi.

Celle-ci s'y méprend-t’elle, qui en redouble de minauderies, pour en avoir plus de charmes? N'est-ce pas en l'honneur de la chose qu'elle se rend les yeux tantôt si doux, tantôt si vifs ?

Que veut dire celle-là, quand elle ôte son gand, pour vous montrer une belle main qu'elle a ? Si elle ne vous entend pas, que vient faire là sa main ?

Je le répete encore : Toute femme entend qu'on la désire, quand on lui dit, je vous aime ; & ne vous sçait bon gré du, je vous aime, qu'à cause qu'il signifie, je vous désire.

Il le signifie poliment, j'en conviens. Le vrai sens de ce discours-là est impur ; mais les expressions en sont hon-[252]nêtes, & la pudeur vous passe le sens en faveur des paroles.

Allegorie► Quand le vice parle, il est d'une grossiereté qui révolte ; mais qu'il paroît aimable, quand la galanterie traduit ce qu'il veut dire ! ◀Allegorie

Toutes ces traductions-là n'épargnent que les oreilles d'une femme ; car son ame n'en est pas la dupe. ◀Exemplum

Je brûle d'amour pour vous, par exemple : c'est ce qu'on dit tous les jours, c'est ce qu'on chante, c'est ce qu'on écrit. Comment feroit-on pour exprimer cela, sans le Dictionnaire de la galanterie ? Aussi ne puis-je m'empêcher de rire en moi-même, quand je vois une femme se scandaliser de quelques mots hardis qu'on lui dit, parce que ce n'est qu'une traduction qui l'offense. J'avoue pourtant qu'il faut être bien libertin pour ne pas prendre la peine de traduire, quand on n'y perd rien, & que la vertu s'en contente.

Exemplum► De toutes les façons de faire cesser l'amour, la plus sûre, c'est de le satisfaire.

De toutes les indifferences que peut essuyer une femme, la plus humiliante [253] pour elle, c'est l'indifference d'un homme qui l'aimoit, & dont elle a fait cesser l'amour. ◀Exemplum

Allgemeine Erzählung► Un jour à la campagne on s'étoit long-tems entretenu de contes de Fées dans une nombreuse compagnie. On avoit parlé de toutes les qualités dont elles douoient un enfant qui venoit de naître, quand elles en aimoient la mere.

Une jeune Dame prête d'accoucher, & qui étoit un peu bel esprit, se frappa l'imagination de ce qu'on avoit dit là-dessus ; Metatextualität► & voici en conséquence le rêve qu'elle fit la nuit suivante. C'est elle-même qui me l'a raconté. ◀Metatextualität

Ebene 3► Traum► Je rêvai, dit-elle, que j'allois accoucher, & que, par je ne sçais quelle puissance invisible, je me sentis légerement transportée dans l'appartement du monde le plus brillant. Un côté de cet appartement pourtant n'étoit garni que de petits tiroirs, mais si jolis, si bien travaillés, qu'il n'y avoit point d'ornement pareil à cela. Je regardois cette singularité, quand je vis entrer une femme d'un air majestueux, qui s'approcha de moi, & qui me dit en souriant : Je suis Fée ; [254] j'ai lu dans le fond de ton cœur hier pendant qu'on t'entretenoit des dons que nous pouvions faire aux enfans dont nous chérissons les meres. Tu souhaitas que les Fées ne fussent pas des contes en l'air, & qu'il y eût quelqu'une qui voulût douer l'enfant que tu vas mettre au jour : je pénétrai ta pensée, je te sçus bon gré d'avoir souhaité que nous existassions. Nous existons en effet, & je viens te récompenser de l'attention avec laquelle tu écoutois ce qu'on te disoit de nous. C'est moi qui t'ai fait transporter ici. Tu fais cas de l'esprit ; tu en as toi-même ; & j'ai démêlé aussi que tu voudrois que ton fils fût doué de cette qualité. C'est moi qui la donne : je parle de la qualité d'esprit la plus estimable ; car il y a des sortes d'esprit que je ne donne pas, & toutes les sortes en sont dans les tiroirs que tu vois.

Chaque tiroir a sa Fée qui en dispose : je préside au premier, qui, aussi bien que les autres contient une poudre que nous faisons respirer à l'enfant qui vient de naître.

La poudre de mon tiroir est celle [255] du bon esprit, de l'esprit sage, & en même temps de l'esprit sublime ; car il n'y a de sublimité que dans les bons esprits. Veux-tu de cette poudre-là pour ton fils ? car c'est un homme que tu vas mettre au monde. Dès que tu seras déterminée, tu accouches, & dans l'instant j'employe ma poudre.

Au reste je t'avertis d'une chose ; c'est que tout sage, tout estimable, tout grand & sublime que soit l'esprit dont j'offre de douer ton fils, ce ne sera pas l'esprit ni le plus brillant, ni le plus estimé, ni celui qui fera le plus de fracas parmi les hommes : il est trop raisonnable pour cela; & ce n'est pas la raison qui fait le plus de fortune chez eux ; elle ne les amuse pas assez, elle se refuse à tout ce qui nuit ; elle ne fait de mal à personne. Eh! qui est-ce qui en feroit mieux qu'elle, si elle vouloit? Mais elle est paisible, génereuse ; en un mot, elle n'a ni malice ni étourderie, & il n'y a que ces deux choses-là qui divertissent les hommes. C'est toujours à leurs dépens qu'il faut avoir de l'esprit, quand on veut rendre son esprit extrêmement célebre. En revanche, l'esprit le plus [256] célebre par là n'est jamais dans le fond qu'un assez petit esprit, qui ne se connoît point en gloire, qui est pourtant pressé d'en avoir ; mais qui ne sçauroit y être délicat, & qui court à la fausse, c'est-à-dire à la premiere venue qu'il ne distingue pas de la véritable.

Vois donc à présent si tu t'en tiens aux faveurs que je destine à ton fils ! veux-tu qu'il soit un grand esprit, au hazard de briller ou moins, ou plus tard, & toujours plus difficilement que le petit esprit ? Prononce.

A ces mots, me dit cette Dame qui me contoit son rêve, j'hésitai à prendre mon parti : ce fracas, qu'on ne promettoit point à l'esprit de mon fils, me paroissoit pourtant bien considerable & bien séduisant ; enfin je ne me déterminois point.

Qu'en arriva-t-il ? que ma Fée, sans doute indignée de me voir hésiter, disparut ; & qu'à sa place, je me trouvai entourée de cinq ou six autres Fées, qui tenoient à la main un de ces petits tiroirs dont je vous ai parlé.

Les fées s'approchent & ne me disent mot : elles me montroient seulement leurs tiroirs, sur chacun des-[257]quels étoit un petit écrit, en guise d'étiquette, qui apprenoit ce qu'ils contenoient.

Sur le premier tiroir que je lus étoient ces mots :

Poudre de l'esprit de Bagatelle, autrement dit, de l'esprit frivole.

Dialog► Esprit de bagatelle! m'écriai-je, est-ce là un présent ?

Comment! si c'en est un, me dit la Fée qui tenoit le tiroir, si c'en est un! Le don d'homme à bonnes fortune, le mérite de bon convive, le don des petits vers, des chansonnettes, & une infinité d'autres menus avantages de cette force-là y tiennent; & rien ne met un homme dans une si aimable posture, que l'esprit que je te présente.

Je ne repondis rien, & jettai mes yeux sur un autre tiroir, dont je remarquai qu'on avoit effacé la moitié de l'étiquette. Voici tout ce qu'on y lisoit, & qui n'apprenoit rien.

Poudre alchimique de l'esprit ...

On ne pouvoit lire le reste.

D'où vient, Madame, qu'on a rayé la définition de cet esprit-ci, dis-je à la Fée ?

[258] Que cela ne t'arrête pas, me répondit-elle, je vais te dire la vérité. ◀Dialog

Allegorie► C'est la Raison qui a fait les étiquettes de toutes les sortes d'esprit qui sont renfermées dans nos tiroirs ; & la définition qu'elle avoit donnée à cet esprit-ci m'a paru de si méchante humeur, que j'ai trouvé à propos de l'effacer. Si je l'avois laissée, il n'y auroit point eu de mere qui eut voulu de ma poudre pour son fils ; & c'eût pourtant été grand dommage assurément : car malgré tout ce que la Raison en pense, c'est par le moyen de cette poudre qu'on acquiert l'esprit de la réputation la plus rapide & la plus bruyante.

Eh ! pourquoi donc, dis-je alors, la Raison en fait-elle si peu de cas, & l'a-t-elle tant maltraité dans l'étiquette ?

C'est, me répondit-elle, que la Raison est trop difficile, & qu'elle n'estime que ce qui lui plaît ; mais encore une fois, que cela ne te rebute pas ; prends ma poudre, si tu veux assurer de la gloire à ton fils pendant sa vie. ◀Allegorie

Qu'appelez-vous, pendant sa vie, repartis-je. Est-ce que cette gloire ne lui survivra pas ? Oh! me dit-[259]elle, tu m'impatientes, cherche ailleurs des gloires qui survivent ; tu n'en sçais pas le défaut de ces gloires-là. Apprens qu'on n'en jouit souvent qu'à la fin de ses jours, comme qui diroit à l'article de la mort. C'est un trésor d'avare, il n'y a que les héritiers qui en profitent ; si tu veux l'immortalité pour ton fils, je n'ai pas ce qu'il te faut.

L'Esprit que vous distribuez, lui dis-je alors, est sans doute celui dont m'a parlé la premiere Fée que j'ai vue. Je m'en accommoderois volontiers, Madame : mais ces licences qu'il prend, qui divertissent les uns ; & qui chagrinent les autres, ce goût qu'il a pour une célébrité facile à obtenir, je n'en voudrois point : aussi-bien n'y a-t-il pas grand mérite à briller de cette façon-là. Mais si vous pouvez lui ôter les mauvaises qualités que je vous dis, sans rien retrancher de sa valeur, & du bruit que vous dites qu'il fait, je lui donne la préference.

Apparemment que ce que je demandois étoit impossible, & que l'esprit en question ne pouvoit se soutenir que par ses défauts, & qu'appuyé [260] de la malice des hommes : car on ne me répondit rien : toutes mes Fées disparurent comme avoit fait la premiere ; & je me retrouvai dans ma chambre, où je me réveillai. ◀Traum ◀Ebene 3

Exemplum► Il y a des gens qui damnent, dans la seule crainte du ridicule qu’il y a dans le monde à vouloir le sauver.

Croiroit-on qu’à respecter les idées des hommes, il seroit plus honteux dans le monde d’être converti, que d’être un fripon ?

Le monde ne veut ni qu’on se donne à Dieu, ni qu’on le quitte. ◀Exemplum

Allegorie► Achetez-moi, dit la Vie éternelle aux Chrétiens, par le sacrifice de cette Vie passagere.

Achetez ma durée, dit la vie passagere, par le retranchement d’une infinité de plaisirs qui m’abregeroient ; achetez mes douceurs, par le sacrifice de cette vie éternelle.

L’Eternité & le tems parlent donc le même langage ; & il n’est question que de sacrifice dans la vie. Sacrifiez-moi votre liberté, dit la Cour, dit le Prince, dit ce Seigneur, dit cet Emploi, dit cette Femme : sacrifiez-moi votre santé, disent ces plaisirs : [261] sacrifiez-moi ces plaisirs, dit la Santé : votre honneur, dit la Fortune : votre Fortune, dit l’Honneur : Partout Sacrifice.

Il y en a un qui est si beau, qu’il en impose à ceux-même qui ne le font pas ; c’est le sacrifice du vice à la Vertu, du crime à l’Innocence, de l’Improbité à son contraire. Chaque homme en particulier a besoin que tout homme avec qui il vit fasse avec lui ce dernier sacrifice.

Voilà ce qui rend ce sacrifice bien respectable, ce qui le met bien à l’abri de la raillerie. Or ce sacrifice-là fait déjà plus de la moitié de la Religion.

Le reste de cette Religion, ce sont ces Mysteres qu’il faut croire ; & c’est-là où cette Religion crie à son tour : sacrifiez-moi, non votre raison, mais les raisonnemens d’un esprit si borné, qu’il ne se connoît pas lui-même. ◀Allegorie ◀Allgemeine Erzählung ◀Ebene 2 ◀Ebene 1